The first 200 lines.
Merci à tous d'être ici aujourd'hui.
J'aimerais commencer par partager une expérience traumatisante
qui a affecté mon enfance.
À l'âge de cinq ans,
mon père est décédé d'une lésion spinale dégénérative.
Alors que sa maladie mettait un terme à sa vie,
elle a, de façon ironique, été un moteur pour la mienne.
J'ai alors juré de consacrer ma vie à trouver une solution.
- Bouge. - C'est quoi, ton problème ?
Sale pourriture.
T'as une salle gueule, Cam. Entre donc.
On fait pas tous des nuits de 10 heures, Mort.
- Alors, ces vacances ? - C'est pas le terme exact.
- Et avec ta femme ? - Tu veux pas savoir.
Où est le patron ?
Cam !
J'ai pas embauché le plus balaise des gardes du corps du monde
pour qu'il me fasse faux bond. J'aime pas quand t'es pas là.
C'est parce qu'ils sont nombreux à vouloir ta peau, Leor.
T'arrives à le croire ?
- Je t'adore, Cam. - Leor, quelle heure est-il ?
Il est... Merde, j'ai oublié ma montre.
Tu vois ? Faut plus que tu partes en vacances.
Margaret ! Margaret, ma chérie.
Descends-moi ma Poirier. Celle en or, pas en acier.
- Merci d'avoir pris le relai. - Pas de problème.
- C'est vraiment du baby-sitting. - Y a des jours avec, des jours sans.
- D'ailleurs, comment va ton épaule ? - Je survivrai.
Pas longtemps si tu joues au héros.
Faut bien que quelqu'un s'y colle.
Chef de groupe.
Le bâtiment ciblé est en vue. Aucun signe de présence ennemie.
Chef de groupe, votre statut ?
Apache One, direction Ridge Point.
La voie est libre.
Chef, que se passe-t-il ?
Putain, ils sont où ?
Ça me plait pas non plus.
La mission continue.
Ce qui est formidable dans ce projet,
c'est qu'il est novateur.
Personne n'a jamais essayé,
car la technologie n'a pas évolué.
Mais mon entreprise est à la pointe du progrès.
À présent, j'aimerais vous présenter
notre premier succès.
Notre patient zéro, si je puis dire.
Voici Roger.
Il a perdu son bras dans l'explosion d'une bombe lui ayant presque coûté la vie.
Nous avons réussi à lui greffer un bras bionique Phoenix
qui fonctionne grâce au système nerveux de Roger.
Cette technologie ne s'applique pas qu'aux blessés de guerre
mais aussi aux civils dans leur diversité.
Aux enfants ne pouvant pas marcher ou embrasser leurs parents.
Et à l'avenir, nous irons bien plus loin.
Vous avez vous-même été victime de nombreuses tentatives d'assassinat.
Et récemment, votre chef de la sécurité aurait pu perdre la vie sous les balles.
Comment gardez-vous cet optimisme ?
Nous ne pouvons nous réaliser que dans l'adversité.
C'est pourquoi ma compagnie s'appelle le Phoenix Group.
Nous nous relevons de nos cendres.
Juste à temps, Leor.
Putain, John, j'adore ce type.
Toujours prêt à faire la fête. Regardez-moi ça.
ÉDITION SPÉCIALE
Nous avons tous la responsabilité d'assurer le bien de nos semblables.
Ils s'émoustillent devant une technologie que j'ai créée il y a 10 ans.
Complètement dépassée à côté de notre nouveau projet.
On doit d'abord mener des essais pour démontrer sa validité.
Oui, John, j'ai compris.
On a eu quelques ratés, mais on en est pas loin.
On a juste besoin du bon candidat.
La bonne nouvelle,
c'est qu'on a quelques sujets qui pourraient faire l'affaire.
- À notre succès, alors. - À notre succès.
Ce qui est formidable dans ce projet, c'est qu'il est novateur.
Personne n'a jamais essayé car la technologie n'a pas évolué.
Mais mon entreprise est à la pointe du progrès.
Que pensez-vous de ceux qui vous accusent de jouer avec la vie ?
Vous êtes sur le répondeur de Michelle.
Je ne suis pas disponible, mais vous savez quoi faire.
C'est moi.
J'ai déjà appelé, mais impossible de te joindre.
J'ai reçu des papiers de l'avocat.
On devrait en parler.
Appelle-moi quand tu peux.
Ses signes vitaux sont faibles. On va sûrement le perdre.
Non. Non. Pas si j'interviens.
Tout le monde dehors.
Je vais lancer le scanner afin d'activer les nanites.
Chef de groupe, quel est votre statut ?
Putain, ils sont où ?
La mission continue.
Otage confirmé. La cible est reliée.
Non ! Non !
Non !
Docteur, ça marche.
Comme vous le voyez, il va bien.
On va le garder sous sédation un peu plus longtemps
pour contrôler ses progrès et vérifier toute anomalie.
Je veux pas faire mon rabat-joie,
mais je ne vois qu'un soldat qui a failli perdre la vie...
et qu'on a stabilisé.
Ça n'a rien de miraculeux.
On doit faire des tests
pour s'assurer que ces micromachines fonctionnent bien.
D'après mes analyses,
plus ces nanites resteront dans son système, plus vite il guérira.
C'est pas le projet "pansement".
On l'appelle "Invincible" pour une raison.
Quand le test commencera-t-il ?
J'imagine qu'on peut faire ça maintenant.
Nom de Dieu.
Détendez-vous.
Vous appelez ça un test ?
CAM DEVORE
REMISE EN MAIN PROPRE
Putain, Michelle !
Alerte rouge, code un.
Tout va bien se passer. Calmez-vous.
Non. Non, non.
Non !
Ne tirez pas, bon sang. Ne tirez pas !
Je vous connais.
Que s'est-il passé ?
J'écoute.
C'était vraiment imprévisible...
Ne vous couvrez pas avec vos conneries de scientifiques.
Vous réalisez dans quelle position cela nous met ?
Vous vouliez qu'il soit invincible.
Vous êtes là parce que vous avez collaboré avec l'ancien régime,
alors si vous tenez à ce boulot, fermez-la.
On vient de m'informer. C'est de la folie.
De la pure folie !
Pourquoi n'a-t-il pas été isolé ?
Au moins le temps qu'on comprenne ce qui pouvait arriver.
C'est une recherche expérimentale.
Il n'avait montré aucun signe de changement.
Tout était normal :
son coeur, ses fonctions cérébrales. Normaux.
Ce que je vois n'est clairement pas normal.
Ce programme n'en est qu'à ses débuts.
Nous ignorons les effets de ces machines sur le cerveau.
Elles peuvent supprimer ou exacerber ses pensées,
ses émotions, ses souvenirs.
La dose reçue pourrait se dissiper, et lui, redevenir normal.
Mais les tests sur humains ne sont pas encore terminés.
Et nous ne pouvons donc pas savoir la durée de vie de chaque dose.
On doit le retrouver et faire des analyses.
On a là un soldat hyper entrainé, boosté par un mélange détonnant
et on ne sait ni ce qu'il fout, ni où il se trouve.
Et au vu de ce qu'il s'est passé ici,
ça va être un sacré bordel.
Alors oui, il faut le retrouver.
Je sais pas ce qui a merdé. La technologie était...
Putain.
C'est le bordel, Cam.
T'inquiète pas. Je m'en occupe.
J'ai un ami dans le coin.
- Il est inspecteur. - Un flic ?
Ne t'inquiète pas, c'est un ami.
Le plus important, c'est qu'on te sorte d'ici.
Je t'avais dit : tuer des singes est une chose.
C'est dégueulasse, mais là, on dépasse tout.
Si la presse ou quiconque apprend l'existence de ce site,
ils auront ta peau.
Je te mets dans le premier avion pour L.A. Mort ira te chercher à l'aéroport.
Non, je dois rester. Je veux savoir ce qui a déconné.
Leor, je suis payé pour te protéger.
Alors laisse-moi le faire.
- Mes vêtements sont à l'hôtel. - En voiture. Tout de suite.
Un vrai héros.
Tu es bien placé pour le savoir.
Tu en as fréquenté toute ta carrière.
Tu étais un sacré soldat. Et regarde-toi aujourd'hui.
Un contractuel au fond du trou cherchant des réponses au fond d'un verre.
Et toi, tu es toujours le plus haut gradé des lâches.
Tu joues avec la vie des autres.
Ça ne change rien.
Il est en route.
Éloigne la presse et sécurise la maison.
T'inquiète pas, je l'enferme à double tour.
Plus aucun contact avec l'extérieur.
Je te rappelle.
Cam ?
- Salut. - Merci d'être venu.
Pas de problème, c'est toujours...
Toujours un plaisir d'aider mon pote. Tu me connais.
- Comment va Michelle ? - Ça va.
Elle vit et travaille aux mêmes endroits...
Mais je pensais qu'on se voyait pour parler business.
Non, oui, t'as raison.
- Allons boire un café. - Bien. T'as l'air en forme, en tout cas.
Il faudrait qu'ils accordent leurs violons.
Tout ce que je vais te dire doit rester entre nous.
Ok, promis. C'est entre nous.
Leor finance un centre clandestin.
D'où notre présence ici.
Un truc a foiré hier soir.
Putain, mec ! Un projet clandestin ?
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