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RÉGIMENT DU SUD LANCASHIRE YPRES SOMME
NOUS NE LES OUBLIERONS PAS
DE 1942 À L'INVASION DE L'EUROPE
PLUS D'UN MILLION D'AMÉRICAINS ARRIVÉRENT EN GRANDE-BRETAGNE.
ILS VENAIENT SERVIR SUR D'AUTRES FRONTS
OU DANS LES IMMENSES BASES AMÉRICAINES.
PRATIQUEMENT TOUTES LES VILLES ÉTAIENT CONCERNÉES.
Salut.
Quelle bande de crasseux. Je parie qu'ils viennent de débarquer.
- C'est à se demander. - Quoi?
Ce que les femmes leur trouvent.
LES AMÉRICAINS
LES BRITANNIQUES
Hé, les Ricains.
Jean. Viens vite.
Il y a des centaines de Ricains.
Comme si on n'en avait pas assez.
- Oui. Maman ne sera pas contente. - Mais toi oui?
Oui. J'aime bien les Ricains.
Eh, chérie, on t'emmène?
- Tu viens avec nous? - C'est une vraie boîte de sardines.
Oui, mais il y a de l'action.
Beau pays.
Regarde tout ce vert, Danny. C'est l'hiver et tout est encore vert.
Tu crois qu'il y en a d'autres comme ça des contrôleuses de bus?
Tu penses vraiment qu'à ça?
Trois semaines à me tirer sur la tige et à tuer les poux.
T'es malade, Danny. T'as le cerveau entre les jambes.
Pause thé. On entend que ça par ici.
C'est vrai, sergent. Une tasse?
J'ai 210 hommes qui vont arriver.
Ils n'auront pas d'eau si vous ne réparez pas ces tuyaux.
- Ils sont réparés. - Où est l'eau, alors?
Elle viendra quand on ouvrira.
- C'est bien. - Ce serait possible d'ouvrir?
- Oui. Après le thé. - Putains d'Angliches.
Bois-en une tasse, Yankee. Ça te calmera.
Je suis pas un Yankee. Je suis d'Ardmore, Oklahoma.
Salut.
Donne-moi un peu de savon.
Hé, chérie.
Oh, mon Dieu.
- Par ici. - Regarde ça.
Des femmes. J'ai déjà plus chaud.
La Croix-Rouge n'aime que les officiers.
Ne mettez pas l'uniforme. Elles ne feront pas la différence.
- Hé. - Par ici.
- Bienvenue en Angleterre. - Merci, madame.
- Bienvenue. - Salut, G.I.
- Vous êtes d'où? - Connecticut.
- Bienvenue. - Merci.
Pensez au beignet, pas au trou.
Merci, madame.
Boston, Massachusetts.
- Bienvenue en Angleterre. - Salut, G.I.
- Vous êtes d'où? - Louisville, Kentucky.
C'est nul là-bas.
- Une bonne tasse de thé chaud. - Merci, madame.
- Qu'y a-t-il? - Je suis amoureux.
Vous êtes resté trop longtemps sur le bateau.
- Bienvenue en Angleterre. - Dégage de là.
- Vous êtes d'où? - Arizona.
- Nom? - Soldat Jacques.
- Nom? - Ruffelo.
On dit que vous êtes un bon boxeur?
- Gants d'Or. - Gardez les mains dans les poches, ici.
- Nom? - Dyson.
C'est un beau pays. Un peu froid. Ils ont oublié de mettre le toit.
- Les femmes sont comment? - Je n'en ai pas encore vu.
- On aura un laissez-passer, monsieur? - C'est quoi?
Merci, madame.
Bienvenue en Angleterre.
J'ai le camion pour l'orchestre, samedi.
- Fantastique. Merci. - Je peux en avoir un sucré?
Fantastique. Merci beaucoup.
- D'où venez-vous? - Burlington, Iowa.
Étirez-vous. Faites travailler les muscles de la taille.
- Bonjour, papa. - Bonjour, chérie.
Bonjour, Clarrie.
- Ta salopette est prête dans une minute. - Ne t'en fais pas, chérie.
C'est bien si elle est chaude. Il fait froid ce matin à véIo.
- Tu fais quel poste? - Neuf heures dix-neuf heures.
Pas encore. Tu vas finir par te tuer.
Prendre deux métiers, c'est ridicule.
C'est pareil pour tout le monde, non?
- Geoffrey, ton petit-déjeuner. - J'arrive.
- Tu as l'air fatigué. - Je le suis.
L'assiette est chaude.
- Geoffrey. - J'arrive, maman.
- Bonjour. - Bonjour, mon grand.
Bonjour, Geoff.
- Où tu as eu cette casquette? - Billy Rathbone me l'a donnée.
- Il l'a eue où? - Par la livraison de friture.
- La quoi? - Le poisson et les frites.
Les gosses livrent les Américains de la base.
- Billy organise tout. - Ils nous paient.
- Il me laisse l'aider le samedi. - Pas question.
- Maman. - Enlève ça de la table.
- Maman. - Enlève ça, Geoffrey.
- Ils sont bons avec les gosses. - Ah oui?
Tu veux que ton frère se comporte comme un parasite?
- Vraiment. - Ça te plaît peut-être.
Amuser les étrangers et penser à l'argent.
- Sincèrement. - Ton Ken aura son avis.
- Papa. - Ce sont juste des gamins.
Des soldats, très loin de chez eux.
- On devrait être reconnaissants. - Je le suis.
On a vraiment besoin d'aide.
Mais faut-il qu'ils se croient chez eux?
Allez. Enlève ça de là.
Complètement.
Putain de pluie anglaise.
- Chauffeur, au dépôt. - OK, sergent.
Qu'est-ce qu'on va faire de tout ça?
5650-0086-35.
Je ne signe pas pour ce que je n'ai pas eu.
Le manifeste mentionne dix caisses de jumelles.
- Des jumelles, ça? - OK, ils ont un peu merdé.
C'est l'armée. Vous attendiez quoi?
J'ai du whisky. Gardez les tennis et je vous en donne deux caisses.
- Vous soudoyez un officier? - Je dois partir.
- Je suis choqué. - Quatre caisses.
- Six. - C'est du vol.
Ce whisky n'est pas pour moi.
Regardez ces pauvres gars. Ils travaillent dehors comme des chiens.
Ce sont mes hommes. J'aurais honte de ne pas m'occuper d'eux.
Vous êtes vraiment trop bidon.
- Mais je vous tiens par les noix. - OK, six caisses.
Merci.
Crétin.
Convoi six, votre attention.
Certains n'ont pas rangé...
- Mets plus d'oignons et de patates. - D'accord.
Rajoute des os pour donner du goût.
- D'accord, Matt. - Éteins ta cigarette.
Je prendrai un peu de gruau. Pourquoi pas un peu de jarret?
Un peu de légumes verts. De la sauce.
- Je repasse pour la pastèque. - C'est ça. Suivant.
Tiens bon. Laisse aller.
- On les a. - Ne les perds pas, quoi que ce soit.
- On a des passes, imbécile. - Sans déconner.
Ces filles n'ont pas vu d'hommes depuis des années.
Tu imagines? Des années. Dépêche-toi. Change-toi.
Après des années, elles attendront bien quelques heures.
Qui n'a pas de billet?
Prochain arrêt: Le pub Coach and Horses.
Le Coach and Horses, papi. Qui n'a pas de billet?
Qui n'a pas payé? Allez.
Bonne nuit. Faites attention.
- Voilà, monsieur. - Merci, sergent.
- Il s'en sortira? - Qui, le sergent-major?
II trouverait le pub la tête dans un seau.
Celui-là, c'est sûr.
- Elle a dit quoi? - Je sais pas.
Vous allez où, les gars? Pas de blagues petit malin. On me les a toutes faites.
En ville? C'est la première fois?
II a avalé sa langue?
II est très timide. Il a peur des femmes.
- Huit pence, s'il vous plaît. - Je les ai.
- Ça va? - Oui.
Six pence et deux pennies. Merci, chéri.
Qui n'a pas de billet?
T'as entendu? Elle m'a appelé chéri.
Je ne crois pas que ce soit personnel.
Terminus. Tout le monde descend.
Et voilà. La petite Amérique.
Terminus. Allez, les gars. Tout le monde descend.
Le bus s'arrête là.
- On dit qu'il y a du brouillard. - Bonne nuit, chéri.
- C'est ça, la ville? - À 2 mn à pied.
- Suivez cette route. - Merci.
Hé, mon ange.
- Moi? - Viens ici.
Tiens.
Au cas où tu te perdrais.
Ça dit quoi?
Qu'on va au cinéma.
Bien.
- S'ils viennent, je ne leur parle pas. - D'accord. Je m'en fous.
- T'en veux la moitié? C'est la dernière. - Si tu l'offres.
Ma mère me tuera. Tu aurais pu me demander.
Comment? Ils étaient dans le bus.
Les voilà.
Excusez-moi.
Viens.
LES ACTUALITÉS BRITANNIQUES
Voici Movietone. Un reportage de Leslie Mitchell.
LES TROUPES BRITANNIQUES EN BIRMANIE
Les derniers films en provenance du front birman...
Désolés du retard, on ne trouvait pas dans l'obscurité.
C'est un black-out. Une seule lumière et ils bombardent.
Ils sont comme ça, les Boches. Méchants.
- Je m'appelle Danny. - Mollie.
- Moi, c'est Matt. - Salut.
- Elle, c'est Jean. - Enchanté, Jean.
- J'ai dit enchanté, Jean. - J'essaie de regarder les actualités.
Le but de cette attaque était d'identifier
les troupes japonaises d'occupation.
- Cigarette? - Non.
Oh, merci.
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