The first 200 lines.
La grande pandémie a tout changé.
Le virus, plus dévastateur que jamais,
a contaminé les hommes, les animaux
et les plantation de toute la planète.
Le manque de nourriture a entraîné des émeutes et le chaos,
tandis que les populations se disputaient des ressources limitées.
Les régimes ont été renversés et la société s'est effrondée.
Lorsque l'épidémie s'est résorbée,
un nouveau gouvernement mondial, le Bureau, a vu le jour,
offrant aux survivants une protection et des ressources.
en échange d'un lourd tribut.
On l'appelait le marché.
Tala ?
SUBVENEZ AUX BESOINS DE VOTRE FAMILLE
Merci pour votre travail
et félicitations pour votre exécution.
Merci.
SUBVENEZ AUX BESOINS DE VOTRE FAMILLE
ACCEPTEZ LE MARCHÉ
Le climat mondial
franchit un nouveau palier.
L'augmentation des températures hivernales
entraîne une diminution des rations d'eau.
Les citoyens sont priés de recycler leur eau.
Analyn !
C'est mon dernier morceau de viande.
Laissez-les passer. Elle a passé le marché.
- Vous le voulez ? - Fais pas ça.
On en a besoin.
Alors ?
S'il vous plaît.
Quoi ?
Si vous en voulez, acceptez le marché.
Avance.
Vous, sortez vos pièces d'identité.
Pardon, on voulait pas...
Tirez pas, on est désolés.
Je mange pas ça.
Comme tu voudras.
Tu veux pas manger,
alors reprenons.
En cas de besoin,
vends la peinture.
La bleue vaut plus cher.
Il te reste cinq jours, et tu veux parler de peinture ?
Tu dois savoir ce que tu dois faire.
Je dois vendre la peinture.
Utilise notre argent,
puis vends la peinture, et les bijoux.
Ça revient au même.
Pas du tout.
Tu dois suivre cet ordre pour survivre.
Certaines opportunités...
Je me fiche des opportunités.
C'est de l'or.
Ça te rapportera 100 unités.
- 75 pour ça. - Arrête.
Vends ça en dernier.
Je l'ai eue bien avant le marché.
Ça en vaut 600. 400 grand minimum.
Je veux pas de tes bijoux.
Tu veux quoi, alors ?
Je veux pas que tu meures.
C'est inévitable.
On peut trouver une solution.
J'ai une bombe à retardement en moi.
Ils me l'ont implantée.
Je sais.
T'as fait un super choix, à l'époque.
J'espère que ça valait le coup.
Encore ?
Je m'en occupe.
Magnifique.
Merci, Analyn.
Bien joué.
Pour la lumière.
C'est inné, et j'ai étudié l'ingénierie électrique.
Génial.
J'ai pas fait d'études.
Et tu le vis bien ?
Je travaille à la morgue, donc au top.
À la morgue ? Tu travailles pour le Bureau ?
Personne veut toucher un cadavre, donc ils sous-traitent.
C'est dégueu, mais j'ai accès à des trucs.
À des gens morts ?
À des vêtements, des bijoux, des dents en or...
Des trucs que je peux vendre.
Je suis Kabira.
Je suis nouvelle.
Enchantée, Analyn.
Tu fais quoi ?
T'as un chrono ?
J'ai pas passé le marché.
Pourquoi l'ingénierie, alors ?
T'auras jamais un job aussi important.
Je compte partir d'ici.
C'est impossible.
Il y a le Chemin de fer.
Il est fermé depuis des années.
Ils veulent déterminer qui est utile.
Pour les emmener dans un pays enchanté
où leur chrono s'éteint et où des bonbons poussent partout ?
Je croyais que c'était un moyen de piéger les rebelles.
C'est réel.
Cite-moi une personne qui s'en est sortie.
Mon père.
Tu l'as vu partir ?
J'étais pas encore née.
C'est ta mère qui t'a raconté ça ?
Elle a dit qu'il a disparu.
Il a dû la quitter pour une autre.
Ou il est mort.
Il est parti.
Mais bien sûr.
Tout va bien, An ?
Le travail m'appelle.
Mais si tu trouves le Chemin de fer, dis-le-moi.
Je pourrais me faire du fric grâce à ça.
Tout va bien ?
J'ai la tête qui tourne.
Encore ?
Comme tu voudras.
Ça doit être ta bière.
C'est de la qualité labo.
T'es retourné à la fac ?
Ça leur apprendra à m'expulser.
Si t'as un moyen de survivre sans passer le marché, je t'écoute.
Il se passe quoi avec cette fille ?
Avec Kabira ?
Me dis pas que t'es jalouse.
Je suis pas jalouse, elle est juste flippante.
D'après elle, le Chemin de fer existe pas.
C'est peut-être vrai.
Même s'il existait, il y a rien à découvrir.
Au-delà de ces murs,
tout a été bombardé, infecté, ou cramé.
La vie ici est pas géniale, mais au moins t'es en vie.
Merde, pardon. C'est au sujet de ta mère ?
Je lui ai encore crié dessus.
Quand je la regarde,
et que je pense à son exécution,
j'ai juste envie de crier, mais j'ai personne sur qui me défouler.
À part elle.
Elle prend tout sans rien dire.
T'aimerais qu'elle fasse quoi ?
Je veux qu'on crie ensemble.
Je veux qu'elle se batte, qu'elle réalise la situation...
Tu veux qu'elle vive.
Quand mes parents ont été exécutés,
j'ai mis le feu à un bus.
T'es pas un danger ambulant, toi.
J'aurais aimé pouvoir t'aider, mais c'est impossible.
Quand elle sera partie,
je serai là pour toi.
C'est nous contre le monde.
Nous contre le monde.
Ça va ?
Il est tard.
T'étais où ?
Dehors.
T'es sortie comme ça ?
Qu'est-ce que...
J'avais une combinaison.
S'ils te voient comme ça...
Ils vont me demander de me suicider ?
Arrête de traîner avec ces gens.
Ces gens sont mes amis.
Ils t'attireront des ennuis.
Ils me garderont en vie.
Ou peut-être que tu préfèrerais que je me retrouve seule ?
Si ça te permet de survivre, oui.
Je préfère prendre le risque.
Tu peux faire mieux que Gin.
Comme toi ?
Excuse-moi.
Ça va ?
Je vais bien.
Tu es brûlante.
- Demain, on va chez le médecin. - C'est rien.
On va aller chez le médecin tant que tu le peux encore.
Aucune vie n'est possible au-delà du mur.
Le mur nous protège du désert infecté par le virus.
Ne franchissez jamais le mur. Restez en sécurité.
Aucune vie n'est possible au-delà du mur.
Le mur nous protège du désert infecté
par le virus.
Connards de riches.
Apparemment, dans leur enclave, les rues sont climatisées.
Ne crois pas tout ce que tu entends.
Tu fais confiance à personne.
J'ai confiance en toi.
SE BAIGNER. CUISINER. BOIRE.
Arrête.
T'as dit que je devais chercher des opportunités.
Il y a pas de caméras et plein de matériel médical.
C'est une opportunité.
Tu l'envisages.
Je n'envisage rien.
Bien sûr que si.
Prends des bandages. T'es un peu maladroite.
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