Riff-Raff

Riff-Raff

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Riff Raff 1991 720p BluRay x264 YIFY
A Commentary by lbphot

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x264
720p
720
Published on: 2015-05-12
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The first 200 lines.

Le type sans casque... Prends son nom.

Vous faites quoi ? Il faut me garder tout ça...

Réparez-moi tout ça.

Par ici, toutes ces boiseries. On les garde.

Faut les protéger !

Avec quoi ? Bâche ou planches ?

Euh... Faut les protéger, quoi !

Des planches.

Alors, ceux qui pointent tard...

ils se repointent plus ici. C'est compris ?

Le jeudi, c'est la paye. Ou c'est la porte. Alors gaffe.

Ces bennes, c'est pas des reposoirs.

Il faut les remplir. Pendant que j'y pense,

j'espère que vous ne pointez pas au chômedu.

On a pas le droit.

Tu serais surpris, mon salaud.

J'en ai vu des choses, crois-moi.

Quelles choses ?

Du vol ! Travailler sous un faux nom,

mauvaise attitude au travail, paresse

et un putain de vocabulaire dégueulasse !

On ne pisse pas dans les coins.

C'est interdit. On aime pas ça.

Pas très hygiénique...

Dégueulasse, tu veux dire.

Je peux ?

Vas-y.

Ton avis sur la couche d'ozone ?

Je m'en tape si ça gêne pas le boulot. D'autres questions ?

On a une avance ?

T'as plus de chances de voir un chat unijambiste

enterrer sa crotte sous un iceberg !

Je viens voir M. Siddons.

Merde, t'es pas la bonne fée alors. C'est quoi ?

Mes papiers du chômedu.

J'en ai rien à cirer. Ça, c'est votre vie privée.

Au fait, les impôts...

On vous les paie mais il vous faut une assurance.

Vous êtes indépendants.

Garde-les, tes papiers. Allez, au travail.

Venez tous avec moi. Je vous montre le boulot à faire.

Y a du boulot ?

- Quoi ? - Du boulot ?

Attends 5 minutes.

Vous voyez les bennes. A 16 heures, faut qu'elles soient pleines.

La mère Thatcher commande.

Bien, Margaret.

Tout ce qui traîne par terre,

tout ce qu'on jette, c'est pour la benne.

Vous deux, attaquez le couloir.

Il sait ce qu'il veut.

Au moins, on sait où on en est.

Ferme-la. Tu vois ça ? 24 carreaux de placo.

Ça va au quatrième.

Tu rougis quand t'es en colère.

Je t'ai à l'oeil aussi.

Pourquoi vous traînassez ?

Dis-nous quoi faire.

Je vous dis quand aller chier ?

Je pourrais être ton père. Sois poli un peu.

- T'es qui, toi ? - Wilf.

- Et tu viens d'où, Wilf ? - De Bristol.

Un enculeur de moutons...

Va avec le type de Liverpool. Vous allez vous entendre.

Et mettez vos casques !

Je veux voir personne sans casque sur ce chantier.

Ça va, l'Ecossais ?

Stevie.

Oui, Stevie. Ça va, l'Ecossais ?

Tu crèches où ?

Je suis chez des potes pour le moment.

Et après, tu vas où ?

Chais pas, je trouverai un truc.

Tu veux un squat ?

Tu m'en trouves un ?

Ça, on peut t'en trouver, un squat. Hein, Mo ?

On lui trouve un squat ?

Pas de problème. On verra ça samedi.

Il y en a plein là-bas. On te trouvera ça vite fait.

Pas de problème. 1990...

des millions de sans-abri.

Il y a combien de chômeurs ?

3 millions et demi.

Combien d'ouvriers en bâtiment ? 250 000 !

Des branleurs !

Arrête ! Sûr qu'ils veulent bosser.

Il reste des millions d'hectares de terrain...

et les briqueries ont du stock.

Les sans-abri, ça doit pas exister !

C'est dingue.

Ça y est, c'est parti.

On a construit 5 000 maisons à Liverpool...

Puis la municipalité travailliste

s'est fait lourder.

Un putain de squat !

Il demande qu'un squat, bordel !

T'avais qu'à pas voter Thatcher.

J'ai pas voté Thatcher !

J'ai jamais voté Thatcher, moi !

- Si, t'as voté pour elle. - Jamais !

Elle a eu 41% des suffrages

mais 59% ont voté contre elle.

Putain, il veut qu'un squat.

D'accord, grande gueule. Toi, ça va, t'as ton pavillon !

Putain, tout ce qu'il veut, c'est un squat !

Où ils vont ?

Chez Pascal.

- Quoi ? - L'appart est vide, non ?

Allez, empêche-les de passer.

Faudra que tu mettes des verrous.

Oublie pas de fermer en partant le matin.

Pardon, les gars.

Y a rien pour lui ici.

Tu me laisses passer, mon grand ?

Pas question.

Allez, un peu de respect.

Je te pète la jambe !

Change de ton.

- Ta gueule ! - Va te faire foutre !

Fais pas chier et ça ira bien.

C'est con, hein ?

C'est pas après nous qu'ils devraient en avoir.

- Quel numéro ? - 39.

- Alors ? - C'est pas mal.

Home Sweet Home.

File-lui un coup de latte !

Orientation au sud.

Tout confort.

Même une batterie !

Ça pue la pisse.

T'en fais pas. Mo sait nettoyer.

Il nettoie après Larry.

Je m'occupe du gaz. Déblayez les fenêtres.

Ça pue vraiment la pisse, hein, Stevie ?

- Tu t'en sors ? - Au poil.

C'était à nous avant qu'elle nous le pique.

On reprend notre bien.

Voilà, c'est fait. Vous vous fatiguez pas trop ?

Je vous ai pas empêchés de dormir ?

Putain, je viens de dégager les fenêtres !

Ils en ont pas parlé à la télé. Tiens, ça marche...

toujours.

Ça aussi, c'était à nous avant.

Pourquoi faut-il

que des mecs se fassent du fric sur notre dos ?

Dès qu'un gosse boit de l'eau ?

Qu'un retraité se chauffe au gaz ?

Les spéculateurs se faisaient du fric avec l'immobilier avant.

Maintenant, c'est avec le gaz.

Chaque fois,

on a droit à un discours parlementaire avec toi !

Merci du compliment, mais tu t'en fiches, hein ?

On t'écoute pas.

Bon sang, on coupe le jus aux gens tous les jours.

Pareil pour le gaz.

Jamais t'arrêtes ?

C'est bien le lumpen prolétariat !

On y va.

Hé, l'Ecossais,

oublie pas mes outils.

Je te les rapporte demain. Merci, les gars.

Pousse-toi. On va gerber ce machin.

Larry ! Pousse-toi !

Faites gaffe !

Il y a des gens ici. Venez par là, cocotte.

Y a des gens qui passent, pauvre cul !

Ne jetez rien !

Vous êtes complètement barjes !

Y a des gens ici, bande de glands !

Allez, on en a plein comme ça à jeter.

Recule un peu, tu veux !

Allez, bouge, recule !

Pousse-toi. On y va.

Emmanchés de mes deux ! Vous êtes fiers de vous ?

Vous avez pas cassé que son feu !

Plus de primes pendant une semaine ou deux.

Tiens, ducon !

T'es malade. Ç'aurait pu être un gosse.

Regarde-moi ces paresseux. Et ça veut du travail, ça.

Les ouvriers ne veulent plus bosser. Ils me font rire.

Ils sont heureux comme cochons dans la fange à rien foutre.

Déjà l'heure ?

Pas pour toi. On nous livre du plâtre et du sable.

On vide les apparts mercredi

et on pose la toiture lundi matin.

J'arrive de la cuisine. Tu parles d'hygiène.

J'y ai vu des rats ce matin.

Pas étonnant. Je parie qu'ils sont au chômedu aussi.

Ils jouent aux cartes ! Ils vont faire une chorale, après.

Vire-moi le type avec les cartes.

C'est lequel ?

Le Schtroumpf.

En 6 lettres : naïf, naturel et innocent.

Ingénu.

Ingénu. Ça rentre.

Faut enrichir son vocabulaire.

J'étais comme vous autrefois.

Naïf, naturel, innocent.

C'est un beau mot.

Ça veut dire beaucoup.

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