Satantango

Satantango (Sátántangó)

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Satantango (1994) (1080p BluRay x265 Silence) (Z2)
A Commentary by bisounours
Z2 Retail ( Viktoria Sovak / TITRAFILM ) . Thanks Zeta on subsynchro . Resync. UTF-8 . 24:00 fps

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bluray
utf-8
official_release
z2
resynced
24:00_fps
Published on: 2025-10-01
Downloads: 134
Hearing Impaired: No
FPS: 24

French subtitle preview

The first 200 lines.

Pour Alf Bold

Présentent

Avec

Un film de

Un matin d'octobre avant les premières gouttes

des longues pluies d'automne qui, tombant sur le sol desséché,

transforment les chemins en bourbiers et coupent la ville de l'extérieur...

Futaki fut réveillé par le son des cloches.

La chapelle isolée, à 8 km de là, ne possédait pas de cloche.

Même sa tour avait été détruite pendant la guerre.

La ville était trop éloignée

et ses bruits ne parvenaient pas jusque-là.

ON APPREND QU'ILS ARRIVENT

Qu'y a-t-il ?

Rien. Dors.

Je prends ma part et je m'en vais ce soir.

Ou demain, au plus tard.

Demain matin.

- Tu as fait un cauchemar ? - Oui.

J'étais assise dans la chambre.

Soudain, on a frappé à la fenêtre.

Je n'ai pas osé l'ouvrir.

J'ai regardé à travers les rideaux.

Je n'ai vu que son dos, il allait vers la porte.

Et sa bouche, lorsqu'il a crié. Mais je n'ai pas compris ce qu'il a dit.

Il n'était pas rasé.

Ses yeux paraissaient de verre.

J'ai voulu crier, mais je n'ai pas pu.

Après, Mme Halics a regardé par la fenêtre, en souriant.

Tu sais comment elle est, quand elle sourit.

Elle m'a regardée, puis elle a disparu aussi.

Lui a donné des coups de pied dans la porte pour l'enfoncer.

J'ai couru vers le buffet. Mais je n'ai pas pu ouvrir le tiroir.

La porte a cédé avec fracas.

Et l'inconnu s'est engagé dans le couloir.

J'ai réussi à ouvrir le tiroir et j'ai pris le couteau.

Il m'approchait en gesticulant.

Tout à coup, je l'ai retrouvé couché sous la table de la cuisine.

Il avait des casseroles rouges et bleues.

Elles roulaient dans tous les sens.

Et puis le sol s'est mis à bouger.

La cuisine s'est mise à tanguer...

comme une voiture.

J'ai été réveillé par des cloches.

Où ça ? Ici ?

Elles ont sonné deux fois.

On finira par devenir fous.

Non.

Il va se passer quelque chose.

C'est mon mari, j'en suis sûre.

Cache-toi !

Tu fais ce que je te dis, est-ce que c'est clair ?

Commence à tout emballer. Allez !

On s'en va ce soir. Prends les vêtements,

les bottes, les manteaux, la radio, tout !

On doit partir ce soir, tu comprends ?

Tu as compris ?

Tu es fou ! Qu'est-ce que tu racontes ?

J'ai parlé à Kráner. On a l'argent.

Si on le partage en huit, on ne partira jamais d'ici.

Tu crois qu'ils te laisseront faire ? Halics, le directeur et Futaki ?

Je n'ai pas trimé pendant un an pour tout distribuer.

Qu'ils aillent se faire foutre. Il ne nous resterait rien.

Là, on peut acheter la ferme.

Tu as perdu la tête. Tu es fou.

J'ai laissé ma canne dehors.

Dégage !

Schmidt, tu es là ?

Tu voulais partir avec l'argent ?

Je n'aurais pas cru ça de toi.

Je peux tout expliquer.

Kráner est de mèche ?

Fifty-fifty.

Et maintenant, on fait quoi ?

Ce qu'on fait ?

T'es dans le coup aussi.

On attend la nuit et on se tire.

Comment ça ?

On partage en trois.

Mais je ne veux pas être ruiné !

Tout ce que je te demande, c'est de me prêter ta part.

Juste quelque temps...

Un an.

Le temps qu'on trouve où s'installer.

C'est tout ce que t'as à me demander ?

Tu disais que tu voulais rester ici.

Je ne veux pas finir ma vie ici.

Tout ce que je demande, c'est un prêt.

J'ai trimé autant que les autres.

Et tu me parles d'un prêt ?

Tu ne me fais pas confiance ?

Bien sûr que non.

Tu es avec Kráner.

Vous vouliez partir avec tout le fric.

Et je devrais te faire confiance ?

Et les autres ?

Je peux pas savoir.

On doit attendre la nuit pour partir.

On a dit la même chose avec Kráner.

Pourquoi es-tu revenu ?

Pourquoi, j'aurais dû laisser la femme derrière moi ?

C'est vrai. Elle ne mérite pas ça.

Et les Kráner ?

Ils veulent aller dans le Nord.

La femme de Kráner a entendu parler d'une scierie.

Il pleut.

J'entends.

Je vais vers le Sud. Les hivers y sont plus courts.

Je louerai une ferme.

Pas loin d'une grande ville.

Je passerai mes journées les pieds dans l'eau chaude.

Ou bien...

je serai gardien dans une usine de chocolat.

Ou pion dans un dortoir de filles.

Et je tenterai de tout oublier.

Les pieds dans l'eau chaude, avec rien à faire.

Juste regarder passer cette putain de vie.

Mais où veux-tu qu'on aille ?

On se fera arrêter dans la première ville.

On nous demandera même pas nos noms.

T'auras les poches pleines d'argent...

Justement.

Faire une valise et partir comme des voleurs...

C'est pas tes oignons.

Pardon ?

Rien.

Doucement, ne le réveille pas.

Qu'est-ce qu'on attend ?

Pourquoi on ne partage pas ?

Allez.

Ça ne peut pas attendre ?

Faisons le partage.

T'inquiète pas, tu auras ton fric.

Attendons que Kráner nous apporte l'autre moitié.

C'est très simple.

On partage ce que tu as.

Et le reste, on le partage à la croix.

Apporte-moi la lampe de poche.

Le document...

Pour que tu voies que je ne te roule pas.

Comptons.

C'est exactement ça.

Mme Schmidt ! Vous êtes là ? Mme Schmidt !

Planque tout !

Envoie-la au diable !

Si elle entre ici, je la tue !

Ta femme reste longtemps.

Je vais lui casser la gueule.

- Que voulait-elle ? - Elle devient folle.

Elle dit qu'Irimiás et Petrina sont sur la route,

peut-être déjà au bar.

Ils sont peut-être déjà arrivés...

Le contrôleur les a vus partir.

Il a dit aussi qu'il les avait vus en ville.

Ils sont sur le chemin de la ferme.

La Bible l'a rendue folle.

- Et si c'est vrai ? - Alors ?

Ils sont morts depuis un an et demi.

Ne crois pas ça, c'est un piège !

Sanyi Horgos a peut-être menti.

On ne le sait que de lui.

Morts depuis un an et demi !

Je m'en suis douté à l'époque, mais personne ne m'a écouté.

Il nous a menti. Bien sûr qu'il a menti.

Vous divaguez.

Tout ça va changer, vous verrez.

Irimiás est un grand magicien.

Il construirait un château avec de la bouse de vache...

s'il voulait.

Pas question.

- Tu ne déjoueras pas mes plans. - Je n'en ai pas l'intention.

Un mort ressuscité ? Futaki ! Toi, au moins, sois sensé !

Ils ont des soupçons et veulent nous faire sortir.

- Je vais au bar. - C'est peut-être vrai.

Insensés.

On ne peut pas échapper à Irimiás.

Tu le sais.

Alors ?

Bande d'insensés.

- Si tu ne le crois pas... - Écrasez !

Mais je vous conseille de laisser... mon argent ici sur la table.

Laisse ta femme y aller d'abord.

Et l'argent ?

Laissons-le là où il est.

Tu as confiance en elle ?

Bon, j'y vais.

Vous l'avez entendu ? ils sont ici. Mon mari m'envoie vous le dire.

Mais vous devez le savoir, on a vu Mme Halics ici.

Mon mari dit qu'il faut abandonner l'argent.

Se cacher et s'enfuir ? Pas question !

Vous irez voir Irimiás et Petrina...

Je savais que le petit Horgos avait tout inventé.

Ça se voyait dans ses yeux !

Et on l'a cru depuis le début.

Alors tu es impliquée aussi ?

Laissez tomber, venez plutôt avec nous !

Alors, on y va ?

Schmidt partit le premier. Futaki titubait derrière lui.

Il tentait de trouver son chemin dans le noir avec sa canne.

La pluie incessante étouffait les jurons de Schmidt.

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