The first 200 lines.
Les gars, y a un barrage de flics !
Freine !
Accrochez-vous ! On fonce !
- Y a une bagnole ! - Accélère !
Je le tiens. Accélère !
Accélère !
J'ai mal !
Le type est mort ?
- Qu'est-ce qu'il a ? - ll a dû claquer.
Andrea, comment tu te sens ?
Je vous vois, je vous vois plus.
Les flics vont pas venir ?
Sois tranquille. Personne ne connaît cet endroit.
Vous savez que les flics ont chopé le Baveux ?
Avec un nom pareil !
Si t'as un nom de chiotte...
t'as une vie de chiotte.
C'est pour ça qu'on doit choisir nos noms tout seuls.
Moi j'aime bien la Thune.
C'est le premier truc auquel je pense au réveil.
Le pognon.
Et moi, Ursula Andress.
C'est ma 1 re pensée. Les nichons qu'elle a !
Tu t'appelles pas déjà Dandy ?
Si ! Plus tard, je veux être sapé comme Fred Astaire.
- On dit un dandy, non ? - J'en sais foutre rien !
Moi, je veux qu'on m'appelle Libanais.
Comme ce shit. Mon rêve, c'est de fumer tout le temps...
pour plus voir toute cette merde.
- Et toi ? Quel nom tu veux ? - Le Froid.
- Pourquoi ? - C'est mes oignons.
- C'est pas un nom ! - Dandy, c'en est un ?
Les flics !
On se tire !
Attendez-moi !
Andrea !
Le Froid !
Libanais !
Je vais mourir...
Aide-moi !
J'arrive !
Dandy !
Ça n'en finissait plus.
Tu t'es fait pousser la barbe ?
Ça me va pas ?
Non... t'es bien.
On prépare un gros coup.
Un enlèvement.
Un enlèvement ?
- T'es dingue ? - Je me suis réveillé.
- Qui tu veux enlever ? - Le baron Rosellini.
ll est plein aux as.
Mes parents bossaient pour lui.
ll les traitait comme des bêtes.
- Les armes ? - 2 fusils et 8 pistolets.
Dandy est partant, le Noir aussi.
Les autres sont de la rue.
Ciro, Buffle, Ricotta, Fil de Fer et Œil Fier.
- Vous demandez combien ? - 5 milliards cash.
Qui a 5 milliards cash ?
- Eux, ils en ont même 10. - Alors, demande 10.
- Bonsoir. Nicola Scialoia. - Bonsoir, commissaire.
Que s'est-il passé ?
lls étaient sept, tous masqués. lls demandent une rançon.
- lls veulent 10 milliards. - Des marrants.
Qui est là ?
T'as peur du noir ?
Qui êtes-vous ?
Mais je te connais ?
Je t'en prie.
Ecoute, on n'a pas d'argent.
- La ferme ! - Si peu.
Ferme-la, baron !
En un mois, c'est passé de la 1 re page à la dernière.
Colussi ?
Comme les demandes de rançon. D'abord 10 milliards, puis 9...
6 et pour finir 3.
Mais... pourquoi ''pour finir'' ?
Parce qu'aujourd'hui, la famille a accepté de payer.
J'ai juste pu relever les numéros des billets.
lls leur donnent 3 milliards ?
- Quand ? - Ces jours-ci.
lls veulent d'abord une photo du baron en vie.
ll y a quelque chose qui cloche dans cette histoire.
Comment ça ?
Commissaire... Ce sont des chiens fous,
pas une bande.
- Debout ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Qu'allez-vous faire ? - Lève-toi et ferme-la !
On va prendre une belle photo de toi.
- Je ne ferai rien... - Tiens ce journal.
Je dois écrire à ma fille.
Qu'est-ce qui t'a pris, putain ?
T'as les jetons, Dandy ?
Vous avez peur ?
Et le fric ?
- Prenez la photo. - ll est mort.
Faites comme s'il était vivant.
Prenez la photo ! Donne-moi ce journal.
Allongez-le, comme s'il était debout.
Sans échelle, comment je fais ?
Mets-toi dessus.
- J'y arrive pas ! - Du calme !
Relevez-lui la tête un peu plus, sinon ça va se voir.
Un peu plus bas... Cachez le sang.
2, 4, 6, 8, 10, 12... il reste 700.
Ces 700
reviennent au Libanais, qui a tout organisé.
Tiens.
Si on compte les 500 pour le Froid et les 500 pour moi...
- ll reste... - 1 300 bâtons.
Vous savez compter, bande d'enfoirés !
1 300 à partager...
200 millions chacun. ll reste 100.
On va les claquer ! Tripots, putes et cocaine.
Je me disais...
On a tous nos petites envies.
Dandy va se saper ou il s'appellerait pas comme ça.
Je te crois !
ll y a aussi la moto à réparer.
Œil Fier et Ricotta,
nanas, restos et cocaine.
Et toi ?
Je veux ouvrir un bar avec mon frangin.
- Moi, j'ai vu une putain de Rolex. - Moi, un bazooka neuf.
Pour en faire quoi ?
D'ici peu, la moto rouille,
le bazooka se grippe, la chatte sèche et on recommence à zéro.
- Et alors ? - J'ai une proposition.
- Laquelle ? - On partage à égalité.
50 briques par tête. On met le reste de côté.
Au lieu d'avoir un peu chacun, on a beaucoup ensemble.
C'est une bonne base, non ?
C'est des conneries. Je veux mon fric !
Je veux mon fric !
Calme-toi, Fil de Fer.
T'es poli, non ?
- Qu'est-ce que vous racontez ? - ll parle gentiment.
Ecoute ce qu'il dit, tu décideras après.
Dis, Libanais...
cette caisse, elle sert à quoi ?
A s'emparer de ce qu'on veut tous.
- C'est-à-dire ? - Rome.
- Comment on fait ? - C'est grand, Rome.
Et nous, on est petits ?
On la prend avec la dope et le reste : putes, racket, jeu...
- Le jeu appartient à Scafa. - Jusqu'à hier.
Plus maintenant.
- La dope, c'est le Terrible... - Vous vous êtes vus ?
On va les anéantir,
les tailler en pièces.
- Tu sais qui est le Terrible ? - Un vieux.
- ll doit avoir 40 ans maxi ! - Et alors ?
ll est fini. C'est notre tour.
ll y a plein de types prêts à nous rejoindre.
- Quel genre ? - Le Rat, par exemple.
ll goûtait la drogue du Terrible.
On les aura tous à dos.
''Tous'' ? Qui commande à Rome ? Tout le monde.
C'est-à-dire personne.
Ça me botte, cette idée d'être seuls contre tous.
- Je suis avec toi. - Moi aussi.
J'en ai rien à foutre de Rome.
Enlève ta main.
Tu parles de bande, de communauté...
Je la gerbe, la communauté.
Mais pas la rue.
Le Noir fait comme il veut.
Explique-toi...
On achète 2 milliards de came,
et on la met en circulation.
Et ensuite ?
C'est la guerre.
Mais pas longtemps,
car c'est nous qui leur faisons. Pas eux.
Le Noir...
t'as une minute ?
Maintenant, on prend les décisions ensemble.
Personne n'agit seul.
On est une entreprise.
Descends !
Tiens ça.
Gemito, raconte-moi !
ll parle pas. Pour moi, il sait que dalle.
Je sais rien, j'arrive du Maroc.
Qu'est-ce que vous voulez ? On sait rien !
C'est qui, celle-là ?
Ma nana.
Cette conne ?
T'étais au Maroc ? Dommage !
J'avais de la thailandaise à te faire goûter.
De la came 5 étoiles, le Rat. C'est con.
Tu m'as beaucoup manqué.
A Rome, y a pas un goûteur comme toi.
Je t'avais dit de le cogner, mais tu y es allé fort.
On dit que tu bosses pour les concurrents.
Je comprendrais si t'avais choisi un vrai chef.
Cencio, le Napolitain...
Bernardino... même le Français.
Mais tu t'es mis avec ces 4 branleurs qui ont enlevé Rosellini.
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