The first 190 lines.
Hé ! Ichi !
Ah, c’est bien ici que tu te cachais.
Je t’ai cherché partout !
Ah, mince. Je te dérange ?
Il arrive au bon moment ! J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter.
Tu veux quoi ?
Ah oui. Comment elle s’appelle, déjà ?
Tu sais, la nana en terminale… La super mignonne !
Mignonne ?
Ah oui, Kikukawa !
Tu lui avais promis de bouger avec elle après les cours.
Vu que tu réponds pas à ses messages, je suis venu te chercher.
Sentarô.
– Le Prince ? – Yoi…
Je préfère que ce déjeuner soit le dernier.
Le… Prin…
Sur ce, au revoir.
Hein ? Il se passe quoi ?
Tu peux m’expliquer ?
C’est un prince, en même temps. Il doit être très demandé.
Moi, mignonne ?
Il dit pareil aux autres…
Je ne vais pas me faire avoir
par un compliment dit à la légère !
TON VISAGE AU CLAIR DE LUNE
NASU OYAJI CURRY
Désolée pour l’attente.
Oh ! Toujours aussi rayonnante, Yoi !
Je t’envie, j’aimerais l’être autant.
Yoi ! Tu peux encaisser ?
Oui !
Excusez-moi de poser cette question, mais vous êtes une fille ?
Euh, oui.
C’est dingue ! On vous a déjà dit que vous aviez la classe ?
Le Prince est trop classe !
Il est trop beau.
Et toi…
t’es mignonne.
Même s’il le dit à toutes les autres,
c’est la première fois qu’on me fait ce compliment.
Jamais un garçon ne m’avait dit que j’étais mignonne.
Bienve… nue.
Salut.
Qu’est-ce que tu fiches ici ?
Tu m’espionnais pour de vrai ?
Tiens, t’as oublié ça.
On peut manger un bout ?
Deux clients en salle !
Ça a l’air grave bon !
Vous êtes de son lycée, non ? Je vous en ai rajouté.
– Sérieux ? – Merci !
T’as déjà vendu la mèche à ton pote ?
Non, il l’a découvert tout seul.
Attends, je rêve ou quoi ?
C’est un goodie de Nasu Oyaji, le fameux resto curry-café-vinyles
du quartier ultra-concurrentiel du curry ?
Il est obsédé par ce genre de plats.
Ah, je vois…
Bon app’ !
Et donc ? Lequel est ton petit ami ?
Papa… Commence pas avec ça !
En même temps, les seuls hommes avec qui tu parles,
ce sont nos clients habituels et moi.
Tu m’as même jamais parlé de ton acteur préféré.
Ça me rassure donc de te voir discuter avec des garçons de ton âge.
Ça m’a déjà frappée ce midi,
mais il a l’air de vraiment apprécier ses repas.
Stop ! Je me remets à le scruter du regard.
Je tourne pas rond…
Pouah, je me suis pété le bide.
Je tombe de sommeil…
Je te laisse. Je vais rédiger un avis.
Alors, voilà pour le curry, et je te donne ma carte.
SENTARÔ AKANE
C’est mon compte curry des réseaux sociaux !
Merci, le Prince !
C’était très bon, patron !
Merci, au plaisir !
Euh, ton ami vient de partir…
Une petite minute.
On dirait un homme bourré.
Yoi.
Tu finis à quelle heure ? J’aimerais que tu me raccompagnes.
Euh… Tu me prends un peu de court, là.
Yoi ! Tu peux t’en aller. Je pointerai pour toi.
J’ai rien demandé !
File, va. Mais sois rentrée avant 21 h.
Comment on en arrive là ?
Lui, alors… Il s’inquiète pas pour sa propre fille ?
Vous êtes proches.
Et il est sympa, votre resto.
Ah… merci.
Au fait, ça s’est bien passé cet aprèm ?
Tu devais voir quelqu’un, non ?
Ah, j’ai refusé.
Hein ? Pourquoi ?
Sans vraie raison. J’étais pas trop emballé.
Et c’était moins important que de te rapporter ta gourde.
Tu aurais pu t’en occuper un autre jour !
Tu n’aurais pas dû poser un lapin à une fille juste pour ça.
Qu’est-ce qui te fait rire ?
Rien, c’est juste que tu te conduis comme un prince.
D’ailleurs, je dois m’excuser.
Ce midi, j’ai pas calculé que ça t’embêtait.
Je voulais m’excuser en personne, mais ça t’a encore plus contrariée…
Désolé.
Il me prend au dépourvu, avec des excuses si sincères…
Ne t’excuse pas. Et puis, je ne t’en veux pas.
Si j’ai pris la mouche, ce n’est pas pour ça…
Comment dire ?
Hein ? Si c’est pas pour ça, c’est pour quoi ?
La poisse…
On devrait s’abriter.
Yoi.
Tu peux courir ?
Attends !
C’est quoi, cet endroit ?
Attends, si on t’y prend…
Ça risque pas. C’est chez moi.
Tu vas attraper froid. Entre te réchauffer.
Euh…
Je suis perdue, là.
Tiens, change-toi. Désolé, c’est mes vieilles fringues…
La salle de bain est à gauche.
Juste une question.
Comment ça se fait que ta maison soit si grande ?
Ah… Mon grand-père est le PDG d’une entreprise.
Le… PDG ?
Je crois que Nobara m’en avait parlé, tiens.
Pourtant, il ne donne pas cette impression.
Et son repas, c’était une viennoiserie…
C’est bizarre.
C’est bon. Merci pour les vêtements.
Et ça te va bien, forcément…
C’est ce que j’aime chez toi.
Je te charriais…
Je vais préparer du thé.
Sa maison est vraiment grande, n’empêche.
Il n’y a personne, d’ailleurs ?
C’est pour ça qu’on te surnomme « le prince » ?
Ouais. C’est débile, hein ?
M’appeler comme ça parce que ma famille est riche…
FEUILLES D’ALGUES
Si encore c’était qu’un surnom…
Mais plein de gens m’approchent juste pour l’argent, et c’est lourd.
C’est pour ça que je cache mon jeu au bahut.
Je vois, c’est pas bête.
Mine de rien, il a aussi son lot de problèmes.
La fille que j’ai remballée aujourd’hui est pareille.
C’est elle qui a inventé qu’on devait se voir cet aprèm.
Je cerne vite ce genre de personne à la curiosité mal placée.
Mince, j’aurais dû me taire…
Tu n’aurais pas dû poser un lapin à une fille juste pour ça.
Écoute…
Je suis désolée. Je n’en savais rien, et j’ai voulu te faire la morale.
T’as pas à t’excuser pour ça, va.
Et je me répète, mais c’est moi qui t’ai dérangée.
Non, pas du tout.
En réalité, c’est un peu ma faute.
Je n’ai juste pas l’habitude de parler avec des garçons.
Je ne voulais pas que tu le remarques,
alors je me suis montrée un peu désagréable, en fait…
C’est la première fois qu’un garçon me fait des avances,
alors je ne savais pas trop comment réagir.
Pardon.
Et ça ?
Ça te déplaît ?
Hein ? Qu’est-ce qui m’arrive ?
Je ne peux plus bouger…
Oui, je réponds !
PAPA
Hein ? Il est déjà si tard ?
Désolée, je dois y aller.
Yoi.
Je te raccompagne.
Au fait, compte sur moi pour garder le secret de ta maison.
Ah, je m’inquiète pas. J’ai un autre logement comme façade.
C’est un appart au nom de mon grand-père.
Fichu gosse de riche !
Tu es sûr de vouloir me raconter tout ça ?
Ça me dérange pas. Je serais prêt à mourir de tes mains.
Perso, j’aimerais bien voir une chose magnifique avant de mourir.
Pas toi ?
Tu es sûr que tout va bien, dans ta tête ?
Je dis ça pour déconner.
Faut me vanner, sinon, je passe pour un fou.
Ça ira, à partir d’ici.
Tu ne veux pas que je te raccompagne ?
On en finirait jamais.
Fais attention en rentrant.
No comments yet. Be the first to leave one.