The Blue Max

The Blue Max

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The Blue Max 1966 1080p BluRay HEVC EAC3-SARTRE
A Commentary by Sartre

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BluRay
AC3
1080
HEVC
Published on: 2018-02-15
Downloads: 28
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The first 200 lines.

FRONT OUEST

DERRIÈRE LES LIGNES ALLEMANDES

Dégagez ! Écartez-vous !

Cette bouteille était pleine, lieutenant.

Oui.

- Vous venez de voir Willi von Klugermann. - Oui.

- Vous avez entendu parler de lui ? - Oui, beaucoup.

- Vous êtes... - Il arrache les ailes !

Laisse-le s'amuser, Ziegel. Il abat des avions,

et toi, tu les répares.

Vous êtes le nouveau pilote, Stachel.

Bruno Stachel. Et vous ?

Je pilote un bureau, maintenant.

Un éclat d'obus.

J'aurais pu être touché plus gravement !

Oui.

Je vais avertir le commandant de votre arrivée.

Boutonnez votre capote.

Dans combien de temps aurez-vous réparé ?

Ça dépend du nombre d'avions touchés.

J'étais pas le seul.

Je suis un mécanicien, pas un magicien.

Vous êtes obligé d'être magicien.

- On a une perte ? - Mueller a été descendu.

Il n'a pas tenu longtemps.

Fabian, comment est-ce arrivé ?

Je lui ai donné des consignes, mais il n'est pas resté avec moi.

Trop zélé !

Celui qui remplace Scholte est arrivé.

Lieutenant Bruno Stachel, 104ème École d'Entraînement.

Voici le capitaine Heidemann.

Stachel. Suivez-moi.

- Stachel ? - Oui, capitaine.

Deux ans dans l'infanterie. Quel grade ?

J'étais caporal, capitaine.

Pourquoi cette mutation dans l'aviation ?

Pour voler, capitaine.

Êtes-vous un bon pilote ?

Je me débrouille assez bien.

Vous vous débrouillez ? Original !

Willi !

Willi ?

Belle démonstration.

Si tu veux faire de vieux os, arrête.

Désolé.

Je vois que vous venez de Wiesbaden.

J'y ai chassé.

- Qui est votre famille ? - Pardon ?

Je veux des précisions sur votre milieu. Que fait votre père ?

Il travaille dans un petit hôtel.

Cinq chambres.

Transportez la cantine de l'officier.

Venez avec moi dans mon bureau.

Fermez la porte.

Excusez-moi de vous gêner avec la situation de votre père.

Vous ne me gênez pas.

Alors, pourquoi êtes-vous si susceptible ?

Vous êtes maintenant un officier.

Peu importe votre extraction.

Regardez la carte.

Nous opérons dans une zone placée entre Arras et St-Quentin.

Les Anglais aussi,

comme vous le verrez.

Vous avez été entraîné sur quoi ?

L'École d'Entraînement n'a qu'un vieux Pfalz.

Nous aussi.

- Mais on m'a dit... - l'École !

À l'École, on vous dit n'importe quoi.

Le modèle récent va au pilote expérimenté :

l'un et l'autre manquent.

- La réalité est cruelle, Stachel. - Oui, capitaine.

Bienvenue à l'escadrille. Le camion vous conduira à vos quartiers.

Tâchons de nous entendre !

Il a peut-être menti à propos des 5 chambres.

- Son père n'est que le valet. - Encore un snob.

Je dois te dire un truc. J'ai un oncle qui tient un hôtel.

C'est un baron, et l'hôtel a 500 chambres...

mais tu vois aussi où j'en suis !

- Tu veux une cigarette ? - Merci.

Vous en avez descendu 18?

Article un de cette escadrille :

ne jamais étaler ses succès militaires.

Le règlement m'interdit de savoir en combien de temps ?

Je vous ferais la même réponse. Ça vous va ?

Non, ça ne me va pas. Combien y a-t-il d'articles ?

Je l'ignore. Aucun d'eux n'est couché par écrit.

Vous êtes mon voisin dans l'ex-chambre de Scholte, la n°11.

Scholte ?

Votre prédécesseur. Il n'a pas tenu longtemps, le pauvre.

Il oubliait de regarder derrière lui. Rappelez-vous.

Ils viennent vite dans le soleil.

Merci.

Willi, qu'en penses-tu ?

On prend un verre ?

Ils n'ont pas enlevé la carte de Scholte. Quel manque de tact !

Je vous préviens qu'on ne s'habille pas pour le dîner, ici.

Vous admirez von Richthofen ?

C'est l'as des as. Deux de plus, et vous le serez aussi.

Belle décoration... "Pour le Mérite".

Il n'y a pas mieux. On respecte ça.

La décoration, ou l'homme ?

Sortie de routine, Fabian. Les nouveaux sont nerveux la première fois.

- Bien sûr. - Surveille-le.

N'est-ce pas bon d'entendre les oiseaux ?

Écoutez-les.

Ils ne sont plus là pour longtemps...

Quand nous déclencherons l'offensive...

Bonne chance, Fabian.

Quoi ?

Volez à gauche de Fabian, un peu en retrait.

- Observez ses signaux. - Oui, capitaine.

Détruisez la "saucisse" et revenez.

Ça brûle très bien, vous verrez !

Prêt au décollage.

L'adjudant de la 11ème escadrille à l'appareil.

Un de nos pilotes affirme avoir abattu un avion ennemi.

- Oui. - Confirmez-vous ?

Oui. Vers 7 heures.

- Fabian a dû se poser ? - Je n'en sais rien.

Dans le secteur 5, derrière nos lignes.

Vous avez vu quelque chose ? Bon.

Allez-y.

À moyenne altitude...

- Le vôtre a-t-il explosé ? - Non.

Oui, il nous manque un pilote.

- Ça doit être lui. - Demandez-lui !

Merci. Au revoir.

C'était Fabian. Il est mort. Pas d'avion ennemi.

Quelqu'un a bien dû le voir !

Pas forcément.

Ça arrive souvent.

Sans confirmation ça ne compte pas. C'est la règle.

Mais j'en ai eu un. Je l'ai descendu !

Alors, vous avez la satisfaction d'avoir servi la patrie.

Il est tombé derrière nos lignes. L'armée ne peut pas le chercher ?

- Elle a autre chose à faire. - Quelqu'un l'a vu s'écraser !

Fabian aurait pu le voir.

Caporal Rupp ! Nous allons fouiller le secteur 5.

- Mais... - Venez me prendre dans 5 minutes.

À vos ordres.

- On rentre, lieutenant ? - Non, je vais fouiller ces bois.

- Vous les avez déjà fouillés. - Quoi ?

Vous les avez déjà fouillés il y a une heure.

Alors, recommençons.

Qu'y a-t-il ? Vous êtes trop près de la ligne de feu ?

- Merci, caporal. - Ça a été un plaisir, lieutenant.

Vous avez fini votre chasse aux fantômes, j'espère ?

- Oui, capitaine. - Rien trouvé ?

Non.

Si tous les pilotes recherchaient des avions abattus non confirmés,

il n'y aurait plus d'aviation.

Et le caporal Rupp n'est pas à votre disposition.

- C'est compris ? - Oui, capitaine.

Non confirmé par l'armée signifie non confirmé. Un point, c'est tout.

Bonne nuit.

Venez avec nous.

Cognac ! ' Champagne !

Willi a abattu son 20ème avion. Il recevra "Pour le Mérite".

Dure journée, je vois.

Personne n'a jamais été aussi obstiné !

Du jamais vu. Vous avez les dents longues.

À votre décoration.

Vous, vous n'avez jamais eu d'avions non confirmés.

Détrompez-vous, j'en ai eu trois.

Vous avez donc descendu 23 avions.

Non.

Vingt.

Au fait, Stachel...

on a l'impression ici...

que vous vous souciez plus de cet avion non confirmé que de la mort de Fabian.

Ça doit être la force de l'habitude.

Dans les tranchées, on n'enterrait pas nos morts.

Il y en avait trop.

Je n'avais pas le temps de les évoquer en buvant du champagne.

Quoi qu'il en soit,

buvons à votre victoire non confirmée.

La prochaine fois, ayez des témoins.

Bonsoir, messieurs. Compositions des prochains vols.

- Je vous écoute. - Je vole avec Becker.

Heller et Braun.

- Avec von Klinger, on mitraille au sol. - Je vole avec Gruber.

Et qui volera avec Stachel ?

Moi, je volerai avec Stachel.

Il... Il le force à atterrir !

Le mitrailleur est mort.

- Doucement. - Amenez un brancard.

Que s'est-il passé, Stachel ?

L'observateur allait ouvrir le feu.

Nous pouvons donc en déduire qu'il était ou très courageux ou très bête.

Confirmé.

La réalité est cruelle. Vous l'avez dit vous-même.

Porteur, arrêtez-vous.

J'ai lu ton rapport, Willi. Que s'est-il passé ?

Le mitrailleur allait tirer, alors Stachel l'a abattu.

Tu veux soutenir un camarade. Je te comprends.

J'ai rapporté la vérité.

Nous faisons la guerre avec chevalerie.

- Tu le sais. - Bien entendu.

L'observateur était blessé aux yeux. Tu le savais ?

Non, mais il l'a peut-être été quand Stachel a tiré.

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