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Tu en as désormais une parfaite maîtrise.
Ouais, j’ai hâte de l’utiliser au combat.
Dis-moi, Seran. Qu’as-tu pensé des démons ?
Eh bien…
Ils sont forts,
mais ils ne me font pas tellement peur.
Au début, j’avais en tête les rumeurs et les légendes qui les entourent,
mais plus je les connais, moins ils m’impressionnent.
Quelle que soit leur puissance,
ils ressemblent trop aux humanoïdes pour t’effrayer.
C’est ça ?
Oui, exactement. C’est ce que je ressens.
Qu’est-ce qu’il y a ?
Je me disais juste que nos pensées étaient synchrones.
Dis pas ça, c’est super flippant.
Je comprends mieux sa décision.
Tu as laissé filer la démone ?
Oui.
Je t’avais bien dit de la retenir !
C’était compliqué, figure-toi.
Bon sang ! Je n’avais pas prévu ça.
Franchement, elle n’avait pas l’air si méchante.
Si elle avait été vraiment dangereuse, Seran ne l’aurait pas laissée partir.
Ces trois siècles de paix ont dû changer la mentalité des démons
autant que celle des humanoïdes.
Ah, vous êtes là ?
Comment allez-vous ? Vous êtes rétablies ?
Oui, le docteur a dit qu’il n’y avait aucun problème.
Je suis déjà apte au combat !
Je n’étais pas sérieusement touchée, et je me suis bien reposée.
Tout va bien.
Tant mieux. Vous vous êtes bien battues.
J’ai vraiment eu peur de vous perdre.
Merci.
Ça n’a rien d’extraordinaire, je t’assure.
C’est vrai. Pas la peine d’en faire des tonnes.
Je dois sortir les violons, ou quoi ?
Bonjour, Kaïl. Mon père est dans la pièce du fond.
Merci.
Dis, Sildonia, j’aurais à te parler, si tu as un instant.
Je t’écoute. Que veux-tu me dire ?
Eh bien…
Comment dire…
On dirait que tu vas mieux.
J’étais crevé à cause de ta commande impossible,
mais ça peut aller.
Il paraît que vous partez demain.
Oui, c’est décidé.
J’ai des petits cadeaux d’adieu pour vous.
Ce sont des fourreaux pour l’épée sacrée Rand et la tienne.
Ça m’a exercé à travailler le mithril que tu m’as fourni en quantité.
Merci infiniment !
Sildonia n’aimait pas ce fourreau de basse qualité.
Tu m’as beaucoup aidé.
Je ne gaspillerai pas le mithril que tu m’as donné.
Sildonia,
c’est vrai que tu t’en vas ?
Oui, Kaïl a dit qu’on partait demain.
J’aimerais te demander de reconsidérer ton choix…
Peux-tu rester définitivement avec moi ?
C’est tout bonnement impossible.
Je dois prendre la route avec Kaïl.
Essaie de t’arranger.
J’aimerais que tu m’enseignes encore plein de choses.
Gô…
Ne t’inquiète pas. Je t’ai appris tout ce qu’il fallait.
Avec l’aide financière de Kaïl, tu peux terminer le golem tout seul !
Je vois. Il n’y a rien à faire.
Ne le prends pas mal.
J’appartiens à Kaïl, voilà tout.
Un problème ?
Non, ce n’est rien.
C’est d’accord, j’abandonne. À tous les niveaux.
Je ne sais pas de quoi tu parles, mais tu as de l’avenir.
Continue de travailler avec ardeur.
Merci pour tout.
Oh, Kaïl ! Ton affaire est réglée ?
Oui.
Gô, je compte sur toi, pour le golem.
Entendu.
Au revoir !
Kaïl a déjà Lise et Urza avec lui.
Il lui faut aussi Sildonia ?
Plus tard, Kaïl recevra différents surnoms.
On dit que l’un d’eux,
« Le Héros paillard », provient de cette ville de Calan.
Miranda m’a annoncé que le maire Bax avait rendu son dernier souffle.
Gloire à Calan !
Bax !
Se sachant déjà condamné,
il s’était subitement affaibli en réalisant
que son action avait été vaine.
Sur son lit de mort,
il a tout avoué au sujet des enlèvements.
Alors, cette affaire…
On peut dire qu’elle est résolue,
mais il reste un problème.
Le massacre qui a été perpétré à l’ambassade de Gargan ?
Oui.
L’empire va pointer les torts de Zirgus
pour faire monter la pression.
Même l’annulation des fiançailles de Mlle Milena
est une exigence envisageable.
Cela me donne la migraine.
Je ne peux que vous laisser gérer seule cette situation.
Vous avez raison.
Désolée de vous infliger mes jérémiades.
Ce n’est rien, je vous en prie.
Gazus a été officiellement désigné comme nouveau maire.
Je suis surpris.
Il était enfermé dans son atelier, quand je l’ai vu.
Oui. Il a accepté le poste à condition de me laisser
exercer le pouvoir réel, de sorte qu’il puisse se consacrer
à son métier de forgeron.
Je comprends mieux, maintenant.
Pour s’entraîner à façonner le mithril,
il nous a fabriqué des fourreaux.
Ça ne m’étonne pas de lui.
L’entraînement n’était qu’un prétexte.
Sans vous, il y aurait eu davantage de morts.
Nous vous remercions du fond du cœur, Gazus et moi.
Puis-je aborder un sujet un peu délicat ?
Oui, bien entendu.
Récemment, Gô a eu un différend financier.
C’est vous qui tiriez les ficelles ?
Victime d’un chantage de la part du maire,
Gazus a pris ses distances avec vous pour vous préserver du danger.
Pensant être délaissée, vous avez imaginé
un moyen détourné de redonner de l’élan à votre relation.
Votre regard s’est porté sur Gô, qui cherchait des prêteurs.
Vous avez fait miroiter à des brigands,
sans vous compromettre, la possibilité d’empocher un pactole.
Et vous attendiez que le problème s’aggrave
pour sauver Gô, de sorte que Gazus se sente redevable.
Je ne pense pas être loin de la vérité.
Bravo. Votre sens de la déduction m’impressionne.
Mais avez-vous des preuves concrètes ?
Eh bien non, malheureusement.
À la bonne heure ! Quel dommage !
Vous ne sortez donc pas du domaine de la conjecture.
Je ne peux pas le nier.
Oubliez tout ce que je viens de dire.
Vous êtes quand même très suspicieux.
Qu’est-ce qui vous a fait croire cela ?
Allons, je sais d’expérience que vous pouvez commettre sans scrupules
ce genre de bassesses.
Si vous avez fait des choses inavouables, j’aurais une requête.
Pouvez-vous maintenir le secret absolu
sur le golem que Gô tente de reconstituer ?
Non seulement à l’étranger, mais aussi à Zirgus.
Si c’est ce que vous souhaitez, cela me semble faisable.
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