The first 112 lines.
En cadeau pour mes 15 ans, je me suis offert Rudeus.
Pas exactement comme on se l’était promis…
mais je me suis unie à lui.
Sa main est si petite…
Mais je ne fais rien, à part le regarder me sauver la vie.
Je suis indigne de lui.
Eris…
– Qui est-ce ? – Tiens…
Ça alors…
Ghyslaine !
Rangez vos épées !
Tous dans la grande salle !
JOBLESS REINCARNATION III
Salut, Ghyslaine. T’étais toujours en vie, ma belle.
Ravie de vous revoir, maître.
Je te croyais crevée dans je ne sais quel trou.
Tu m’as l’air en forme, dis-moi.
Qui est la fille à tes côtés ?
Mon élève, Eris.
Je vous l’ai amenée pour qu’elle soit formée.
Ce morpion ?
Espèce de minable, t’as rien à m’apprendre !
Tiens ta langue, gamine !
À genoux !
Tu es en présence de l’épéiste-dieu, Gal Farion !
Vous revenez après toutes ces années pour nous ramener ça, Ghyslaine ?
– Elle n’est même pas éduquée ! – Débrouillez-vous !
– Partez ! – Silence.
J’aime ton regard, petite.
Qui veux-tu découper, au juste ?
Qui d’autre que le dieu dragon ? Orsted lui-même !
– Le dieu dragon ? – Quoi ?
Celui des Sept Puissances ?
Excellent !
Je l’admets, comparé à Orsted, je suis le péon du siècle.
Elle est bonne, celle-là… Tu veux te faire Orsted !
Je suis donc pas le seul à avoir envie de le découper…
C’est bien d’avoir une grande gueule, mais ça suffira pas.
T’en es capable ?
Et comment !
Voyons ce que tu vaux.
– Elle mérite pas ! – Jino, affronte-la.
D’accord !
C’est mon plus jeune élève.
C’est encore un bleu, mais il se débrouille.
Venez au centre !
Un bleu, comme je le disais.
C’est le cas de le dire.
Bon, Nina, tu prends la suite.
Oui !
Cette fois, saluez-vous.
Pas de coup fourré.
Montre-moi tes talents de bretteuse.
Tu es morte !
Commencez !
Arrêtez !
Ça suffit !
Y a que des bleus ici, ou quoi ?
– Saloperie ! – Tu vas ravaler tes injures !
C’est une insulte !
Calmons-nous. J’ai commis une petite erreur.
Je vais t’affronter.
– Ce n’est pas nécessaire. – Je peux y aller.
Pas de panique. Je vais y aller mollo.
Tu détiens une belle épée, tiens.
Forgée par Julian, le maître-forgeron.
M’en tape.
Les Migurd me l’ont offerte.
Tu m’en diras tant.
Cette lame aussi, c’est l’œuvre de Julian.
C’est parti.
– Quel coup ! – Eris !
Eris…
Ghyslaine, soigne-la.
Désormais, elle sera une épéiste-sainte.
Je vais lui apprendre l’escrime.
Maître !
Ce grade est réservé aux maîtres de la Frappe prismatique.
Il faut le mériter.
Vous le donnez à un singe…
On a déjà deux gamins qui ont appris la Frappe prismatique.
Ça suffira bien.
Mais enfin, maître…
On ne devient pas épéiste-dieu parce qu’on maîtrise tel ou tel coup.
Pourtant, mon titre est unique, il ne peut y en avoir qu’un.
Pourquoi être épéiste-saint devrait-il se mériter autrement ?
Je vous présente mes plus plates excuses.
C’est tout ce que t’as ?
Concentre-toi sur ton combat au lieu de rêvasser !
Agite ton épée sans réfléchir.
Et quand tu seras fatiguée, va cogiter sur le côté.
Quand t’en auras marre de penser, reviens brandir ton épée.
C’est vrai que Ghyslaine sait écrire ?
Il paraît.
Mais personne ne sait lire, alors on ne peut pas vérifier.
À mon avis, elle fanfaronne.
Et mon père qui accepte cette rustre…
Tu t’en sors mieux avec les poings qu’avec une épée en main !
C’est pas faux.
Jino, dis-lui quelque chose !
De temps en temps, tu veux participer à nos entraînements communs ?
Quoi ? T’as perdu la tête ?
Mon père entraîne lui-même cette espèce de souillon.
Ça te fait rien, à toi ?
J’ai perdu, alors bon…
Elle t’a prise par surprise, c’est indigne de notre école.
Tu l’aurais battue à plate couture, sinon.
J’en suis pas sûr…
C’est lourd à manier, une épée.
Ghyslaine est plus rapide.
Ruijerd aussi.
L’épéiste-dieu aussi.
No comments yet. Be the first to leave one.