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- Voici votre boisson, monsieur. - Merci.
Je pourrais avoir de l'eau, s'il vous plaît ?
Tout de suite.
Bientôt à la maison.
Ouais !
Excusez-moi de vous déranger, M. Shepard,
mais nous sommes si heureux de vous avoir à bord.
Vous pourriez me dédicacer votre livre ?
C'est que... c'est pas mon livre.
C'est April qui l'a écrit.
Vous acceptez ?
Votre récit est vraiment fascinant.
Je veux dire...
ce que vous avez fait est incroyable !
Vous êtes un vrai héros !
Merci.
De rien.
Nous serons en dédicace samedi à New York
si vous voulez venir.
Vous voulez dire que vous m'invitez ? Merci beaucoup !
Et encore une fois,
nous sommes vraiment honorés de vous avoir à bord.
À plus tard.
Pourquoi ne pas vouloir profiter de tout ça ?
Écoute, April...
tu sais que deux de mes amis sont morts,
et j'ai quasiment détruit Los Angeles.
Et puis, j'ai fini dans la gueule d'un requin.
Crois-tu vraiment que ça donne envie d'en profiter ?
Tu as raison, je suis désolée, je...
Non, non. Non, c'est moi.
Mais c'est juste...
c'est cette notoriété qui est folle.
Ça ne te dérangeait pas vraiment avant.
Oui, mais là... c'est différent.
Considère que tu es en vacances.
Tu retournes dans ta ville, tu vas voir ta sur...
et ton beau-frère.
Oui.
Qu'est-ce qui ne colle pas entre vous ?
Écoute, pour l'instant,
j'ai plutôt envie de me concentrer
sur la bonne pizza que je vais manger en arrivant.
Je vais me passer de l'eau sur le visage.
- Ça va ? - Oui, oui, oui, ça va.
- Tu es sûr ? - Oui, sûr.
Tu es sûr que ça va ?
Ça va aller.
Mesdames et messieurs,
ici votre commandant de bord, Bob Wilson.
Nous allons bientôt entamer notre descente vers New York.
Je tiens à vous remercier
d'avoir choisi Santa Mira Airlines,
le meilleur moyen de voler.
- Vous avez pris quel plat ? - Celui à la dinde.
Moi aussi ; je voulais goûter le poisson.
- Mais finalement, j'ai pris la dinde. - Jamais de poisson en avion ?
Mesdames et messieurs, nous commençons notre descente
et allons traverser une petite zone de turbulences.
Veuillez boucler vos ceintures, s'il vous plaît.
J'aime bien l'expression "petite zone".
- C'est une façon de parler. - Ç'a drôlement secoué !
Bah ! Ce sera pas si terrible, rassurez-vous.
Je dois juste m'assurer que tout le monde
reste collé à son siège sans se faire assommer :
je ne veux pas de procès sur mes vols.
Vous avez raison.
Ne vous inquiétez pas, ce n'est rien.
J'en ai déjà vu d'autres.
S'il vous plaît ! Une hôtesse, vite !
Il y a quelque chose sur l'aile ! Il y a quelque chose !
- Vous l'avez vu ? - Qu'avez-vous vu ?
Là, regardez.
- Je... - M. Shepard.
Gardez votre calme, s'il vous plaît.
Nous traversons une banale zone de turbulences.
Il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Ça va, M. Shepard ?
Je vous demande de rester calme, monsieur.
Je ne vous laisserai pas affoler les autres passagers.
D'accord ?
Oui. Ça va, rassurez-vous.
Je suis calme.
Très calme...
Qu'est-ce que tu as vu ?
Ça recommence.
- T'as vu ça ? - On dirait des oiseaux.
- Ce sont des chauves-souris. - Des oiseaux !
- Des chauves-souris. - Des oiseaux, je te dis !
Ça suffit, vous deux. Chut ! Silence !
Le moteur 2 est en feu, commandant !
Nous avons heurté quelque chose !
Mayday ! Mayday ! Mayday !
Ici le vol 209.
Nous avons perdu le moteur n° 2 !
Nous demandons à atterrir d'urgence à JFK.
Nous descendons rapidement.
Nous sommes à 6 000 mètres actuellement.
Vérifiez la température du moteur 3.
Oui, commandant !
Non, mais qu'est-ce que c'est ?
Mais... j'ai jamais vu une telle chose.
Vol 209, précisez la cause du problème.
Je répète : précisez la cause du problème.
Nous devons leur répondre quelque chose, commandant.
Leur répondre quoi ?
- Mon Dieu ! - Accrochez-vous !
On va tous mourir !
Calmez-vous ! Calmez-vous, tout ira bien.
Gardez vos ceintures ! Gardez vos ceintures ! Nous allons...
Vérifiez les panneaux latéraux !
D'accord.
Où vas-tu, Fin ?
Fin !
Tenez bon ! Tenez bon !
Accrochez-vous !
Accrochez-vous !
Fin !
AH !
Accrochez-vous !
Tenez bon ! Je suis presque là, j'arrive !
Tenez bon !
Votre main !
Ici le vol 209 ! Les 2 pilotes sont morts !
J'arrive à voir la piste.
Je suis en train de descendre le train d'atterrissage.
Dégagez la piste ! J'arrive à toute allure !
Ne lâchez pas ! Tenez bon !
Attrapez mon pistolet !
Attention derrière vous !
- Tenez bon, j'arrive ! - Ma main !
Accrochez-vous ! Accrochez-vous !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu !
Bienvenue à New York.
Ce temps me rend dingue !
Un coup il fait chaud, ensuite il faut froid.
Chaud, froid, froid, chaud...
Il faudrait savoir. Il y en a marre !
Tu devrais porter des jupes un peu plus longues.
Arrête. Je suis sûre que toi aussi, tu portais des minijupes
avant de devenir vieille.
C'est vrai que le ciel est bizarre.
J'espère qu'il ne va pas pleuvoir.
En tout cas, votre ferry est à l'heure
et notre match n'est pas annulé.
- Donc, tout va pour le mieux. - Alors, c'est parfait !
Allez, amusez-vous bien, tous les deux.
Et surtout, n'oubliez pas :
on se retrouve à l'hôtel de Fin et April pour dîner.
- Ne perdez pas l'adresse. - Elle est là-dedans.
S'il arrivait quelque chose à ton téléphone ?
Eh ben, c'est là que mon fils intervient :
il a une mémoire de dingue, un sens inné de l'orientation.
- Il tient ça de sa mère, tu sais. - Bien, bien, d'accord.
Et s'il te plaît, sois gentil avec mon frère ce soir.
Je suis pas désagréable avec lui.
Je crois plutôt que c'est lui
qui ne m'a pas pardonné d'avoir emballé sa sur !
Comment tu parles ? Tu peux pas dire ça !
Je crois me souvenir que tu m'as emballée, tu as raison.
Ça suffit !
En tout cas, ç'a marqué la fin de notre duo de choc !
Et lequel d'entre vous était le superhéros ?
Moi, bien sûr : j'étais Batman.
C'est ça. Allez, à tout à l'heure !
- À tout à l'heure. - Amusez-vous bien.
- À ce soir. Et soyez prudentes. - Salut !
- Oui. - Salut.
Allons-y maintenant. On pourra peut-être les voir s'entraîner.
Tu crois que Wright va faire un home run ?
Peut-être avec un peu de chance.
Tu te souviens de ce que tu m'avais promis ?
D'accord, d'accord, je l'éteins, je l'éteins !
Pas de travail aujourd'hui.
On profite du match tous les deux. Allez, on y va !
Nous avons un peu plus d'informations au sujet du 747
qui a fait un atterrissage d'urgence ce matin à JFK.
Il était donc 7 h 33 et il s'agissait du vol 209
de la Santa Mira Airlines.
L'avion aurait rencontré une forte zone de turbulences
lors de sa descente,
et c'est un passager qui aurait réussi l'exploit
de poser l'appareil au sol.
L'avion a croisé une sorte de zone orageuse,
et un requin a heurté un des réacteurs.
Cela paraît dur à croire.
Ça paraît dur de croire qu'un orage cataclysmique
est sur le point de s'abattre sur Manhattan ?
Vous savez quoi ? C'est pourtant ce qui va se passer.
Alors, moi, je vous le dis : il faut boucler la ville.
Il faut appeler le maire
et mettre la garde nationale en alerte.
Qu'ils fassent décoller les hélicos
pour lancer des bombes dans la tornade !
Écoutez, vous êtes sur les nerfs.
Je ne suis pas cinglé. Il faut alerter toute la ville.
Les gens doivent connaître la vérité avant que cela n'arrive.
M. Shepard, nous sommes prêts.
- Dégagez le passage ! - Un commentaire ?
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