The first 200 lines.
Je vais au marché, Idella.
La nouvelle formule de Pepsodent vous offre des dents blanchissimes.
Tout va bien, Miss Daisy ?
MISS DAISY ET SON CHAUFFEUR
C'est ça !
Retournez au travail, vous deux.
- Maman ! - Non !
C'est un miracle que tu ne sois pas à l'hôpital ou au cimetière.
Les concombres sont beaux cet été.
Tu n'as même pas cassé tes lunettes.
C'était à cause de la voiture !
- Tu avais passé la mauvaise vitesse. - C'est faux !
Idella, tu veux un cornichon ?
Pas pour moi.
Je t'en fais une conserve pour que tu la ramènes à William.
Tu as reculé chez les Pollack.
Tu aurais dû me laisser ma LaSalle. Elle n'aurait rien fait de tel.
Maman, les voitures ne font rien, elles obéissent aux ordres.
C'est toi seule qui a démoli cette Chrysler.
Crois ce que tu voudras. Je connais la vérité.
La vérité, c'est que tu viens de coûter 2 700 $ à l'assurance.
Tu es un danger ambulant.
Plus personne ne voudra t'assurer, après ça.
Tu dis ça juste pour être méchant.
D'accord, oui, c'est ça ! J'invente.
Regarde un peu là-bas !
Toutes les compagnies d'assurances des Etats-unis...
... sont impatientes de signer avec toi.
Si tu as l'intention de rester ici à ne rien faire, tu peux partir.
Je ferais mieux de retourner au bureau.
Florine va faire une crise si je ne rentre pas à l'heure ce soir.
Vous avez prévu quelque chose ?
Soirée chez les Ansley.
C'est son idée du paradis terrestre.
Quoi ?
Fréquenter des Episcopaliens.
Maman, tu es une excentrique !
Je passerai demain soir.
Qu'est-ce qui te dit que je serai là ?
Je n'ai pas que toi pour me tenir compagnie.
Très bien, je téléphonerai d'abord.
Mais n'oublie pas, il va falloir qu'on ait une conversation sérieuse.
Non !
J'ai besoin de vous maintenant, je dois être chez le coiffeur dans 30 minutes.
Non, j'ignorais totalement qu'il fallait téléphoner deux heures avant.
Pourquoi prétendre fournir des taxis si vous êtes incapables de le faire ?
Appelez votre fils, il enverra quelqu'un vous chercher.
Ce ne sera pas nécessaire.
Je vais annuler mon rendez-vous et me coiffer moi-même.
Parfois, on croirait que Dieu a donné plus de cervelle à un citron.
Deux points, par ici !
Et cinq bambous.
Hé bien... ce n'est pas mon jour pour le mah-jong.
Neuf bambous !
Merci encore de vous être déplacées. Je ne suis rien sans ma voiture.
Oh, voyons !
Quand aurez-vous la prochaine ?
Je ne sais pas. Boolie n'est pas trop pour.
Je viendrai te chercher demain pour aller au temple.
C'est gentil, ma chérie.
Maman, tu es là ?
Ce n'est que nous !
Pourquoi n'avez-vous pas appelé ?
Nous ne pouvons pas rester.
Je vois ça.
Les Miller organisent une balade en charrette.
Je l'ai fait faire sur mesure. Il n'est pas trognon, votre fiston ?
Hé bien... ce n'est pas exactement ce que je dirais.
Le nouveau Graham Greene ? Je voulais justement le lire.
Désolée, mais je dois le rendre à la bibliothèque demain.
- Tu veux que je le fasse pour toi ? - Non, merci.
Je prendrai le tram pour y aller.
Bon sang, maman ! Arrête d'être aussi têtue, tu sais très bien...
Allez, allez, vous ne devriez pas faire attendre les chevaux.
Au revoir !
COMPAGNIE COTON & SACS WERTHAN
Est-ce que la porte ferme ?
Oscar ?
Je suis là.
- Tout va bien ? - Non monsieur, je suis coincé.
Je sais. Essayez le levier.
Je l'ai essayé dans tous les sens. J'ai tout essayé, vous savez.
Appelez les Ascenseurs Bell.
Je l'ai déjà fait. Ils ne sont pas libres avant 13 h.
Dites-leur que c'est une urgence !
Ce n'est pas la peine de hurler, M. Werthan.
Ce n'est pas moi qui ai détraqué l'ascenseur.
Vous avez la marchandise pour Davis & Paxon ?
Emballée et prête à partir !
Je la leur ai promise pour hier. Rappelez Bell.
Oui, je vous entends.
Regarde à l'endroit où la grille ferme. Tu vois un machin ?
Attendez une minute.
Ça y est !
Lève le bras et pousse-le jusqu'à ce qu'il reste en place.
C'est fait, et maintenant ?
Utilise le levier.
Vous travaillez ici ?
Non, monsieur, c'est Hoke.
Hoke Colburn, monsieur.
Comment saviez-vous ce qu'il fallait faire, pour l'ascenseur ?
J'étais chauffeur pour une laiterie, monsieur.
Leur ascenseur était encore pire que celui-là.
C'est de lui dont je vous parlais, monsieur. Hoke, vous vous souvenez ?
Oh oui, bien sûr.
Excusez-moi, monsieur.
Vous êtes juif, non ?
Oui, pourquoi ?
Je préfère travailler pour des Juifs.
Je sais que certains disent qu'ils sont sales et avares.
Mais ils n'oseraient pas le dire en face de moi !
C'est bon de le savoir.
Quel était votre dernier emploi ?
J'ai travaillé pour le juge Harold Stone, un monsieur juif.
Vous avez travaillé pour le juge Stone ?
Sept ans. J'y serais toujours s'il n'était pas mort.
Madame Stone m'a demandé de la suivre à Savannah.
Bien sûr, ma femme était déjà morte.
Mais j'ai dit : "Non merci, madame."
Je ne voulais pas m'éloigner de mes petits-enfants.
Le juge Stone était un ami de mon père.
Vraiment ?
Asseyez-vous.
Plus tard, mademoiselle McClatchey.
Oscar m'a dit que votre famille avait besoin d'un chauffeur.
Est-ce que je conduirai vos enfants à l'école...
... et votre femme chez le coiffeur ?
Je n'ai pas d'enfant. Ce dont j'ai besoin...
Vous êtes encore jeune, ne vous en faites pas.
Merci, je ne m'en ferai pas.
J'ai besoin d'un chauffeur pour ma mère.
Oui, bon... si je peux me permettre, monsieur...
... pourquoi est-ce qu'elle n'embauche pas elle-même ?
C'est une situation difficile.
Alors elle a perdu un peu la boule.
Avec l'âge, ce sont des choses qui arrivent.
Non, elle a toute sa tête !
Un peu trop, c'est le problème !
Il y a quelque chose que vous devez comprendre.
Ma mère est un peu nerveuse.
En fait, vous travailleriez pour moi.
Elle dira ce qu'elle voudra...
... elle ne pourra pas vous renvoyer, vous comprenez ?
Oui, monsieur.
Oui monsieur, je comprends très bien.
Ne vous inquiétez pas, M. Werthan.
Je ne ferai pas attention à ce qu'elle me dira.
Quand j'étais petit garçon, à la ferme de Macon, d'où je viens...
... je plaquais des sangliers à terre pendant la saison de la chasse.
Hé bien, croyez-moi, pas un seul ne m'a jamais échappé.
Comment ça va, Idella ?
Je suis en vie.
- Où est le nouvel aspirateur ? - Dans le placard.
Elle ne veut pas s'en servir.
Je reçois une décharge électrique dès que je le touche.
Pas moi.
Très bien, alors vous ferez le ménage et moi, j'irai à votre bureau.
Où est maman ?
Là-haut, quelque part.
Je suppose que vous savez qui c'est.
Je reviens tout de suite.
Je ne voudrais pas être à votre place...
... même si le Seigneur Jésus venait me le demander lui-même.
Bonjour, maman.
Descends au moins dire bonjour.
Ecoute-moi bien.
A moins que la constitution ait changé, j'ai encore des droits !
Bien sûr.
Je ne veux pas, et je n'aurai pas une espèce...
... de chauffeur qui mangera ma nourriture et utilisera mon téléphone.
J'ai horreur de ça dans ma maison.
Tu as bien Idella.
Idella, c'est différent ! Elle vient depuis des années.
Nous avons appris à nous éviter.
Et le service en porcelaine de mon mariage est quand même ébréché.
Tu crois qu'Idella en veut à ton service en porcelaine ?
Ne joue pas au plus malin.
Du temps où ils étaient trop chers pour nous, nous nous débrouillions.
C'est encore le meilleur moyen.
"Ils", "trop chers" ? On croirait le Gouverneur Talmadge.
Quelle horreur ! Je n'ai pas de préjugés !
Tu n'as pas honte ?
Tu ferais aussi bien d'en profiter, maman.
J'ai connu une mademoiselle Idella, à Macon.
Vraiment ?
Elle chantait !
De quoi est-ce que vous parlez ?
Je parle du fait que cette femme avait de sacrés poumons !
Elle faisait tout un chur d'église à elle seule !
Je le jure !
Et grosse, avec ça !
Aussi grosse que ce poêle.
Ne parlez pas à Idella, elle a du travail.
Qu'est-ce que vous faites ?
J'époussette les ampoules, Miss Daisy.
Je n'ai jamais rien vu d'aussi stupide.
Qu'est-ce que ça peut faire s'il y a de la poussière ?
Descendez de là !
Rangez cet escabeau avant que quelqu'un ne trébuche.
Je m'en vais, Miss Daisy.
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