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Odd Taxi - 13 [Crunchyroll]
A Commentary by Only_overlord_anime
Français 🅲🆁🆄🅽🅲🅷🆈🆁🅾🅻🅻

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Published on: 2021-06-29
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The first 171 lines.

JUSQU’OÙ ?

J’adorais les animaux.

Quand je serai grand, j’aimerais travailler dans un zoo.

C’est parce que je ne m’entendais pas avec les humains.

Leur simple présence me terrorisait.

On me répétait de les regarder en parlant,

mais je détournais les yeux par peur.

Je détestais aussi ces festivals noirs de monde.

Quant à mes camarades, ils adoraient me frapper et se moquer de moi.

Ça les faisait rire.

Étant un élève moyen, mes professeurs m’ignoraient,

jusqu’à rejoindre les railleries à leur tour.

Ce jour-là, je n’avais pas pu empêcher mes larmes de jaillir.

Plus j’essayais de prendre sur moi, moins mes sanglots se calmaient.

Tout m’était si pénible et humiliant

que je rêvais de disparaître.

À chacun de mes pleurs, leurs rires redoublaient.

Ils disaient que j’avais l’air d’un morse,

et cette comparaison les ravissait.

Ma vie serait peut-être plus simple si j’étais un morse.

Ma mère leur ressemblait.

Mon père étant aux abonnés absents, elle reportait sa colère sur moi.

Elle faisait que se goinfrer,

me frapper et piquer des crises.

Mais chez moi, je ne versais aucune larme.

Ma mère était celle qui pleurait, voilà tout.

Mon père avait une maîtresse et ne rentrait quasiment jamais.

Les rares fois où il se montrait, il avait bu comme un trou.

C’était un père indigne, mais je ne le détestais pas.

Il m’avait offert un atlas illustré.

ATLAS DES ANIMAUX

Je le feuilletais chaque jour sans m’en lasser.

J’avais lu de nombreux atlas à la bibliothèque,

mais celui de mon père était de loin mon préféré.

J’avais une autre passion.

Les voitures.

Travailler comme chauffeur ne me déplairait pas non plus.

Parfois, exceptionnellement,

mon père m’emmenait faire un tour.

J’aimais partir en famille,

mais ma mère était rarement des nôtres.

Mon père devait aller voir cette maîtresse,

voilà pourquoi il ne le lui proposait pas.

« Hiroshi, pas un mot à ta mère », m’intimait-il,

avant de me laisser seul au zoo.

J’étais peiné pour ma mère,

mais je raffolais de ces sorties.

Si je fuyais le regard des humains, je soutenais celui des animaux.

Je ne pouvais pas parler aux humains,

mais je pouvais discuter avec les animaux.

J’avais vu un morse.

Un animal au cri étrange et au corps massif.

J’avais en effet perçu notre ressemblance,

mais j’y avais décelé ma mère aussi.

J’allais devoir retourner dans ce monde rempli d’humains,

alors que je rêvais de rester là-bas.

C’est pourquoi…

le jour de l’accident…

j’avais…

Et le duo repêché est…

le nº 1 770, Rush Style !

Pour de vrai ?

– T’as vu ça ? – On l’a fait !

Je suis sur un nuage !

On a bossé dur sur notre sketch.

Donraku se retire du jury.

Fallait s’y attendre. Sa gamine est morte.

Tu peux zapper, s’il te plaît ?

Je suis chaud bouillant !

DIRECT – COURSE-POURSUITE AVEC UN TAXI

Impossible d’avoir Odokawa.

Où est son taxi ?

À Toranomon, il prend la direction du port.

D’accord, j’y vais.

Laissez-moi y aller avec vous, docteur.

Un de nos auditeurs, un lycéen, m’a fait la proposition

de former un duo avec lui.

Notre performance a dû le décevoir.

On a fait que s’étriper en direct.

Tu veux vraiment qu’on se sépare ?

C’était ton idée, hein. Si ça marchait pas, c’était fini.

On était à ça. Je m’en voudrais d’arrêter sur un échec.

On remet ça à l’an prochain ? Réfléchis-y.

Je suis mort, sans toi. T’es mon partenaire.

Je croyais que j’étais nul.

Sois sympa. Me lâche pas, je vais bosser nos textes !

Allez, j’ai besoin d’un signe !

Les enquêteurs risquent de nous solliciter à nouveau.

On doit être prêts.

On devrait leur dire la vérité…

Comment ça, la vérité ?

Tu sais ce qu’on a fait ?

T’as vu dans quoi elle vit ?

Cette espèce de préfabriqué avec toute sa smala ?

Ouais, elle passe ses journées dans le bain.

– Le délire. – Elle doit avoir la peau ridée.

QUEL EST TON RÊVE ?

DEVENIR TRÈS RICHE

Salut.

Je rentre tard, désolée. Tu as mangé ?

Pas encore.

Tu dois être crevée, non ? Je me débrouillerai.

J’ai encore ton panier-repas à faire. Mais pas de poulet frit au menu.

Merci, maman.

Tu es fascinante, pour moi qui ai renoncé à mes rêves.

On a qu’une seule vie,

alors mets tout en œuvre pour les réaliser.

Il me reste plus rien.

J’ai perdu la partie.

DIRE QUE LA MYSTERY KISS DISPARUE ÉTAIT LA FILLE DE DONRAKU. C’EST BIEN TRISTE, MAIS LE PLUS GROS MYSTERY, C’EST L’ÉTAT DE MON COMPTE EN BANQUE.

Rentre-lui dans le lard !

Vous connaissez le nom de sa maladie ?

Oui, c’est un trouble qui s’appelle…

L’agnosie visuelle, une dysfonction du lobe occipital.

L’agnosie visuelle, vous dites…

Ça veut dire…

Il ne reconnaît pas ce qu’il perçoit.

Un traumatisme crânien a entraîné des troubles cognitifs.

Arrêtez-vous !

Tu fileras pas !

Shirakawa !

Ça va faire le buzz !

Allez, j’ai besoin d’un signe !

Pas une bagnole, comme signe !

C’est pourquoi, le jour de l’accident,

j’avais ressenti de la joie.

Ma mère avait pris les clés,

et mis mon père qui dessoûlait à l’arrière.

Notre première sortie à trois depuis des lustres.

Mon père dormait à poings fermés,

ma mère semblait contrariée,

mais j’étais heureux.

C’était ma première balade nocturne,

et le scintillement des lampes, des feux et des phares

me semblait sublime.

Quand j’ai rouvert les yeux, j’étais dans un lit d’hôpital.

Ma tête tournait, je me sentais étrangement faible.

Le médecin de service m’avait perdu dans ses explications.

J’avais simplement retenu

que mes parents ne reviendraient plus,

et que le docteur ressemblait à un crocodile.

C’est parce que j’étais enfin devenu un morse.

Famille et professeurs ont défilé.

Ils se concertaient d’un air grave,

me noyant de paroles,

mais ça ne me troublait guère.

Je croisais patients et infirmières,

sans que cela soit un problème.

Car devant moi apparaissaient pandas, castors,

tortues et autres lamas.

Tout le monde me plaignait,

alors que je me sentais délivré.

Un jour, un tapir m’a rendu visite,

prétextant s’occuper de moi.

Je n’aurais plus à voir mes anciens camarades,

et je partirais pour Tokyo.

J’étais sur un nuage.

J’étais heureux d’être devenu un morse.

Je n’ai croisé ce tapir qu’à cette occasion,

mais j’espérais un jour pouvoir le remercier en personne.

Queixada !

Par ici ! Vite !

Odokawa !

Odokawa !

Odokawa !

Odokawa !

Odokawa…

Odokawa…

Dis, Odokawa. J’ai l’air de quoi ?

D’un humain.

D’accord.

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