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Moscow Does Not Believe In Tears 1980 720p x264 BrRipMovies xyz
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Published on: 2017-01-02
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The first 200 lines.

Seconde Troupe

MOSCOU NE CROIT PAS AUX LARMES

1958. Moscou

Foyer de jeunes ouvrières

- Quoi, tu t'es fait coller ? - Pour deux petits points.

- Mais tu as vu la liste ? - Oui. Je n'y suis pas.

Te chagrine pas, tu as ton boulot à l'usine.

Tu remettras ça l'année prochaine, tu l'auras ton examen...

Mais quelle injustice !

Te frappe pas, Katérina.

Je ne me frappe pas.

- Deux points ! Tu te rends compte ! - Je la passerai cette admission.

Qui dit le contraire ? 35 ans, l'âge limite.

Tu as tout ton temps.

Commence donc par enlever ta fraise.

Kolia va passer, on va voir le concert.

"Voir le concert"... Deux ans que tu vis à Moscou...

- N'entrez pas ! - Si, entrez !

- Salut... - Bonsoir.

- Que vous est-il arrivé ? - C'est vous qui me faites rougir.

Je m'excuse.

- Où allez-vous ? - Je m'excuse...

Kolia ! J'arrive !

Pourquoi tu le terrorises ? Un garçon si modeste.

Oui, l'intellect n'est pas envahissant.

Tu aurais pu t'en trouver un comme ça dans ton village.

Qu'est-ce qui t'a fait si peur ? Un masque de beauté aux fraises.

N'oublie pas qu'ils ferment l'entrée à minuit.

On sera rentrés avant, on va voir le concert.

"Voir le concert"... Et ça s'appelle un Moscovite.

Le foyer des jeunes filles. J'écoute.

Quelle Lioudmila ? J'en ai des douzaines ici.

Ah, la petite Lioudmila ?

Un instant, elle prend son bain.

Sviridova, grouille-toi, le téléphone !

Une seconde, elle s'essuie.

Je lui ai dit que tu te baignais.

Vadik ? Bien sûr que je vous remets.

Quel foyer ? C'est notre mémé qui plaisante.

Nous hébergeons des amis de Novossibirsk,

Elle dit que l'appartement ressemble à un foyer.

Tout le monde veut voir Moscou, il faut bien leur faire de la place.

Pas aujourd'hui. C'est l'anniversaire de papa.

Je vous téléphone moi-même demain. Je suis toute la journée à la fac.

- "Le foyer des jeunes ouvrières"... - Comment pouvais-je savoir ?

- Vous dites "hello" ! C'est tout. - Comment ? Je vais noter ça ici.

Le destin est comme une fusée, Il vole en décrivant une parabole,

Le plus souvent dans les ténèbres, Rarement, le long d'un arc-en-ciel.

Il y était une fois un peintre roux. Il s'appelait Gauguin.

Il menait une vie de bohème. Bien qu'ex-représentant de commerce.

Pour faire le trajet De Montmartre au Louvre royal

Il fit le détour de Java-Sumatra.

Il laissa tout et partit, A l'ignorance de la paranoïa du fric...

J'ai rien compris.

Plancher cinq ans sur leurs bouquins

Pour galérer ensuite à l'usine ? Tu appelles ça une vie ?

Et c'est quoi, la vie, d'après toi ?

Conduisez-vous convenablement, c'est un lieu public ici.

Je trouve ça soporifique, la chimie. Rien que des formules.

Tu n'y comprends rien. La chimie c'est l'avenir du genre humain.

Tu ferais mieux de penser à ton présent.

- Salut, les filles. Vous voulez pas... - Ça va, circule.

Qu'est-ce que tu as ? Ils ont l'air pas mal, ces garçons.

C'est bien ce que je dis, juste l'air. Des provinciaux dans notre genre.

Aimer ? D'accord, mais un prince. Flamber ? Oui, mais pour des millions.

Grand festival du film français

Tu as vu cette fourrure ?

J'adore. Mais c'est Konioukhova...

Voilà ce que j'appelle vivre, être heureuse !

Ioumatov !

Qu'est-ce que tu fiches ici ?

Nina m'a promis une invitation...

Attends, on va faire quelque chose.

- Vous êtes aussi un acteur ? - Oui, débutant.

- Un peu tard pour débuter, non ? - Comment vous vous appelez ?

Mon nom ne vous dira rien.

- Dites toujours ? - Smoktounovski.

Kharitonov !

- Tu t'es débrouillée toi-même ? - J'allais pas attendre le dépanneur.

Les dépanneurs, c'est un problème.

Bravo !

Maman dit que dimanche

tu pourrais venir nous voir à la datcha.

Tu ne dis rien ?

- Il vaut mieux pas, peut-être ? - Pourquoi ?

Elle a la trouille.

- La trouille de quoi ? - La trouille.

Mais si. Et prends des copines avec toi. Ça sera plus amusant.

L'air de la campagne c'est bon pour la santé.

Sviridova, as-tu l'intention de payer tes cotisations syndicales ?

Tu as vu tout ce que tu me dois ?

Arrête donc de la bassiner avec tes cotisations.

Je t'aurais dis ce que j'en pense, moi !

Sviridova, épargne mon système nerveux, veux-tu.

Faut te le demander à genoux, peut-être ?

Ouf, je suis vannée ce soir.

- Lioudmila, tu es prête ? - J'arrive.

- Lioudmila, viens-tu à la fin ? - Voilà, je suis prête.

Regarde si elle n'est pas mignonne...

- Lioudmila, où vas-tu ? - Je suis pressée.

Où elle court comme ça ?

Elle ne sort jamais avec nous.

- Que lisez-vous là ? - Un livre.

- C'est bien ? - Très.

Ça s'appelle comment ?

"Trois camarade". Connais pas.

Curieux. En ce moment on ne lit que ça à Moscou.

- Auriez-vous la joie d'être Moscovite ? - Je l'aurai d'ici très peu de temps.

Hello ! Le foyer des jeunes filles. Je vous écoute.

Qui ça ? Lioudmila ?

Qui ? Rudolf ?

De la télévision ? Si, je me rappelle.

C'est notre mémé qui plaisante. Nous avons de la visite de Riga.

Alors elle dit que l'appartement ressemble à un foyer.

Non, pas aujourd'hui. Nous allons à la campagne.

- Par quelle route, on y va ? - La route asphaltée.

Je n'en sais rien, quelle route. C'est le chauffeur qui conduit

Il faut que je me sauve. Il y a papa qui m'attend.

Tu es une jolie baratineuse.

Pas de sermons, s.v.p.

Tu sais que tu ferais un joli parti ? La datcha, le chauffeur...

Si j'avais su...

Tu n'es peut-être pas mon genre.

Quant à la datcha, une malheureuse bicoque de planches.

Ça ne nous conviendra pas. On fait demi-tour.

Vas-tu cesser de la démoraliser ? Regarde à quoi elle ressemble.

Panique pas. Rien ne t'oblige à épouser ce grand dadais.

Qui parle de l'épouser ? On passe le week-end, c'est tout.

On y va.

Faites connaissance.

Lioudmila.

Ça c'est Katerina. Ça c'est Tossia.

Enchantée...

En 33, la mère est allée travailler en usine.

Une petite malle pour tout bagage.

Te mêle pas, on cause entre hommes.

En ce moment, je fais mes 850 roubles le mois.

T'inquiète pas, nous t'appellerons.

Dans six mois je monte d'une catégorie.

Laissez passer...

Les groseilliers que j'ai plantés l'année dernière.

Fraises, groseilles à maquereaux.

Là je mettrai un pommier.

Là, je mettrai le fenouil, le persil, tu vois - directement sur la table.

C'est une bonne idée...

- Bon... - Rien de bon.

Quand je vois ça, je commence à faire de la déprime.

On se choisit soi-même une existence de bagnard.

Tout est prévu d'avance: On économise pour le téléviseur,

ensuite pour la machine a laver, pour le frigo.

Comme au Gosplan, tout est calculé 20 ans à l'avance.

- Que vois-tu de mal à cela ? - Et que vois-tu de bien ?

Quand comprendras-tu que nous vivons à Moscou,

et Moscou, c'est la loterie pour tous. Tu peux tirer le gros lot, du premier coup.

Regarde tous ces diplomates, ces artistes, ces acteurs, ces poètes.

Pratiquement rien que des hommes.

Et les femmes, c'est nous.

Nous ? Bien besoin. Ils ont assez des leurs.

Tu crois qu'on ne les vaut pas ?

Et tes acteurs, où veux-tu les harponner ?

Bonne question. Où les trouver, voilà le hic.

Mais le problème a une solution.

Il est neuf heures, tu voulais que je te réveille.

Les filles, on change la literie...

- Il y a de l'eau chaude ? - Coupée, comme tous les dimanches.

Tu vas dormir longtemps ? Tu vas finir par rater le dernier train.

Tu pouvais bien me laisser dormir un dimanche...

- Où est Tonia ? - Partie à la campagne avec son Nikolaï.

Fichue la fille. Une grosse bobonne de plus en perspective. Tu vas où toi ?

Des parents m'invitent à leur rendre visite.

Des parents ?

- Mon oncle Liocha. - Qui c'est celui-là ?

Il est professeur d'académie. C'est l'arrière-cousin de maman.

Ils m'ont gardée chez eux une semaine quand je suis arrivée à Moscou.

Oui, je vois.

- Et après ? - La Galerie Trétiakov.

Je m'échine à t'expliquer les choses. Rien à faire - résultat nul.

C'est rien que des provinciaux là-bas, que des touristes en famille.

Je vais voir les peintures et pas les visiteurs.

Moi, j'ai une entrée pour la Bib. Lénine, section scientifique.

T'as une idée du contingent ?

Des académiciens, des docteurs, des philosophes.

Et tu vas t'amuser à les regarder lire ?

Et le fumoir ? C'est là que tout le monde fait connaissance.

Allo, Macha ? Je t'ai préparé une surprise.

Une chance... Deux billets pour le concert de Van Cliburn.

Ce soir, au Palais des Sports.

Tâche de sortir plus tôt. Je t'attends à la sortie du métro.

Merci.

C'est quelque chose, les hommes.

Un type tout ce qu'il y a de présentable, agrégé de je ne sais quoi.

Je lui débite une salade...

Figure-toi qu'il m'écoute, et qu'il en redemande.

- Tu viens avec moi, demain ? - Demain, je déménage.

L'oncle Liocha part en vacances, il me demande de surveiller l'appartement.

- Je ne pouvais pas refuser. - Refuser ? Tu n'es pas folle ?

- Où ils habitent ? - Place de l'Insurrection.

Le gratte-ciel ? Je vais avec toi.

Bonjour. Nous allons chez les Tikhomirov.

Attendez !

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