The first 200 lines.
23.976 FPS
Contribution : MôT
su-ki-da,
Yosuké, tu te souviens ?
Moi, je me souviens.
M. l'ex-joueur de base-ball, tu deviens coquet ?
Il y a une thèse sur la participation du père de Shikibu Murasaki.
Il fut à l'origine de cette œuvre et sa fille la termina.
Il est difficile de déterminer un seul auteur.
C'est quoi ce morceau ?
C'est ce que Yosuké joue à la guitare.
Il répète toujours le même morceau.
À force, je le connais par cœur.
C'est lui qui l'a composé ?
Non, ça m'étonnerait.
Tu sais...
Avant, il faisait du base-ball avec le crâne rasé.
Et puis, maintenant, il arrête pour la guitare.
Il me dit qu'il veut vivre de sa musique.
Chante-le-moi encore.
Pas question !
Il y a six mois,
ma sœur a perdu la personne qui lui était la plus chère
dans un accident.
Curieusement, depuis
elle sourit plus qu'avant.
J'ai faim.
Attends un peu.
C'est moi.
Salut.
Bonsoir maman.
Bonsoir les filles.
Quelle journée !
Tu veux du thé ?
Volontiers.
Et toi, Yû ?
Oui.
Ta sœur, ça va ?
Comme ci comme ça.
Mais ça devrait aller.
Yosuké s'inquiétait pour ma sœur
qui souriait un peu plus qu'avant.
Ouvre-le !
Un, deux.
Toujours le même morceau.
Dommage !
Encore.
Un, deux.
Ta sœur, ça va ?
Un peu mieux.
Elle a repris des forces.
Ah oui ?
Ta sœur...
Son uniforme du lycée, c'était une veste ?
Ou une marinière ?
Quoi ?
Pourquoi ?
Je sais pas.
Tu sais pas ?
Ça t'intéresse ?
Tu veux savoir ?
Laisse tomber.
Alors...
Je te le dirai demain.
Tu seras frustré toute la nuit.
Comment ça, frustré ?
Bonjour.
Bonjour.
Tiens,
Hirahara.
Pourquoi cet uniforme ?
Ma mère a donné mes deux uniformes au pressing.
J'ai dû mettre celui de ma sœur.
Ah bon ?
Eh bien...
C'est seulement pour aujourd'hui ?
Oui.
Alors, tant pis.
Au fait, Hirahara.
Viens me voir en salle d'orientation.
Oui.
Et puis, Fujii.
Toi aussi,
en salle d'orientation.
Au revoir.
Comment dire...
Il faudrait écrire quelques noms d'université
même si tu n'es pas décidé.
Mais pas des noms en l'air, quoi...
Mais...
je ne vous suis pas très bien.
En fait...
Ce que je voudrais,
c'est vivre...
gagner ma vie avec la musique.
Je comprends, mais...
Tu veux sentir l'odeur ?
Quoi ?
Pervers !
Tu aimes ce morceau ?
Quoi ?
Ce morceau, tu l'aimes ?
Oui.
Yosuké voudrait te parler.
Il t'attend devant l'écluse
à 17 heures.
Je ne sais pas ce qu'il veut te dire,
mais vas-y.
Oui.
Tiens.
Cette marinière,
c'est mon ancien uniforme ?
Oui.
Je te l'ai emprunté.
Il te va bien.
Hier, j'ai vu ta sœur.
Elle connaissait le morceau.
Mon morceau.
Comme tu me le répètes tout le temps,
j'ai dû le fredonner à la maison.
Tu ne trouves pas ça joli ?
C'est un ami de ma sœur, Yosuké
qui a composé ce morceau.
C'est vrai que c'est joli.
J'ai une question à te poser.
Quoi ?
Retrouve-moi après les cours
devant l'écluse.
Tu ne dois pas voir ma sœur ?
Non, pas aujourd'hui.
Je lui ai dit que je n'irai pas.
D'accord.
Yû.
Dis...
Quoi ?
Quoi ?
Ta sœur...
Rien.
Mais quoi ?
Non, rien.
Qu'est-ce qu'elle a ma sœur ?
Laisse tomber.
Pardon.
Qu'est-ce que tu as ?
Qu'est-ce que tu as ?
Rien.
On fait presque la même taille.
Oui, presque la même.
Quoi ?
Quoi ?
Lève le bras.
Pas comme ça.
Tu tends les doigts comme ça.
Que vois-tu au bout ?
Concentre-toi sur tes doigts.
Quoi ?
Je ne sais pas pourquoi je pleurais.
Je ne sais pas pourquoi je laissais couler mes larmes.
Pourquoi...
Un, deux.
C'est moi.
Bonsoir.
Salut.
Yû ?
Quoi ?
Qu'est-ce qu'on fait pour dîner ?
Ce que tu veux.
Tu veux une pomme en attendant ?
Je sors les assiettes ?
S'il te plaît.
Bon appétit.
T'as cinq minutes ?
Quand tu voyais ma sœur,
elle fredonnait à la maison.
Tu vois...
Tu pourrais la voir de temps en temps ?
Vous pourriez aller voir un film par exemple ?
Elle t'attendra devant le cinéma vendredi à 17 heures.
Non.
Vendredi à 17 heures,
je l'attendrai devant l'écluse.
Tu lui diras ?
D'accord.
Salut.
Yosuké voudrait te voir vendredi.
Il t'attendra devant l'écluse à 17 heures.
Bien.
L'accident s'est produit
ce vendredi à 17 heures.
Elle était en chemin pour rejoindre Yosuké.
Yû.
Tu sais...
Ne te sens pas responsable.
Je ne savais pas
que tu avais presque terminé ta musique.
Le morceau que tu jouais...
ma sœur le fredonnait dans la cuisine.
Un jour,
tu me le feras écouter en entier ?
Oui.
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