Ehrengard: The Art of Seduction

Ehrengard: The Art of Seduction

Ehrengard: Forførelsens kunst

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Ehrengard The Art of Seduction 2023 720p WEB h264-EDITH
A Commentary by e_p

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Published on: 2024-03-11
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The first 200 lines.

EHRENGARDE OU L'ART DE LA SÉDUCTION

Ne bougez pas, Votre Grâce.

Vous n'avez pas besoin de vous reposer ?

Vous avez encore lissé votre robe ?

Peut-être sans le vouloir.

Ne bougez pas.

Tout va bien ?

Mon mari vous ferait décapiter, s'il vous voyait.

Il me semble que le grand-duc souhaite que je...

capture votre beauté.

Alors, il ne devrait pas être jaloux.

Parfait.

Qu'y a-t-il ?

J'aimerais que ma tête reste accrochée à mon corps, Votre Grâce.

Pouvez-vous vous relever, je vous prie ?

Ça prend une éternité.

En effet.

- Un vrai portrait prend du temps. - J'ai remarqué.

Comme la séduction.

M. Cazotte.

Mlle Zimmermann.

M. Cazotte !

- Le loyer est en retard. Il faut payer... - Chère madame, s'il vous plaît.

Je vous ai offert un portrait. Si vous en connaissiez la valeur...

Je ne veux pas d'un portrait. Je veux de l'argent.

Il arrive. Faites-moi confiance.

Souriez. C'est une belle journée. Tout va bien.

Vos Grâces, je suis très honoré par votre invitation.

Merci de me recevoir.

Je suis ravi. Très heureux.

Merci.

Vos Grâces, je suis ému et honoré par cette invitation. Merci.

Le peintre.

J'espère que le tableau vous plaît, Votre Grâce.

Un peintre ?

Magnifique, n'est-ce pas ? Ça lui ressemble.

Et en même temps, non.

Je n'y connais rien. Mais si tu le dis.

Intéressant.

Vous avez dit : "Et en même temps, non."

Je crois que l'art doit être plus que réaliste.

Comme un poème que l'on ne comprend pas toujours...

- De quoi parlez-vous ? - Mes excuses. Je m'appelle Cazotte.

J'ai peint ce portrait.

L'artiste, le peintre, l'homme. Et vous êtes ?

Veuillez nous excuser.

Ma fille.

M. Cazotte.

Quel air triste. Vous ne vous amusez pas ?

Si, bien sûr, Votre Grâce.

Je vous en prie, dites-moi qui vous dévisagez.

Qui je dévisage ?

Oui, c'est évident.

Vous pouvez tout me dire. Je ne suis pas jalouse. Au contraire.

J'aime entendre parler des passions des autres.

En détail, je vous prie.

En fait, j'ai vu une...

jeune femme.

- Où ? - Là-bas.

Oui, Ehrengarde.

- Ehrengarde. - Elle est charmante.

Son père était l'aide de camp de mon beau-père.

- Une famille très sévère. - J'ai vu cela.

A-t-elle aimé le portrait ? A-t-elle été envoûtée par vos talents ?

Non, on ne peut pas dire ça.

Mon pauvre.

Mais ne soyez pas découragé.

Un jeune homme m'a dit récemment que la séduction prend du temps.

Comme peindre un portrait.

C'est la raison pour laquelle je vous ai invité.

- Un autre portrait ? - Non, votre talent pour la séduction.

Venez.

Vous vous souvenez de mon fils ?

- Beau jeune homme, Votre Grâce. - En effet.

- J'ai besoin de votre aide. - Ah ?

Oui.

- Vous connaissez les lois de succession ? - Non.

Je m'en doutais.

Notre souveraineté est fragile, si je puis dire.

Vous savez que l'ancien grand-duc n'avait pas d'enfant ?

- Non, je ne... - Écoutez-moi.

Mon mari n'est pas un descendant direct.

Les cousins se sont disputé le trône et mon mari a gagné.

Là-bas, c'est l'un de ses cousins.

Le comte Marbod.

Et la comtesse Orsyla.

Ils nous surveillent de près.

Malheureusement, le grand-duc est gravement malade.

- Les médecins n'y peuvent rien. - Je suis navré, Votre Grâce.

Oui, c'est déchirant.

Mon fils devrait hériter du trône,

mais il n'est pas marié, donc il ne peut pas.

Dans d'autres circonstances, peut-être, mais...

- Votre souveraineté est fragile. - Exactement.

Comment puis-je vous aider ?

Regardez mon fils.

Regardez le jeune prince...

et toutes les femmes qui l'entourent.

Mais il les regarde à peine.

Pas même un sourire.

Une vie amoureuse, l'érotisme, ça ne l'intéresse pas.

- Je vois ce que vous voulez dire, mais... - Mais, quoi ?

Les fruits nobles sont lents à mûrir.

Je vous l'ai dit, nous n'avons pas le temps.

Le prince Lothar doit bientôt trouver une épouse,

ou le trône ira...

au cousin de mon mari.

Tout cela est déroutant, mais ce sont les règles.

- Mais... - Écoutez.

- Oui. - M. Cazotte, votre tâche...

Vous devez éveiller la passion de mon fils.

Sa belle passion.

- Vraiment ? - Vous êtes le mieux placé.

- Je n'en suis pas sûr. - Bien sûr que si.

Donnez votre prix.

Ce n'est pas une question d'argent, Votre Grâce.

Mais j'insiste pour que vous soyez récompensé.

Tout ce que vous voudrez.

Utilisez votre imagination.

- Ehrengarde. - Ehrengarde ?

J'aimerais peindre son portrait.

Vous pourriez arranger ça.

Très bien.

Je ferai de mon mieux.

Mais vous devez me donner tous les détails.

Naturellement, Votre Grâce.

Gardez la monnaie.

Quelqu'un de la cour viendra chercher le reste de mes affaires.

Excusez-moi, Messire.

Je m'appelle Cazotte. Je suis un artiste.

Je connais votre mère et je me promenais dans le jardin.

Je ne vous veux aucun mal.

Mais quand je vous ai vu, j'ai eu l'impression que...

Pardonnez-moi, mais vous aviez l'air un peu triste.

- Ils veulent me marier. - Qui ?

Mère et père.

- Tout le monde. - Mince.

Et... vous ne voulez pas ?

Non.

Parce que vous voulez rester libre. Bien sûr.

Et si je vous disais, Messire, que vous...

avec tout le respect que je vous dois...

que vous vous trompez ?

Ce que vous voyez comme...

une prison...

est en fait une libération.

Permettez-moi de vous montrer quelques croquis, Messire.

La vie amoureuse.

Oui. Oui, celui-là est bien.

Vous voyez la poésie ?

Vous aimez celui-là ? Gardez-le.

J'ai gagné la confiance du prince.

Votre Grâce, mon honneur m'interdit de révéler en détail

ce que je lui ai dit durant ces jours et ces nuits.

Ce qui est certain, c'est que j'ai éveillé son imagination.

J'ai récité des passages du Décaméron et des Contes de Canterbury,

sur le meunier et la bourgeoise de Bath.

J'ai parlé de la beauté merveilleuse du monde,

de pétales de roses soyeux,

de cœurs gonflés, ivres de sang,

et d'une troisième bougie que l'on allume avec une torche.

Je lui ai proposé un voyage.

Un voyage ?

Au château de Leuchenstein.

J'y peins un portrait de famille.

J'aimerais amener le prince et le présenter aux filles.

Pas sans votre permission, bien sûr.

On a déjà essayé avec les Leuchenstein.

Elles sont hideuses. Complètement dénuées de charme.

- Pas la plus jeune. Ludmilla. - Mais ce n'est qu'une enfant.

Le temps passe vite. Elle aura 18 ans la semaine prochaine.

Vraiment ?

Connaissez-vous bien la famille ?

J'ai peint leurs portraits, il y a longtemps, oui.

Vous n'avez fait que peindre ?

Votre Grâce, que pensez-vous de moi ?

N'ayez pas trop d'attentes.

Je n'ai aucune attente, mais j'ai de l'espoir.

Messire, je me disais que vous pourriez porter ça.

M'habiller en paysan ?

Non, en apprenti. Pour l'anonymat.

Vous pourrez évaluer Ludmilla sans le poids de votre titre.

Comment est-elle ? Elle est comme la rose

dont le riche parfum pousse innocemment

le passant à cueillir la fleur.

Mais personne ne l'a encore cueillie.

Fermez les yeux et imaginez la plus belle femme possible.

Sa main si ferme et blanche.

Ses hanches.

Ses genoux.

Ses chevilles.

Sa voix de velours et son souffle délicat.

Êtes-vous prêt, Messire ?

Bien. Allons-y.

Vos Grâces, ce sera tout.

Nous devons faire un petit ajustement.

Princesse Ludmilla, vous vous êtes épanouie si vite.

Deux mois après ma dernière visite, vous êtes complètement transformée.

Pourriez-vous rester seule un moment, j'aimerais faire quelques ajouts.

Maman, papa, puis-je ?

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