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D'APRÈS LES ROMANS D'ISAAC ASIMOV
Me fais-tu confiance ?
Je regrette de t'avoir rencontré.
Mais tu l'as fait.
Et nous voilà ici, aujourd'hui.
Une galaxie entière dépend des actes d'un individu.
Toi.
Raych.
Je ne crois pas que je pourrai le faire.
Et toi,
plus que quiconque, tu sais ce qui est vraiment en jeu.
Je déteste ce que tu nous as fait.
Je sais.
Ce sera plus facile si tu es en colère.
Je suis pas en colère.
Je t'aime.
Je sais, mon garçon.
Fais-le.
Fonce à la capsule, elle est programmée pour toi.
Ne lui fais pas tes adieux.
Ne la mêle pas à tout ça.
Raych.
Je rêve encore, n'est-ce pas ?
C'est pas un rêve.
Comment peux-tu être en vie ?
Je le suis pas. Je suis mort sur le Délivrance.
Tu les as tous dupés.
Ils croient compter pour toi.
Mais personne ne compte, pour toi.
Les gens ne sont que des points sur un graphique.
Et tu vas échouer
parce que tu te fiches de qui vit ou meurt.
- Tu ne devais pas mourir. - Tu as changé le plan.
Tu m'as impliqué parce que tu me faisais pas confiance.
Sinon j'aurais survécu. Et là,
ils m'ont évacué par le sas comme un déchet.
Je flotte, congelé,
pour l'éternité.
Tu n'étais pas un déchet.
J'étais ton fils.
Et tu m'as laissé mourir.
Mais pourquoi suis-je surpris ?
C'était pas la première fois.
Ça va ?
Il a passé cent ans sans jambes.
À propos, comment vous les avez eues ?
J'en sais rien. C'est Kallé qui m'a dit d'aller sur Oona.
Vous étiez dans le Premier Radiant.
Elle m'est apparue. J'avais perdu l'esprit depuis longtemps.
Elle a sous-entendu qu'elle était la manifestation du Premier Radiant.
Je l'ai vue. Elle était réelle, mais pas vivante selon les instruments.
- Et moi, si ? - Oui.
Mon corps est tel qu'il était au moment de ma mort.
Je suis entré dans la grotte avec Kallé.
J'étais dans les ténèbres, sans poids, en suspens.
Puis je me suis réveillé près de toi, subissant la pesanteur.
Elle vous a cloné.
Au bout d'un siècle et demi, la dynastie génétique a un rival.
Ironique, je le sais.
On voulait que vous ayez un corps.
Après le mal que vous vous êtes donné pour vous désincarner.
Regardez.
J'ai intercepté des transmissions.
La Fondation s'est étendue dans les Spires extrêmes.
Ils font passer la psychohistoire pour de la magie.
Ils vous vendent. Le Prophète.
Pas moi, lui. L'autre Seldon.
C'était inévitable. Les gens adorent se prosterner.
En approche d'Ignis.
On arrive sur Ignis. À moins que vous nous ayez détournés.
Ignis.
Colonie impériale il y a un millier d'années.
Biodiversité, mais pas d'humains depuis le départ de l'Empire.
Alors qui nous appelle ?
Entrée atmosphérique.
- Merde ! - Quoi ?
Des particules d'anions ont fait redémarrer le système.
Ça veut dire quoi ?
J'ai plus de moteur.
- C'est embêtant ? - Oui !
- On peut atterrir ? - La ferme !
Des arbres !
- J'ai vu. - Des arbres !
Pas de mal ?
Si, un peu. Ça fait longtemps que j'avais pas eu mal.
C'est grisant.
À petites doses.
Lance un diagnostic. Je reviens.
Où tu vas ?
Dans la jungle. Quelqu'un nous observait.
Aide-nous d'abord à réparer.
Notre descente a été bruyante.
Si quelqu'un nous cherche, je préfère le rencontrer dehors.
La rampe d'accès a été endommagée.
Je passe par le sas.
Tu te laisses affecter par ta vision du futur.
Arrête.
Je savais que ce serait dur.
Ils mettent l'embargo sur toute image d'attentat.
Celles de la chambre sont inaccessibles.
En ce qui concerne ma famille ?
Il n'y a rien, Dominion. Désolé.
Merci, Markley. Nous vous rappellerons.
Ça s'est passé dans la chambre de Jour.
Je vais devoir aller fouiner là-bas.
C'est le seul moyen ?
Ça vous déplaît que je troque ma chair contre des informations ?
Je ne donnerai pas plus que je ne l'ai décidé.
Je l'espère. Je me demande parfois où est passée la timide princesse Sareth.
Elle est morte avec toute ma famille.
Elle veut copuler.
Vous l'espériez. Vous désirez une véritable alliance.
Tout se passe à la perfection. Mais...
je me suis habitué à toi dans ce domaine.
Vous êtes un homme. Impressionnant à tous points de vue.
Elle n'aura rien connu de tel.
C'est vrai.
Elle a pris l'initiative, elle sera prête. Ça ne sera pas long.
Et je sens que vous êtes prêt.
Je reste à côté.
Pensez à moi.
Entrez, Sareth.
Je vous attendais.
Merci d'avoir accepté.
Je sais que les questions sentimentales
sont importantes pour les jeunes femmes.
Le saint des saints. Puis-je ?
Je vous en prie. Visitez.
Voyez-vous ça.
Spectaculaire.
Merci.
Il est en rénovation ?
C'est de la moisissure. Des parasites.
C'est vieux. À l'origine, il représentait Cléon Ier.
Maintenant, il figure chaque Jour pour saluer sa contribution à l'Empire.
Ce sont les anneaux orbitaux ?
C'est saisissant.
Mon frère a lancé le chantier. J'ai terminé le travail.
Je les pensais moins visibles.
Ils étaient conçus pour être invisibles depuis le sol.
Mais je voulais qu'on voie les arcs, comme une chaîne
entourant la planète.
Il faut rappeler aux citoyens qu'ils ne vivent
que parce que je le veux bien.
Votre aura. Vous la gardez même dans l'intimité ?
Toujours.
Réglée à pleine puissance ?
Et si vous vouliez...
je ne sais pas... une fessée ?
Vous devez avoir des palettes qui impriment le sceau royal
sur les fesses.
J'en ferai faire.
Votre lit est très confortable.
Selon un vieux dicton,
un roi ne peut s'endormir sur l'oreiller.
Est-ce vrai ?
Les autres rois ont besoin de meilleurs oreillers.
Vous avez déjà raconté cette blague.
Vous riez de votre blague ?
Non, de vous.
Quand un homme et une femme sont ensemble,
pour que tout s'aligne correctement, l'homme
doit être au-dessus.
Je me sens bête.
Vous apprendrez. On va...
relever votre robe.
Vos genoux ?
C'est bon, ça y est.
Mon orteil.
C'est bon.
Vous voulez...
Ne dites rien.
Vous avez déjà fait ça.
Jamais de cette façon.
Vous jouez la comédie.
Vous avez eu un amant,
tué dans l'accident qui vous a faite reine.
Vous en savez long sur les derniers instants de ma famille.
Vous ne vouliez pas coucher avec moi.
Je sais pourquoi vous êtes ici.
J'ai failli être tué dans cette pièce.
Ici même ?
Je vous ai regardée fouiner partout, imaginant la scène,
le pourquoi de leur échec.
Vous le regrettez, non ?
Vous pensez que ça aurait rétabli la balance de la justice ?
Peut-être est-ce vous qui les avez payés.
Oui, je voulais comprendre comment ils étaient entrés.
Pas parce que je les ai engagés,
parce que je veux savoir si l'endroit est sûr.
Avez-vous envisagé les choses de mon point de vue ?
Savez-vous qu'il y a d'autres points de vue ?
Non, bien sûr. Vos proches, ce sont d'autres vous !
Je ne pourrais pas vous protéger ?
Je passe Trantor au peigne fin. Je trouverai les traîtres.
Vous n'avez toujours rien trouvé. Désolée, mais je ne suis pas rassurée.
Si vous refusez ma demande en mariage, dites-le !
Et signer mon arrêt de mort ?
Trouvez votre traître et jurez de me protéger.
- Alors j'accepterai. - Bien. Je le jure !
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