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Salut, tu vas où ? Relax !
Vous allez où ? C'est moi qui l'ai posé, ce bitume !
C'est un raccourci.
Salut !
- Salut ! Moi, c'est Mary. - Therese.
- Ça va ? - Très bien.
Grimpez !
Vous allez à Canberra ?
C'est mon chemin.
- Merci beaucoup ! - De rien.
On vit dans un monde affreux, hein ?
Les guerres, les famines... Y en a partout.
Affreux.
Dites donc ! C'est la joie !
Vous faites quoi, à Albury ?
Un peu de chasse. Avec mon frère.
Merci encore, pour le trajet.
- On a attendu des heures. - Pas de souci.
Où allez-vous ?
C'est pas par là.
J'en ai pour une seconde. Je vais pisser.
Il va prendre un fusil.
Non, t'inquiète.
Alors, les filles ?
Je commence par laquelle ?
C'est une blague.
Non. Approche !
Du calme ! Relax ! Allez !
Reviens là !
Reviens !
Revenez, sales putes !
Remontez dans la bagnole !
Je vous retrouverai !
Je savais que tu paniquerais, maman...
Appelle quand tu arrives, Joanne.
Le conducteur était super...
Vous me manquez.
On t'envoie de l'argent, si besoin. Ne fais pas de stop.
Je t'aime. Tu me manques. Appelle-moi !
Si on descend à Casula, on paiera pas le train...
Je suis contente de t'avoir eu.
Sois prudente. Ne fais pas de bêtises.
Je dois raccrocher. Bisous. À bientôt.
Je t'appelle demain, maman.
Je vous appelle dès que j'arrive. Bisous. Au revoir, maman.
Vous me manquez.
Harris : Agressions sexuelles, possède un Ruger 22.
Purge actuellement une peine
pour braquage. En liberté au moment des meurtres.
Interrogeons son compagnon de cellule.
Hors de question.
On manque de preuves. Inutile de dévoiler notre approche.
Idem pour les 150 autres suspects potentiels.
On garde nos distances.
Du nouveau sur les Milat ?
On a les fiches horaires de Richard et Ivan.
Richard travaillait à la date des crimes, mais pas Ivan.
Il était de repos à chaque fois.
Et il bossait sur la voirie près de Galston
au moment où on a retrouvé le sac de Gibson.
Il aurait pu le jeter là-bas pour brouiller les pistes.
- Des précédents ? - Juste des conneries d'ados.
C'est peu, vu le genre de famille.
De sacrés phénomènes.
- Qui a fait les recherches ? - Gordon.
Demandez-lui de tout reprendre.
Qui est le suivant ?
- Bruce Pryor. - Celui qui a trouvé le crâne ?
On l'a pas éliminé, lui ?
Dites-lui de tout reprendre. En s'appliquant.
J'y vais.
Le chef veut que tu vérifies les antécédents d'Ivan.
Pourquoi ? Il a dit quoi ?
- Pour éviter les erreurs. - Y a pas d'erreurs !
Faut aussi que tu réinterroges Bruce Pryor.
Mais enfin, Royce ! Personne ne soupçonne Pryor !
On ne doit négliger aucune piste.
On était d'accord sur le fait que le tueur était du coin !
Toutes les victimes allaient de Sydney vers le sud.
Le type doit vivre à Liverpool ou alentour.
Inutile d'argumenter. Va interroger le potier.
C'est ça. Je trouve une piste sérieuse,
mais on m'envoie cocher des cases.
Tu es avec nous, Paul ?
Cochée.
Bruce Pryor ?
Je suis le sous-lieutenant Gordon.
Voici mon collègue, le sous-lieutenant Camenzuli.
Rentre, ma puce.
C'est pour quoi ?
- Vous prenez des auto-stoppeurs ? - Non, pourquoi ?
Vous n'avez rien à nous dire ?
Dire quoi ?
Ce que vous faisiez dans la forêt.
Je sais pas, l'endroit m'a attiré.
- Attiré ? - J'espérais trouver un indice.
Je me baladais, c'est tout.
Êtes-vous responsable de la mort de Deborah Everist ?
Non !
- Et de celle de James Gibson ? - Je voulais être utile !
J'ai deux filles. Vous me voyez faire un truc pareil ?
Où est-ce qu'on va ?
Revoir la scène de crime.
Un ou deux tueurs, à ton avis ?
Ivan fumait ?
Je vais lui demander ?
On a trouvé des mégots près du corps des Anglaises.
Et Gabor était costaud. Il a pas dû se laisser faire...
- Il lui fallait un complice. - Suis-je bête !
- Quoi ? - Sur les microfiches, j'ai pas lu
tous les antécédents d'Ivan.
Attends. Reviens en arrière.
Ivan a été jugé pour viol en 1971.
Libéré sous caution. Acquitté.
Écoute ça.
"Elles faisaient du stop de Liverpool à Melbourne"...
Du stop ? Tu déconnes ?
Pas du tout. Viens voir.
Deux filles : Greta et Margaret.
"Il nous a prises à la sortie de Liverpool.
"On faisait du stop pour Melbourne.
"Le conducteur allait à Canberra. On a accepté."
"On s'est assoupies.
"Quand on s'est réveillées,
"on a dit..."
On est où ?
"Qu'est-ce que vous faites ?
"Il a dit...
"Je vais vous baiser.
"Si vous résistez,
"je vous tue.
"J'ai essayé de fuir...
"Vous allez nous violer ?
"Et il a dit...
"Oui, on peut dire ça.
"Il a sorti un couteau.
"Et une corde en nylon."
T'as raison, Paul.
C'est Ivan Milat.
Tout est là. Ce qu'il leur a dit, comment elles ont fui,
son arrestation, la liberté sous caution...
- Et son acquittement. - Au procès, la fille a paniqué.
Sous la pression de l'avocat, elle s'est plus ou moins rétractée.
- Aucune condamnation... - Ça jouera en sa faveur.
Pardon, mais ce qui compte, c'est qu'il a sorti un couteau
puis les a ligotées. Comme Clarke et Walters.
C'est le même mode opératoire. C'est Ivan Milat. C'est lui.
Oui. Merci, inspecteur.
Feu vert pour l'arrestation.
Et on sera même promus.
Il me prend pour un abruti.
On a beau faire,
ce Ivan refait sans cesse surface.
Il ne les a pas tuées...
Parce que dans une station-service,
l'une d'elle a pu alerter le pompiste.
Qui sait ce qui serait arrivé, sinon.
Donc...
il laisse échapper deux frêles jeunes filles,
mais tue le géant allemand et sa copine ?
Les filles, c'était en 1971. Il faisait ses gammes.
Ce tueur... ne fait pas que brouiller les pistes.
Ces atrocités...
lui procurent du plaisir.
Voilà pourquoi il tue.
Que l'équipe de Royce se concentre sur la famille Milat.
Leur généalogie.
Copines, femmes, boulots, voitures, etc.
Le tableau complet.
Selon les dires d'un éminent criminologue,
le "tueur de routards" continuera de frapper.
Sa pulsion insatiable pour le sexe et la violence
ne sera pas freinée par la médiatisation de ses crimes.
Nous voici réunis sur les lieux de l'horreur,
pour dire au monde que le mal n'aura pas le dernier mot.
Pour que ces bois redeviennent paisibles
et que les souvenirs reposent en paix.
Observons 2 minutes de silence.
Merci à tous.
L'affaire a fait la une des infos à Berlin.
On s'inquiète des retombées sur le tourisme.
Un peu de respect.
Paul ?
C'était un beau service.
On a pu rencontrer les autres parents...
- Des pistes ? - Il ne peut pas en parler.
Nous progressons.
Si vous le coincez, promettez-moi de m'appeler.
Je veux 5 minutes seul avec lui !
J'ai cru un temps...
que le pire était de ne pas savoir.
Mais je me trompais.
Ça va ?
Il est temps d'aller parler aux collègues d'Ivan.
On n'a pas l'autorisation. Tu le sais !
Je m'en fous !
Mettons le pied dans la fourmilière.
Artie Bigman ?
Qui le demande ?
Ivan a déjà emporté une arme au boulot ?
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