Veronica Guerin

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Veronica Guerin DivX FRA
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Published on: 2016-10-01
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The first 200 lines.

D'après une histoire vraie

Notre Père, sois bienveillant avec tes enfants qui ont foi en Toi.

Bénis-les et protège-les de tout mal.

Arme-les contre les attaques du malin.

Qu'ils ne t'offensent jamais, et cherchent à t'aimer dans tout ce qu'ils font.

Que Dieu vous bénisse, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

La messe est dite. Allez en paix, et au service du Seigneur.

Ainsi soit-il.

Bonjour, Mary. Comment vas-tu ?

Bonjour Elizabeth. Comment vas-tu ?

Bonjour, Bernie.

Mon Père, pourriez-vous dire une prière à notre intention ?

- Pourquoi ? Quelqu'un est malade ? - Non.

Je voudrais qu'on prie pour que ma fille ne perde pas son permis.

Affaire n° 37422: Veronica Guerin.

Presque 1200 infractions au stationnement.

Le 10 mars, un excès de vitesse.

108 miles à l'heure.

Et le mois dernier, un autre excès de vitesse, 104 miles à l'heure.

Cela montre que ma cliente s'améliore, votre Honneur.

Je vais informer les mères que leurs enfants peuvent à nouveau sortir dans la rue.

Je mérite d'être condamnée, votre Honneur. Ça me paraît juste.

Mais si je ne peux pas conduire, je ne peux pas travailler. Je suis journaliste au "Sunday Independent".

Nous savons tous qui vous êtes, miss Guerin. Cela ne vous garantit pas l'immunité.

Ici Bernie Guerin. Je ne suis pas là pour l'instant. Laissez un message.

Maman, je conduis ! Incroyable, il m'a laissée partir.

Il m'a laissée partir. Je t'aime, maman. Je te rappelle.

Non, tu me fais marcher.

Non, je te jure. Juste une amende de 100£ et un avertissement. Je suis au volant.

- C'est ta maman, la criminelle. - Salut, maman.

J'espère que ça vous servira de leçon, madame.

- T'es pas en excès de vitesse, au moins ? - Bien sûr que non.

Bon, peut-être un peu.

Qu'as-tu dit à ce borné de juge ?

Que j'étais coupable à 100%.

Et il t'a laissée partir ? Ça montre la nécessité d'une réforme judiciaire.

Oui. Encore une multi-récidiviste remise en liberté.

Ici l'inspecteur Chris Mulligan. Laissez un message.

Tu ne m'as pas eue cette fois, Chris. J'ai toujours mon permis.

J'ai eu une amende - tu vas adorer - de 100£. Tu crois ça ?

Tu me dois un repas. Tu as dit où je veux, et j'ai des goûts de luxe, n'oublie pas.

Veronica ?

Deux ans plus tôt

En 1994, le trafic de drogue battait son plein en Irlande.

15000 personnes se droguaient quotidiennement à l'héroïne

et les hôpitaux délivraient de la méthadone à des jeunes de 14 ans.

Cette année-là, Veronica Guerin, une journaliste connue pour avoir dénoncé

les scandales de l'Église et la corruption des institutions,

commença à écrire sur le crime.

Son travail la confronta à des gangsters, mais pour les relier au trafic de drogue,

elle devait approfondir son enquête dans le milieu.

Le Père Noël est passé.

Comment ça va, boss ?

Pousse-toi, petit con.

Allez, préparez le pognon. 5£.

Bonjour.

Je m'appelle Veronica. Je travaille pour le "Sunday Independent".

Je peux vous poser quelques questions ? Ça vous ennuie pas ?

Vous payez combien pour un truc comme ça ?

Quelques £. Mais c'est moins cher d'emprunter l'aiguille de quelqu'un d'autre.

Et la dose ?

- La première est gratuite. - J'ai entendu dire 5£.

- Où vous trouvez l'argent pour ça ? - Je dis à une bonne femme comme vous:

"Donne-moi ton fric ou je t'injecte le SIDA."

- Quel âge avez-vous ? - Qu'est-ce que ça peut vous faire ?

J'écris un article pour le journal. Je veux savoir d'où vient la marchandise.

Je veux bien bosser pour vous. Revenez avec du fric.

- Fatso, dépense pas tout en bouffe. - Je recompterai plus tard.

- On est perdue ? - Ça vous regarde ?

- On surveille le quartier. - Et bien, ouvrez l'oeil.

Il paraît qu'il y a des types louches par ici.

Je te jure...

Ah, Jamey, Jamey, Jamey.

Tu es terrible, tu sais.

Pourquoi il a fallu que tu parles de moi à la police ?

Tu as cru que je ne saurais pas que c'était toi ?

Tu sais, j'avais envie de te tuer.

Et puis je me suis dit, des gens se font tuer tous les jours,

et tout le monde s'en fout.

Alors j'ai décidé de te faire un peu mal.

En fait, je vais te faire très mal.

Mais la bonne nouvelle c'est que je vais le faire moi-même. En personne.

Je veux pas que les gens s'imaginent...

que parce que mon nom est dans les journaux,

Martin Cahill est trop distingué pour faire lui-même son sale boulot.

Je t'en prie...

Enlevez-lui son bâillon.

Laissez cette ordure brailler. C'est sa spécialité, non, brailler ?

Je vous en supplie...

- Je m'excuse ! - Ça va ?

- Tu as préparé le repas, tu es génial. - Il faut croire.

- Salut. - Salut, Jimmy.

Alors, on est sur un gros coup ?

Allez, Ronnie. Donne-nous un scoop. Qui est l'ordure de la semaine ?

Va acheter le journal, petit frère. Vous êtes prêts ?

- Qu'est-ce que j'ai dit ? - Me demande pas. C'est ta soeur.

- Tu as assez chaud ? - Oui.

Bonne nuit, trésor. Je suis à côté si tu as besoin de moi.

Ok.

Il n'aura pas de mal à s'endormir.

C'est parce que tu l'as crevé au football.

Ouais.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

Rien, ou quelque chose ?

C'est des conneries, ce que j'écris.

- Aies un peu confiance en toi, pour changer. - D'accord, c'est des demi-conneries.

C'est léger, c'est superficiel.

C'est des conneries.

Les rues sont dans un état. Il y a des aiguilles partout.

- Là où jouent les gosses. - Mon Dieu.

Tu aurais vu ces branleurs. Avec leur Mercedes neuve.

Combien de doses à 5£ il faut écouler pour s'acheter une Mercedes neuve ?

Fais le calcul. Ça fait combien de gamins ?

Personne n'écrit là-dessus. Tout le monde s'en fout.

Quelqu'un doit s'occuper de ces connards.

Ils se font des millions. C'est ça, que je devrais écrire.

Ça, c'est pas des conneries.

Les revendeurs utilisent des mineurs pour faire leur boulot.

Les flics peuvent rien faire contre des gosses. Tout le monde sait ce qui se passe ici.

Huit gamins de ce seul bloc sont morts d'overdose l'année dernière. Huit.

Tous avaient moins de 15 ans. Quatre étaient les enfants de ma soeur Iris.

Oh, mon Dieu. Je suis désolée.

Les flics ferment les yeux, ils appellent ça un problème familial.

Mais pour certaines familles ces gamins sont déjà morts.

Alors on forme les parents aux problèmes de drogue.

Ce serait bien si vous écriviez un article sur nous.

- Vous défilez souvent ? - Un fois par semaine.

- C'est un sacré engagement. - C'est un sacré problème.

Vous vous souvenez de moi ?

- C'étaient des hommes de Cahill, dans le van ? - Quel van ?

Elle peut nous aider, Timmy.

Vous savez, Martin Cahill. Le Général.

Vous le connaissez ?

Vous touchez combien ?

- Je m'en vais. Je dois pas être vu avec vous. - Laisse-nous t'aider, Timmy.

Je peux te trouver un endroit où dormir cette nuit. Demain...

Vous voulez baiser avec moi ?

Je suis pas cher.

- L'addition, s'il vous plait. - Il vous a piqué votre portefeuille.

- Qu'est-ce qu'on veut ? - Plus de dealers !

- Quand on le veut ? - Maintenant !

- Qu'est-ce qu'on veut ? - Plus de dealers !

- Quand on le veut ? - Maintenant !

Vous êtes toujours aussi peu nombreux ?

J'espère qu'avec votre aide, on sera connus de plus de monde.

Oui, j'espère.

J'y veillerai.

- Dehors, Mullen ! - Enfoiré, Tommy Mullen !

- Qu'est-ce qu'on veut ? - Plus de dealers !

- Quand on le veut ? - Maintenant !

- Qu'est-ce qu'on veut ? - Plus de dealers !

- Quand on le veut ? - Maintenant !

- Dealer, dealer, dealer ! - Dehors, dehors, dehors !

Regarde qui s'est trouvé une nouvelle copine.

- On se retrouve là-bas, John. - Oui, partez devant.

- Qu'est-ce que vous voulez ? - C'est comme ça qu'on parle aux dames ?

Les dames n'abordent pas les gentlemen à l'improviste.

Parce que vous êtes un gentleman, maintenant ?

Où sont vos manières ? Vous ne m'avez pas présentée à vos amis.

- Si c'est ce que vous cherchez. - Vous fermez tôt.

Le privilège d'être son propre patron.

Vous êtes fascinant, John. Vous êtes un modèle de... rentabilité.

Comment réussir en affaires sans aucun client.

- Je me débrouille. - Et bien...

il doit y avoir quelques placements dans ces bordels de Rathgar Road.

Ça rapporte bien, John ?

- Vous êtes une dangereuse petite garce. - Je fais de mon mieux. On prend un verre ?

C'est l'intérêt d'être son propre patron, John. Vous êtes votre propre patron, non ?

Vous vous trompez complètement. Martin Cahill ne touche pas à la drogue. Moi non plus.

Vous êtes sûr ?

On est juste des criminels ordinaires.

Si vous ne me croyez pas, pourquoi ne demandez-vous pas à Martin ?

- Il est très porté sur les femmes. - D'accord. Arrangez ça pour moi.

Pourquoi luttez-vous contre la drogue ? Luttez contre les pubs.

- Ils font plus de mal que la drogue. - Oui, c'est ça.

Oui ?

Non. J'ai essayé. C'est une impasse.

Je te rappelle.

Combien de gars vous payez pour vos histoires ?

Quelqu'un de moins généreux dirait que vous êtes ingrate

vu ce que je vous ai déjà donné.

Vol de tableaux, kidnapping de familles de banquiers. Vous êtes au-dessus de ça, maintenant ?

Je vous ai rendue célèbre avec ces histoires.

Oui, vous m'avez servi ces conneries superficielles.

- Je vous ai mis en valeur. - Superbe dessin.

Allez, j'ai besoin de votre aide pour remonter à Cahill. Écrivez-moi une recommandation.

Je suis en retard à un rendez-vous.

Un conseil. N'approchez pas Martin Cahill.

Excusez-moi de vous déranger.

Vous êtes Mme Cahill ? Frances Cahill ?

D'accord.

Vous êtes Frances Cahill ?

- C'est moi. - Bonjour. Je suis Veronica.

- Je suis une amie de John Traynor. - Je sais qui vous êtes.

Votre mari est à la maison ? Je voudrais lui demander un service.

Martin Cahill ne rend pas de services aux journalistes.

Alors cassez vous.

On dit qu'il vend de la drogue. Un commentaire ?

Je sais qu'il a poignardé un dealer dans un appartement l'autre jour. À cause de la drogue ?

Je veux juste quelques mots. En privé.

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