The first 200 lines.
Cette maison, cette plantation,
tout le comté appartenait à ma famille
bien avant que les tiens n'aient pris les bateaux à bestiaux et s'établissent ici.
Ne t'avise pas de me répondre, petit.
Ma famille a vu cet état grouiller d'opportunistes minables
qui savaient mieux se comporter que toi.
Je ne peux pas regarder Charlotte sans imaginer des choses sordides.
J'aurais préféré que ce soit un de mes ouvriers agricoles.
J'aurais pu le tuer.
Vous savez combien ça me coûte de ne pas vous tuer ?
Ma fille et le mari de Jewel Mayhew.
Espèce de sale petit pervers.
Mon père est resté assis sur la véranda
et a tout laissé s'effondrer.
Quand il est mort, il ne restait que des dettes et de la boue.
J'ai remué la boue et je l'ai fait prospérer.
Je me suis battu pour garder cette maison et la remettre en état.
Je n'ai pas de fils à qui la transmettre.
Je n'ai que Charlotte.
Et elle ne te la transmettra pas.
Tu auras ni ma maison ni mon enfant.
Ils sont mon uvre et ils resteront miens.
Je n'ai pas pris soin de ma fille pendant toutes ces années pour qu'un...
pour qu'une créature comme toi me l'enlève.
Je vais vous dire une chose.
Votre fille n'est plus une enfant et vous ne serez pas le seul homme dans sa vie.
Ça ne me fait pas rire.
Dis-moi, petit.
Comment aviez-vous prévu cette escapade ?
Que comptiez-vous faire ?
Demain pendant la fête, je devais retrouver Charlotte dans le pavillon d'été.
Elle aurait pris quelques affaires et on serait partis ensemble.
Je nous avais trouvé une chambre à Baton Rouge.
Ça ne m'intéresse pas.
Je n'ai fait que répondre à votre question.
Tu vas fermer ton clapet et m'écouter.
Charlotte n'est pas au courant.
Elle ne sait pas que tu es ici.
Elle ne sait même pas que Jewel était là hier soir.
Comment ça, Jewel était là hier soir ?
Vous voulez dire que ma femme est venue vous parler ?
Si je me souviens bien, elle était assise juste là.
Je veux que tu viennes à la fête demain soir avec ta femme.
Tu iras retrouver Charlotte dans le pavillon d'été, comme prévu.
Mais ce que tu lui chuchoteras à l'oreille
sera tout à fait autre chose.
Allez, mollasson. On n'a pas dansé une seule fois.
Que serait le champagne sans la prohibition ?
Je rencontrerais bien le contrebandier de Sam.
Sam Hollis sait recevoir.
J'adore danser le charleston.
Ginny Mae, tu as vu Charlotte ? Je dois lui parler.
Non, ça fait un moment.
La dernière fois, elle dansait avec John Mayhew.
Et à mon avis, tu n'es pas prête de la revoir.
Je dois trouver...
Je me suis fourvoyé, Charlotte, c'est tout.
Ne pleure pas.
Même si ça ne te consolera pas,
sache que je t'ai vraiment aimée.
Crois-moi, je t'ai vraiment aimée.
Je pourrais te tuer !
Jenks, on ne peut pas ouvrir une caisse avec une chose pareille.
Sinon pourquoi être allé chercher ça ?
- Bonsoir, M. Et Mme Howard. - Geraldine.
- Ça a été une très belle soirée. - Nous devons rentrer.
Remerciez M. Hollis pour nous. Je ne le trouve pas.
- Je n'y manquerai pas. - Merci, ma chère. Bonne nuit.
Bonne nuit, M. Et Mme Howard.
Charlotte ?
Mon Dieu.
Encore.
Une dernière danse.
Tiens, voilà Charlotte.
Ma chérie,
viens avec moi.
Non, papa.
Je ne veux pas, papa.
Viens, ma chérie.
C'est sinistre par ici.
Le pire, c'est le cimetière. Tu verras.
- Dépêche. Il est tard. - Il y a vraiment un fantôme ?
- Qui sait ? - Bien sûr qu'il y en a un.
Voilà la maison. Elle me donne toujours la chair de poule.
Et si elle m'attrape ?
Dans ce cas, tu lui dis que tu es Jewel Mayhew
et que tu viens chercher la tête de ton pauvre petit mari.
Mais si elle m'attrape ?
Tu veux faire partie des Spiders ?
Alors vas-y.
Pense à ramener un objet qu'elle a touché.
Prends garde au hachoir.
Elle pourrait te couper la tête.
Allez. On n'a pas toute la nuit.
Vas-y.
John ?
- On se tire. - Courez.
- Elle va nous attraper. - Elle ne m'aura pas !
Allez.
J'ai peur.
Et moi, je cours.
Coupe, coupe, chère Charlotte
Coupe, coupe, jusqu'à son dernier souffle
Coupe, coupe, chère Charlotte
Coupe-lui la main et la tête
Tu as vite rejoint ton amant, coupe, coupe
Mais tout le monde comprend
Pourquoi tu as vite rejoint ton amant, coupe, coupe
Pour lui couper la tête et la main
Coupe, coupe, chère Charlotte
Coupe, coupe, jusqu'à son dernier souffle
Coupe, coupe...
Allez au diable !
Quittez ma propriété ou je tire.
Je vous ai dit de quitter ma propriété.
Stan, attention. Là-haut.
- Nom d'un chien ! - C'est une vieille folle.
Je ne ferais pas ça.
Qu'est-ce qui vous prend de tirer sur mes hommes ?
Il était en train de défoncer mes terres.
Bon sang. Vous auriez pu le tuer.
- Si j'avais voulu le tuer, je l'aurais fait. - Mlle Hollis...
on a essayé d'être conciliants, mais cette fois, c'en est trop.
On a un pont et des routes à construire et on n'a plus de temps à perdre avec vous.
D'ici, je pourrais vous cracher dans l'il sans effort.
Je ne suis pas d'humeur à plaisanter.
Je m'en vais voir le shérif de ce pas.
Allez où vous voulez,
tant que vous partez, avec vos hommes et vos engins.
Vous savez que l'état de la Louisiane a réquisitionné tout le coin,
y compris votre maison, il y a six mois.
Ça ne suffit pas qu'un vieux fou ait signé un bout de papier à Baton Rouge.
On ne m'a jamais rien fait signer.
Et personne ne démolira ma maison pour construire un pont ou autre chose.
Alors débarrassez-moi le plancher !
Il faut croire que des gens ont le droit de tuer en toute impunité.
Attention !
Vous avez bien commencé la journée, ma petite demoiselle.
Calmez-vous maintenant.
Qu'allez-vous faire, patron ?
Je vais en ville. Veillez sur les gars jusqu'à mon retour.
Je reviendrai avec le shérif, même si je dois le traîner jusqu'ici.
Eh bien, vous voilà dans de beaux draps.
Venez.
- Ils allaient arracher la tombe de papa. - Ils ne l'ont pas approchée.
Ils veulent démolir la maison.
Alors peu importe ce qu'ils feront du terrain. Venez.
Ils ont proposé de déplacer la tombe de votre père. Acceptez.
Ils ne peuvent plus rien contre lui.
Allez dans votre chambre et reprenez votre calme.
Vous en avez fait assez pour la journée.
Écoutez-moi bien.
Dans moins d'une demi-heure, le shérif sera là.
Alors habillez-vous et faites-vous belle
et descendez prendre votre petit-déjeuner.
Si Luke Standish ose venir jusqu'ici, il le regrettera.
Taisez-vous. Il ne faut pas dire ça.
Allez, habillez-vous.
Velma va descendre vous préparer un délicieux petit-déjeuner.
Ne vous occupez pas du shérif quand il sera là.
Velma va s'en débarrasser.
C'est moi qui vous le dis.
C'est plutôt rare en cas d'homicide
de ne pas retrouver la tête ni la main de la victime.
Vos références m'importent peu, M. Wills.
Je veux bien vous aider.
Mais je doute que vous trouviez quoi que ce soit.
On en a vu défiler, des journalistes, depuis 35 ans, sans le moindre résultat.
Je ne m'attends à rien de particulier.
Après tout, il arrive qu'on ne réclame pas une prime d'assurance.
Mais je ne veux ennuyer personne.
Donc si vous pouviez me présenter
comme le journaliste d'une obscure revue policière,
je vous en saurais gré.
Puisque vous avez fait le voyage depuis Londres,
je veux bien mentir pour vous,
revue obscure y compris.
Excusez-moi. On a besoin de vous chez les Hollis.
Cette fois, c'est grave.
Quelle coïncidence étonnante !
Au fait, shérif, pourriez-vous me faire rencontrer Jewel Mayhew ?
- Je vais m'en occuper. - Merci beaucoup.
- Quoi ? - Le shérif est là. Débarrasse-t'en.
Elle n'est pas folle.
Elle agit ainsi, car c'est ce qu'on attend d'elle.
Restez dans la voiture.
Vous ne pouvez pas la voir. Elle est malade.
La poussière et le raffut qu'ont fait vos engins l'ont rendue très malade.
Elle attend le Dr Drew, qui ne saurait tarder.
Dommage. C'est au sujet d'un fusil non déclaré.
J'espérais que Mlle Hollis m'aiderait à le trouver.
Je vais devoir le chercher tout seul, Mlle Cruther.
Bonjour, Mlle Charlotte.
Dehors, Luke Standish, sale traître.
Vous et vos fausses excuses. Vous devriez avoir honte de vous.
Papa vous a offert votre premier poste. Sans lui, vous ne seriez pas shérif.
Je sais. C'est pour ça que j'essaie de vous aider.
On vous a sommée de quitter les lieux il y a longtemps.
Si j'avais fait mon travail, vous ne seriez plus là.
Si vous tenez tant à m'aider, laissez-moi donc tranquille !
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