The first 200 lines.
Joyeux Noël.
- Comment tu t'appelles, petit ? - Eric.
Qu'est-ce que tu as demandé au père Noël ?
Une Johnny Lightning en modèle réduit.
- Tu as été sage ? - Oui.
Vous aimez bien le père Noël ?
Vous l'aimez vraiment bien ?
On va chanter ensemble "Vive le vent".
Debout.
Debout ! Les mains en l'air.
- Arrête ! - Bouge pas !
Attention, Jimmy. Il a un couteau.
- Ne bouge plus, espèce de fumier ! - Non !
Ça suffit. Ne le tue pas. Arrête !
- Debout ! - Mais lâchez-moi un peu.
- J'ai rien fait. - Je vais te casser la gueule.
- Pitié. - Debout !
Arrête un peu ! Arrête !
- Jimmy. - Laisse-le-moi. Je m'en occupe.
- Je vais me le faire. - Laisse-moi lui parler.
- T'as trouvé un ami. T'as un ami. - Qui est ton dealer ?
Tu t'es curé les pieds quand ? Ton contact, c'est qui ? Son nom ?
- Réponds-lui ! - Non !
C'est Joe le coiffeur ? Je suis sûr que c'est lui.
Pas de salades. C'est quoi son nom de famille ?
- J'en sais rien ! - Donne-lui une chance.
Il habite dans la 125e rue, juste au-dessus du salon de coiffure.
Quel côté de la rue ? Pair ou impair ?
- Je sais pas de quoi vous parlez. - De quel côté il habite ?
- Tu t'es curé les pieds quand ? - Mais de quoi il parle ?
Un type de Pétaouchnock veut te parler. T'es déjà allé là-bas ?
- Mais lâchez-moi un peu ! - Parle. Je t'écoute.
T'es déjà allé à Pétaouchnock ? Vas-y, parle !
- Oui, j'y suis allé. - Tu t'es assis au bord du lit.
T'as enlevé tes godasses et tu t'es curé les pieds.
- C'est bien ça ? - Oui !
T'as blessé mon pote avec ton couteau. Tu sais ce que ça veut dire ?
Il va passer l'hiver à râler parce je le battrai au bowling.
Je vais t'arrêter pour ces trois doses et pour t'être curé les pieds à Pétaouchnock.
Besoin d'un coup de main ?
- Je te plains, le rital. - J'ignorais qu'il avait un couteau.
- Faut se méfier des négros. - Il aurait pu être blanc.
- Faut se méfier de tous. Tu t'arrêtes ? - Non.
- Tu prends un congé ? - Non.
- On va boire un verre ? - Je suis crevé. Je rentre.
Bon, d'accord. Juste un verre.
- Bois ça. - Va te faire voir.
Il y a au moins deux grossistes à la table dans le coin.
Le type à la chemise rayée et la cravate assortie,
je le connais aussi.
Je croyais qu'on était là pour boire un verre.
Qui c'est, ce guignol ?
Il est dans la loterie clandestine dans le Queens.
- Vise le bâtard qui les a rejoints. - Lucky le Juif.
On le reconnaît pas sans son matricule.
Cette tablée ferait une belle photo de famille.
Une autre !
Une autre !
Et celui qui a des airs de flambeur, tu le reconnais ?
Non. Et toi ?
Il distribue ses biftons comme si c'était la fin des haricots.
On pourrait rester un peu et le filer.
Comme ça, histoire de rigoler.
Qui veux-tu filer ?
Le rital avec la blonde.
Pourquoi ? T'aimerais te taper sa femme ?
Ouais !
Mademoiselle, j'aime bien vos bottes.
Monica.
- Qui c'est, celle-là ? - J'en sais rien.
- Bisous, bisous. Regarde-le. - Bien sûr, ils sont tous cousins.
C'est ça, au revoir. Qu'est-ce qu'il a maintenant ?
- Un corbillard. - Non, non.
- Très drôle. - OK.
À nous.
Je parie qu'il nous emmène dans le quartier rital.
On va pas le lâcher, Popeye. C'est un minable.
Sept heures du matin, j'y crois pas.
De quoi tu te plains ? Tu ne t'amuses pas ?
Si c'est pas une livraison de came, je t'offre un grand magasin.
Je préférerais un magasin de jouets.
Il fait demi-tour.
Dépasse-le. Prends à gauche.
FRIANDISES - JOURNAUX
MAGAZINES - SANDWICHES
Notre ami s'appelle Boca. Salvatore Boca. B-O-C-A.
On l'appelle Sal. Un ange.
Il a été interrogé pour vol à main armée. Maintenant, écoute ça.
Il y a 3 ans, il tente de braquer Tiffanys sur la 5e avenue en plein jour.
Il risquait entre 2 et 5 ans mais Tiffanys n'a pas porté plainte.
Et le commissariat central pense qu'il a descendu un certain De Marco.
- Et sa pétasse ? - Elle s'appelle Angie, une maligne.
Elle a eu un sursis pour vol à l'étalage l'an dernier.
C'est une môme. Elle a 19 ans, d'après le contrat de mariage.
Mais elle est pas née de la dernière pluie.
- Quoi d'autre ? - Il a son affaire depuis 18 mois.
Il se fait à peine 7 000 dollars par an.
Avec quoi il paie ses deux bagnoles et ses sorties en boîte ?
La Ford LTD est au nom de sa femme et la Comet appartient à son frère Lou.
Il se fait la main dans les sales drogues à Ward's Island.
Il a été en taule il y a 2 ans pour vol et agression.
Cadillac noire.
Plaques du New Jersey.
RWN-264. Je le reconnais. On l'a vu l'autre jour devant le motel Pike Slip.
Je veux offrir un chemisier à mon amie. Vous feriez le mannequin ?
Ça ne va pas faire plaisir à mon mari.
Je m'en moque. Vous feriez ça pour moi ?
Vous me donnez combien ?
- 50 dollars de l'heure. - 50 de l'heure ?
- D'accord pour 200. - Trop cher pour moi.
Je vous rappelle. À plus tard.
Il est 1 h 30. Je ne t'attendais pas avant 2 h.
- Vous travaillez par ici ? - Juste en face.
C'est la troisième fois de la semaine qu'il vient ici.
- Tu t'es renseigné sur l'immeuble ? - J'ai vérifié la liste des locataires.
Tu te souviens de Don Ameche ? L'acteur. Il habite là.
Et quelqu'un d'autre aussi.
- Joel Weinstock, ça ne te dit rien ? - Tu rigoles ?
Non. Lui aussi habite là.
Il avait financé la livraison du Mexique il y a 3 ans.
C'est ce qu'on m'a dit.
Pourquoi il va à Ward's Island ? On va se faire repérer.
Peut-être qu'il va voir son frère.
Ou bien il va faire une autre livraison.
Cette fois, il ira sans nous.
Et voilà, Popeye est arrivé !
Les mains sur la tête. Éloignez-vous du bar, contre le mur !
Allez, plus vite ! Remue-toi. Face au mur. Et que ça saute !
- Les mains hors des poches. - Tournez-vous.
Tournez-vous. Mains contre le mur.
Qu'est-ce que t'as fait tomber ? Ramasse-le !
- Ramasse ! Magne-toi ! - Qu'est-ce que t'attends ?
Apporte-moi ça. Sors les mains de tes poches.
- Comment je m'appelle ? - Doyle.
- Comment ? - M. Doyle.
Approche. Tu te cures les pieds ?
Réponds pas, surtout. Mets-toi là. Les mains sur la tête.
- Mains en l'air. - On vous a dit qu'on reviendrait.
Jusqu'à ce que vous ayez fait un grand nettoyage.
Surveillez votre voisin. S'il jette quelque chose, c'est à vous.
On est où là ? Dans un satané hôpital ?
Tourne-toi, toi. C'est quoi ça ?
C'est à toi ?
Relève-toi, l'abruti.
Garde tes mains sur la tête, bon sang !
- Tu veux qu'on t'embarque, gros lard ? - Va te faire foutre.
Faites attention. On vous interrogera plus tard.
Tournez-vous.
C'est bon, fermez-la. Fermez-la !
Qui veut un milk-shake ?
Bon, venez par là. Toi et toi.
Le poilu ! Approche.
Bouge ton cul quand je t'appelle ! Toi !
Toi aussi, le chauve. Amène-toi.
Videz vos poches sur le bar.
- Videz vos poches ! - Maniez-vous un peu.
- Les mains sur la tête. - Je veux tout.
Ramasse ce que t'as fait tomber.
Tu veux qu'on te casse la main ? Pose ça là-dessus.
Voyons voir.
Tourne-toi.
T'es en état d'arrestation. Toi aussi. Rentrez dans la cabine. Allez !
Face au mur, les mains contre le mur et enfermez-vous.
Toi, le frisé ! Où est-ce que tu vas ?
- C'est à moi que vous parlez, chéri ? - Oui, je te parle. Amène-toi par là.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? - Où t'étais ?
- Là. - Je te fouille ?
- J'ai rien. - Tu te défonces ?
Non. Vous vous prenez pour qui ? Dick Tracy ? Je suis clean.
- Tu te fous de ma gueule ? - J'ai que dalle !
- Si tu mens, tu sais ce qui t'attend ? - Oui. J'ai rien, je vous dis.
Lâchez-moi ! Je vais vous casser la gueule !
Donne-moi une pièce. Allez, plus vite que ça !
Je suis propre. Pourquoi vous vous acharnez sur moi ?
C'est que des conneries.
- Ça va comme tu veux ? - Tout baigne, mon lapin.
Il y a que dalle. C'est du lactose.
- C'est la dèche en ce moment. - Tu connais Sal Boca à Brooklyn ?
- Boca ? - Oui. B-O-C-A.
- Jamais entendu parler de lui. - Ni de sa femme, Angie ?
Ça me dit rien. Mais il y a un bruit qui court.
- À propos de quoi ? - D'une livraison.
Cette semaine ou celle d'après. Tout le monde va faire le plein.
- Qui va l'apporter ? - Allez savoir.
Où est-ce que tu le veux ?
- De quel côté ? - J'oubliais. De ce côté.
Casse-toi !
Je pars vérifier cette adresse. Si on t'y connaît pas, t'es cuit.
- Je vous avais dit de ne pas bouger ! - N'oublie pas d'aller chez le coiffeur.
On s'en va. Salut.
Bougez-vous. Faites passer le mot qu'on reviendra dans une heure.
Bien, mais votre secteur, c'est Bedford-Stuyvesant.
Alors détachez-nous ! Au moins pour en avoir le cœur net.
Tout le monde veut Weinstock. C'est peut-être une piste. On mérite bien ça.
Vous ne l'enverrez pas sur la chaise avec ces conneries.
Il n'a rien fait. Vous risquez vos badges pour usurpation de pouvoir.
C'est pas le seul à Brooklyn à avoir un café, deux caisses, à sortir en boîte.
Mais s'il s'associe avec Weinstock, on pourrait tomber sur un gros coup.
Tu parles ! Au mieux, il vend des doses pour deux ou trois biftons.
Je n'interromprais pas ta pause-café si j'étais pas sûr de mon coup.
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