The first 200 lines.
Ça te regarde pas.
- Pardon. - Une tache de verre ?
J'ai la mauvaise habitude de poser ma boisson sur la table.
Tu poses directement ta boisson sur le bois. Regarde la tache.
On essayera de l'enlever en ponçant.
Respectes-tu le bois ?
- Je crois. - La vache.
Tu avais un gobelet pareil à la fête de Julia.
Tu as laissé la tache de verre sur la table de Julia.
Elle m'a accusé, mais c'était toi.
Enfin, c'est pas grave.
Tu as raison. Ce n'est pas grave.
Cela dit,
j'aimerais beaucoup que tu dises à Julia
- que tu as laissé la tache. - Je l'appelle pas.
Dis-lui simplement que c'est toi qui as laissé la tache.
- Attends une seconde. - Je veux pas.
- Je veux que tu lui parles. - Je veux pas lui parler.
Cheryl, une seconde.
- Je ne parlerai pas à Julia. - Jules !
- Non, l'épisode était formidable. - Pourquoi je suis venue ?
Je t'ai dit que je voulais pas, mais tu m'écoutes pas.
Quitte pas.
Cheryl, attends. Je crois que c'est elle, la tache de verre.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? - Je pars.
- Pourquoi ? - Pourquoi ?
THE DIVORCE
UN AN PLUS TARD...
UN AN PLUS TARD... Le divorce est dur, mais ça ira.
C'est le meilleur accord que vous pouvez avoir.
Vous gardez votre maison, tous vos biens.
C'est important pour vous.
- Je dois paraître gentil. - Vous paraîtrez gentil.
- Mais je veux pas l'être. - Je sais.
- Vous avez saisi ? - Oui.
C'est mon métier.
Vous y gagnerez, pas elle.
La tarte aux pommes néerlandaise,
l'intérieur, l'essentiel du gâteau, c'est ce qui vous revient.
Et le dessus de la tarte qui est tout joli
est ce qui lui revient. L'apparence.
Mais j'aime beaucoup le truc friable du dessus.
Tout le monde. C'est délicieux.
Je préfère plutôt avoir ça que la tarte.
Mais ce n'est qu'une partie. C'est l'intérieur qui fait la tarte.
C'est ma partie préférée.
Inversons. L'intérieur lui revient
et vous revient le truc brun friable tape-à-l'œil.
Le truc brun friable délicieux. La cannelle.
C'est un bon accord, prêt.
Tout va bien se passer. Vous êtes venu au bon endroit.
Vous savez quoi, Berg ?
- Vous tenez le cap. - Merci beaucoup, capitaine.
Cheryl et son avocat vont arriver.
Vous n'êtes pas obligé, mais rester ne serait pas une mauvaise idée.
Non, je vais y aller.
Entendu.
- Vous pouvez rester. - Bon bureau.
Il y a plein d'espace en dessous.
Un bon bureau pour se faire sucer.
Je ne l'ai pas acheté pour ça. On dira que c'est un heureux accident.
Vous inquiétez pas. C'est un bon accord.
Bien. Je vous laisse faire.
- Je vous fais confiance. - Vous pouvez.
À la prochaine.
Salut. Contente de te voir.
- Aussi. - Je te présente
- David Rabinowitz, mon avocat. - Enchanté.
T'as engagé un chauve.
C'était une coïncidence. Je cherchais pas un chauve.
Vous savez, vous auriez dû vous récuser.
On ne peut pas s'affronter. Ça fait partie du code.
C'est dans le code des chauves.
Je dois passer récupérer des trucs.
Tu veux la literie ?
- Je lui laisse la literie. Voyez ? - Tu n'aimes pas la literie.
Si. Et je te laisse tous les oreillers.
- Tu les veux aussi ? - Tu n'aimes pas non plus les oreillers.
Je sais, mais je pourrais te les faire payer si j'étais pas juste.
- Les oreillers ? - Oui. Pas vrai ?
- Techniquement. - Exact.
Ton avocat chauve dit que techniquement, oui.
Et je peux vous appeler "chauve". Comme les Noirs se disent "négro".
- "Salut, crâne d'œuf." - Évite.
Tu vas trop loin.
Que fais-tu ?
Je répète un tic que je travaille.
Pour des rancards. Je me demande si elle fera la remarque.
Tu fais ça en rancard ?
- Je répète le truc. - Pour voir combien de temps elle...
Tu penserais quoi en étant face à un mec qui fait ça ?
S'il le fait exprès, c'est un connard.
Car je te l'ai dit et que tu me connais.
Mais si on venait de se rencontrer,
t'es en face de moi et que je me mette à...
Ça marche pas. Évite.
Pourquoi ça ?
- Allons-y. - Expérimentation sociale.
- Je te textoterai. - Enchanté.
J'ai le meilleur avocat juif en divorce.
- Il est super. - T'aimes bien Berg ?
Si on se sépare et qu'on divorce, on fait 50-50.
Tu prends les 50 % que tu veux. Sans disputes, sans négativité.
Tu te fous de ma gueule ?
Tu crois ce sera joli si on divorce ? Jamais de la vie.
Je te prendrai tout, monsieur.
Je punaiserai tes couilles au mur.
T'auras rien.
Évoque encore le sujet, tu regretteras de m'avoir rencontrée.
Grande nouvelle.
Devinez où le Funk ira pendant trois semaines.
Miami ?
Londres !
- Ça alors. - Pour affaires. Super, hein ?
C'est bien.
- Tu y vas ? - Non.
- Non ? - Elle aime pas voyager.
Les voyages d'affaires, sans moi.
- Tu y es déjà allée ? - Non.
Tu devrais ! C'est magnifique en cette période.
C'est vrai ?
Je devrais peut-être y aller.
Il fait froid, brumeux. C'est dangereux, avec les gangs. Je serai occupé
- aux affaires. - Je viens jamais.
C'est une excellente idée. J'y vais.
- Parlons-en d'abord... - Merci.
C'est décidé. J'irai.
Vous prenez quoi ?
- La soupe de poisson. - Une salade légère.
- J'ai pas très faim. - Je vais au buffet.
Je reviens.
- Ça va ? - Plutôt bien.
- Anna ! - Mon Dieu ! Comment tu vas ?
Vous connaissez Joe O'Donnell, le propriétaire des Dodgers.
- Je veux pas déranger. - Je faisais de la gym avec Anna.
- Ça va ? - Très bien.
Tu as parlé à Andy, notre avocat intrépide ?
- On a le même avocat en divorce. - On s'amuse comme des fous.
- Comment ça se passe ? - Eh bien...
C'est pour le moins compliqué.
L'équipe représente un bien.
C'est un peu précaire en ce moment. Il nous donnera satisfaction, je pense.
- Je suis confiant. - Il est bon.
D'ailleurs, ça t'intéresserait,
une place en VIP avec moi ? On pourra compatir
et se demander pourquoi on s'est marié.
Ça m'intéresserait, oui.
On devrait leur dire.
Kyra, la fille de Joe, frappera peut-être à votre porte.
- Elle vend des cookies. - Attention !
Elle vise le record cette année. Elle était pas passée loin.
- Je lui claquerai la porte au nez. - Arrête un peu.
- On te l'enverra en premier. - Prépare-toi.
- Voilà. - Ça vous plaît ?
C'est magnifique.
- Je vous avais dit le buffet. - Comment on s'est gourés.
Pattes de crabe, crevette, patates.
- Tu me passes quelques patates ? - Sers-toi.
- Prends une patte de crabe. - Sûr ?
- Et des crevettes. - Deux.
- Merci. - Prends-en trois.
Deux, ça suffit.
- En repartant, apporte-m'en. - Bonjour. Pardon de vous déranger.
Mais le buffet est pour vous, pas pour qui a commandé un menu.
Nous devrons malheureusement vous faire payer un buffet en plus.
"Servez-vous".
- Vous . - Je partage, et après ?
Ça devient alors un buffet pour deux.
J'allais pas me resservir.
- C'est ma seule assiette. - Comment savoir ?
Il n'est pas écrit qu'on peut pas...
Excusez-moi. Je m'appelle Hiriam Katz,
je suis avocat. Je peux peut-être résoudre ça.
Dans votre quasi-contrat
avec cet homme, rien ne vous permet de restreindre
ce qu'il fait avec votre produit après achat.
Il peut donc faire ce qu'il veut de son assiette.
Et si vous le soupçonnez de vous voler un autre buffet,
vous devrez établir l'intention préalable.
Pouvez-vous prouver l'intention préalable ?
Je m'en doutais.
Faute de ça, vous ne pouvez rien si ce n'est présenter vos excuses
à ces personnes et peut-être leur offrir une tournée.
Je m'excuse et... je vous offre une tournée avec plaisir.
Excuses acceptées. Pas la peine.
- Merci. - Merci bien.
Pardon. J'ai horreur de voir les gens se faire voler.
Je m'appelle Hiriam Katz, je suis avocat. Voici ma carte.
Bon appétit.
- O'Donnell m'a invité en VIP. - Ça, ça tape.
On va s'éclater.
Je sais. C'est mieux que... Pardon ?
- On va s'éclater. - "On" ?
Je, plutôt.
- L'invité vient accompagné. - Y a qu'une invit'.
Si je suis invité, tu m'accompagnes.
- T'as jamais été invité. - Si, souvent. Tu vois pas.
- Tu remarques pas les détails. - Quels détails ?
Les petits trucs.
- Y a qu'une invit'. - C'est toujours deux.
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