The first 200 lines.
Canal de Panama
La France fut la première à vouloir creuser un canal ici.
Durant les travaux...
500 ouvriers mouraient de malaria ou de fièvre jaune chaque semaine.
Les cimetières n'étaient plus assez grands...
sans parler du problème moral que posaient toutes ces tombes.
Alors, ils firent venir des cargos de vinaigre...
et enfermèrent un cadavre dans chaque tonneau.
Et ils les vendirent en Europe pour la recherche médicale.
Ce fut même un temps leur principale source de profit.
Comme vous voyez, cet endroit a toujours eu une façon particulière...
d'allier le profit et la mort.
1 er novembre - 18h00
Comme vous le savez peut-être, la météo prévoit un ouragan pour ce soir.
Mais les Rangers ne comptent pas sur le beau temps.
Les Rangers ne comptent pas sur un soleil radieux.
Non, les Rangers sont entraînés pour affronter les pires conditions...
et pour utiliser ces conditions à leur avantage contre leurs ennemis.
Vous avez une mitraillette, une arme de poing et une grenade au phosphore.
Ceci est un exercice, alors je vous demande de ne pas les armer...
afin de ne pas tirer dans vos insignifiantes bites.
Le point de ralliement est un bunker à deux encablures au nord.
Vous serez par équipes de deux.
Chaque zone comprend vingt cibles réactives.
La première équipe avec 20 cibles à arriver au point de ralliement, gagne.
Si les choses tournent mal, lancez votre grenade et contactez les autres.
Je surveillerai chaque équipe dans son avancée.
Par conséquent, le premier qui traîne la patte...
ira tout droit faire un petit plongeon dans le canal.
17 heures plus tard
2 novembre - Jour des morts -
- Où devait-on les récupérer ? - Deux encablures plus haut.
Des Rangers ? A quelle heure devait-on les récupérer ?
Ils ont raté le contact il y a six heures.
Colonel Styles, avec cet ouragan, cela ne signifie sans doute rien.
Il ne serait pas étonnant qu'ils aient été retardés.
Je ne les vois pas.
Il faut que je fasse demi-tour.
Attendez. J'arrive vers votre position.
On en a un... Non, deux.
Il porte quelqu'un, je crois. Est-il blessé ?
Allons voir ça de plus près.
Qu'est-ce que c'est ?
Des coups de feu ?
Ils se tirent les uns sur les autres. Posez-vous, vite !
L'artère est perforée ici. Aspiration.
Voilà.
Ça suffit !
Hier soir, vous et six autres êtes sortis en exercice avec votre sergent.
Quelques-uns ne sont pas rentrés.
Quatre d'entre eux, pour être précis.
Où sont-ils ?
Jamais de la vie.
Capitaine...
si ça n'évolue pas, nous allons avoir les fédéraux sur le dos.
Qu'a-t-il écrit ?
"Je ne parlerai qu'à un Ranger étranger à la base."
Laissez-moi voir.
Ce n'est qu'une diversion.
Entendu. Je connais quelqu'un.
- Je pense que je peux régler ça. - Moi, je ne pense pas.
Oh, zut !
Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un.
- Allô ? - Tom, ton téléphone est en panne ?
Je n'arrivais pas à te joindre.
ll y a un ouragan. Tout est coupé.
Hola, Tommy ! C'est carnaval, viens.
- Son nom, c'est Gabriella ! - Et tes amies ?
- Elle veut te rencontrer. - Oui, on dansera la samba.
- Tu viens ? - J'arrive.
T'as intérêt...
Je viens te chercher.
- Tom ? - Oui ?
- Tu as encore bu ? - Pas du tout.
Tous les agents suspectés de corruption...
sont suspendus. Ça n'a rien de personnel.
Un dealer prétend qu'il m'a acheté et...
vous gobez tout. Et ça n'a rien de personnel ?
Du calme, d'ici la fin de la semaine, tu seras disculpé.
Mais tout le monde me regardera de travers.
Pour un agent des stups, la confiance, c'est primordial.
Et là, plus personne ne me fera confiance. Ne quitte pas.
- Tu m'envoies... - Oui ?
Tom, c'est Bill. J'ai besoin que tu viennes ici.
- Où ça ? - A Clayton, dès que tu peux.
- J'ai un problème. Grave. - Ça va ?
J'ai besoin que tu m'aides.
Colonel ?
C'est contre le règlement. Ce type est un civil !
Allez-y, Colonel.
ll était militaire. Je ne l'avais pas vu...
depuis des années jusqu'à l'autre jour. C'était un militaire, un vrai.
ll a été formé ici avec moi, il connaît le terrain.
Pour les interrogatoires, c'est le meilleur.
ll rentre dans votre tête avant que vous ne disiez ouf.
- Pourquoi a-t-il quitté l'armée ? - Peu importe...
parce que c'est le meilleur.
L'affaire n'est donc pas officielle.
Eh bien, d'accord, si ça vous fait plaisir.
Y a pas moins officiel, en tout cas.
Bill, ça gaze ? - Je suis dans la merde. Et toi ?
Mouillé. Ton genou ?
lls ne me nommeront jamais général.
lls n'ont pas d'humour. Pourquoi suis-je là ?
J'aimerais bien le savoir.
Julia Osborne, marshall de la base, monsieur.
- J'ai l'air d'un monsieur ? - Pas vraiment, monsieur.
Osborne fait office d'enquêteur sur la base.
Comment réagissez-vous à mon intrusion ?
- Avec hostilité. - Génial.
Voilà. Juste avant l'ouragan...
j'ai annulé tous les exercices sauf un...
six Rangers partis en mission avec leur sergent.
- Trois ont disparu, plus le sergent. - Pas West ?
Dis-moi que ce n'est pas West.
- Vous le connaissez, monsieur ? - C'était notre sergent.
- Ça a dû être un honneur. - Si on veut.
West est le symbole de l'armée moderne.
J'ai quitté l'armée, vous remarquez.
On devait les récupérer à 18h30.
Et le problème, c'est qu'il en manque trois ?
Le problème, c'est que l'un d'entre eux est mort...
l'autre blessé et le dernier reste muet.
Celui qui est muet tirait à feu nourri sur celui qui est mort.
Je suppose que c'est ce qui l'a tué.
Le sergent Mueller. Tué devant moi.
Si les autorités découvrent qu'un civil...
avec mon passé est sur cette affaire, elles te feront ta fête.
Tout ce que tu découvriras sera imputé à Osborne.
- Qu'elle le fasse alors ! - Ce ne serait pas une mauvaise idée.
Capitaine, vous voulez bien nous excuser un instant ?
Je ne veux pas être méchant mais ça la dépasse largement.
Le gosse a demandé à voir un Ranger.
Quelqu'un qu'il ne connaît pas. Toi.
Et s'il avait demandé la lune...
tu la lui aurais donnée ? Quelque chose m'échappe.
Les fédéraux sont sur le coup ? La ClA ? Le FBl ?
Pas tout à fait.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
ll y avait un groupuscule sur la base qui...
Qui faisait quoi ? Allez, Bill, accouche !
Je peux parler franchement, monsieur ?
Osborne, je vous jure...
que si vous m'appelez encore une fois monsieur, je hurle.
Je sais qui vous êtes. Vous êtes poursuivi pour corruption.
Suspecté de corruption. Tout est dans la nuance.
Je n'aime pas vous savoir mêlé à cette affaire.
D'abord, vous n'avez pas le choix.
Ensuite, personne ne m'a jamais corrompu.
Et enfin, je suis encore un peu soûl de tout à l'heure...
alors, si je passe outre le baratin...
et que je vous drague carrément, j'espère que vous ne vous vexerez pas.
D'après les plaques, il s'agit du sergent Dunbar...
et du lieutenant en second Lévi Kendall.
Lévi ? Qui voudrait appeler son gosse Lévi ?
Le général Jonathan Kendall du conseil militaire ?
Rappelez-moi de remercier Bill de m'avoir prévenu.
Kendall Junior ne se réveillera pas avant une heure.
Nous allons d'abord parler à Dunbar.
- Est-il en salle d'interrogatoire ? - Oui.
- Transférez-le. - Pourquoi ?
Etant ce qu'elles sont, ces salles ont la fâcheuse tendance...
de mettre les gens mal à l'aise. ll est mignon ?
- Pardon ? - Dunbar, il est mignon ?
- Si vous devez plaisanter... - Est-il beau garçon ?
A-t-il de l'assurance ?
Est-ce qu'il vous regarde dans les yeux ?
Est-il solide ou seulement bien élevé ?
Se tient-il droit ou avachi ?
Ces choses-là en disent long sur le caractère d'un homme.
Laissez-vous aller deux minutes et dites-moi s'il est mignon.
Oui, monsieur.
Merci.
Je vous raconterai ce qui s'est passé.
Agent Hardy, s'il y a un procès, il faudra que quelqu'un témoigne...
sur ce qui s'est dit ici. Et avec votre passé...
vous seriez un témoin plus qu'improbable.
Vous êtes dans mes pattes, mais moi, je suis aussi dans les vôtres.
A mon signal, il faudra que vous jouiez au flic méchant.
- Je me gratterai le nez. - Et pas les couilles ?
Les deux. Vous avez des beignets ?
Je l'ai interrogé deux heures. ll n'a rien dit.
Vous avez essayé les coups de bâton ?
Je ne connais pas ces techniques sophistiquées.
Je le fais parler en moins de trois minutes, on parie ?
Dix dollars. Sans lui dire que je suis un Ranger.
Top chrono.
Sergent Dunbar, bonsoir.
Je m'appelle Tom Hardy et vous connaissez déjà le capitaine Osborne.
Je crois savoir que vous avez passé un sale moment...
et que vous refusez donc de parler.
Vous voudriez peut-être juste manger et dormir.
On vous a déjà donné à manger ?
Allez-y. Vous pouvez manger sans parler.
C'est ce qu'on toujours fait mes parents.
Vous en voulez un autre ?
Plus tard, peut-être.
Ray, je vais être direct avec toi.
Je ne sais pas si c'était de la légitime défense...
et honnêtement, je m'en moque.
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