The first 200 lines.
LA DIPLOMATE
Vol, King 2236. Avion en approche, piste de vol Yukon 3-0-0 à 4-0.
Cap 1-2-0 sur porte-avions, demande d'arrivée anticipée.
Bien reçu, King 2236. Descente 2-7-2-5.
Continuez l'approche. En attente de votre demande.
Quatre-5 Charlie.
Début de l'approche…
- Je devrais y aller avec toi. - J'aurais dû le nettoyer à sec.
À quoi ça sert ?
- D'attendre une semaine ? - Oui.
Je ne souffrirai plus du décalage horaire. Je pourrai me concentrer
et accepter ton aide pour me mettre sur pied.
C'est ce que tu feras la première semaine.
Ça te fera du bien de prendre quelques jours pour réfléchir.
Réfléchir à la suite.
C'est peut-être Kaboul. La prochaine étape.
L'Afghanistan n'est pas assez grand pour nous deux ?
- Non. - C'est quoi, ce bordel ?
- Mets-en dans mon portefeuille. - Ce n'est pas écrit "ambassadrice".
- Pas encore. - J'écris "ambassadrice" dessus.
Allô ? Elle attend l'ouverture de l'ambassade de Kaboul
pour se faire appeler ambassadrice.
C'est vraiment stupide.
Kate, c'est Tim.
Il écrit "ambassadrice" sur mes cartes. On dirait "ambulance".
Au large de la côte iranienne, une explosion
à bord du porte-avions britannique HMS Courage
a tué au moins 25 membres de la Royal Navy.
- Le ministre de la Défense… - Putain.
- … doit faire une déclaration. - Attends.
- Selon les premiers rapports… - Allô ?
- Mme Wyler ? - Oui.
La cheffe de cabinet de la Maison Blanche.
- Il est là. - Madame…
- C'est moi. - Allô ?
- Pourquoi ? - Oui.
Non. Pourquoi s'en prendre aux Britanniques ?
Kate, ils veulent un briefing.
- Le département d'État ? - La Maison Blanche.
Je dois y aller. La Maison Blanche veut voir Hal.
Il me faut dix minutes pour le préparer.
Katie.
Pas moi, toi.
Allô ?
Salut.
- Entrez. - On peut faire deux copies ?
C'est la liste de ceux à Téhéran qui sont furieux
qu'on ait pris leur pétrolier.
Ils sont tous furieux.
Mais certains tweets étaient surprenants.
- Billie. - On y va.
Vous pouvez le partager.
Voici Katherine Wyler. Notre numéro deux à Beyrouth et Islamabad.
Quand on a saisi le pétrolier,
le régime iranien a exprimé son indignation de façon inhabituelle.
Elle fait quoi ?
Elle connaît bien l'Iran. Je n'ai pas abordé le sujet.
Ce serait mieux si vous aviez chacun une copie.
Asseyez-vous.
D'accord.
- Comment va Hal ? - Bien.
- Tant mieux. C'est bien. - Merci.
- Il a fait du bon boulot en Afghanistan. - Oui.
On n'a personne à Londres.
- Et ce n'est pas le moment. - En effet.
En tuant 25 marins, l'Iran veut m'envoyer un message.
- On ignore si c'est l'Iran. - Qui que ce soit,
il nous faut quelqu'un de solide à l'ambassade de Londres.
- Il sera parfait. Excellent choix. - Pardon ?
Hal. Pas besoin de me demander.
- On a travaillé dans des pays différents. - On ne parle pas de Hal.
Vous avez de l'expérience. Ça enverrait un bon message.
Vous iriez à chaque enterrement…
Désolée, je vais à Kaboul.
On s'en occupe.
- Ils vont adorer Hal. Il est bon. - Ce ne sera pas Hal.
Pourquoi ?
Il a traité le secrétaire d'État de criminel de guerre.
J'ai promis de ne plus l'envoyer nulle part.
Je sais que Londres est un poste cérémoniel
et que vous vouliez vous impliquer à Kaboul.
J'espère sauver ce qui reste
de ce que 2 400 vies américaines ont servi à construire.
- C'est important. - Billie.
- Je dis juste que c'est dur à imaginer. - Elle ne peut pas l'imaginer.
Le Président vous demande d'être ambassadrice au Royaume-Uni.
Un avion vous attend.
C'est un honneur et un privilège.
Je préfère ça.
C'est ce qu'ils veulent entendre.
Ils organisent des garden-parties depuis 50 ans.
Le Président te demande de monter d'un cran.
Il t'a choisie pour ton expérience.
Il veut quelqu'un d'expérimenté pour avoir l'air triste.
Tu es pénible.
Billie et le Président se demandaient
si ma mission était d'avoir l'air coupable ou triste.
Notre présence est importante.
Je suis un chien de soutien émotionnel.
- C'était sûrement l'Iran. - Ils sont fauchés.
Ils ne bombarderaient pas pour ça. Ils veulent juste leur pétrole.
- Alors qui ? - Russie, Chine, Daech.
La Russie ne torpillerait pas des Britanniques.
- Pourquoi ? - Ils sont occupés.
Ça détourne l'attention.
Le Président s'enlise au Moyen-Orient.
- Il a l'air d'un con. - C'est anglais.
C'est peut-être juste quelqu'un qui n'aime pas les Britanniques.
Mes mains enflent.
Qui que ce soit, le Golfe est tendu.
Le Président t'envoie empêcher une guerre, pas prendre le thé.
On regarde dans la salle sécurisée
les images du Pentagone, de la NSA et de la NGA pour savoir qui a fait ça.
J'ai une idée.
- On veut être sûr. - C'est l'Iran.
La porte est fermée ?
CHEFFE DE CABINET BILLIE APPIAH
- Oui. - Tu vois toujours la fille ?
Vingt-cinq marins britanniques sont morts.
Je vais dire un truc que cinq personnes savent. Ça reste entre nous.
- Je ne lui dirai pas. - On perd la vice-présidente.
Elle va mourir ?
Démissionner. Des révélations seront faites, elle sera malmenée,
démission, peut-être dans six mois.
Il nous faut quelqu'un d'autre.
J'ai quelques idées.
Il y en a une… Je veux que tu l'observes.
Pour me dire si je suis folle.
Sa réputation est fantastique, mais elle est un peu…
- Quoi ? - Je sais pas.
- Besoin d'une coupe de cheveux. - Non.
Tu ne seras pas faiseur de roi.
Je veux juste savoir ce que tu en penses.
- Ne m'appelle pas comme ça. - Faiseur de rois ? Désolée.
- Tu ne l'es pas. - Non.
Je te demande un service, tu fais chier.
Tu es un tyran. Non, c'est non.
Trop tard. Elle est déjà en route. C'est ta nouvelle ambassadrice.
Merci.
Bienvenue à Londres.
Stuart Hayford, votre chef de mission adjoint.
On se croirait à un mariage arrangé.
- Gwen Hempill des Affaires étrangères. - Enchantée.
Désolée. Ce qui s'est passé est terrible.
Ambassadeur Wyler, c'est un honneur.
Appelez-moi Hal. On a déjà une ambassadrice.
- Les chiffres ont changé ? - Vingt-huit morts.
Les secours cherchent encore.
Doux Jésus.
Voici Frances Munning, la gérante.
- Bienvenue à Winfield House. - Merci.
Bonjour à tous.
Bonjour, madame.
- Et bienvenue à vous, ambassadeur Wyler. - Hal. On a déjà une ambassadrice.
M. Wyler alors.
Veuillez me suivre.
On va faire ça à chaque fois ?
La demeure a été achetée par Barbara Hutton
avant son mariage avec Cary Grant.
Un grand terrain pour le centre de Londres.
Mlle Hutton a emménagé ici avec son fils
juste après l'enlèvement du bébé Lindbergh.
Regent's Park fournissait un périmètre rassurant.
Buckingham Palace est le seul jardin privé plus grand
que Winfield.
Pour l'amour du ciel.
La vice-présidente n'était pas à la réunion d'urgence d'hier.
Son bureau parle de contraintes d'emploi du temps,
mais ses supporters sont de plus en plus frustrés.
Le Président va parler à Trowbridge.
- Il la veut sur l'appel. - Merde alors.
La classe.
L'ambassadeur Vayle n'était pas sur ces appels.
Tout va bien ?
Je leur ai fait visiter. Elle a vérifié les draps de la suite Adams.
- D'accord. - Pour voir s'ils étaient sur le lit.
Ils y étaient ?
Oui.
Après avoir parlé au Président,
vous irez aux Affaires étrangères vous présenter.
Le secrétaire d'État sera sur l'appel avec le Président ?
Ganon ? Il ne devrait pas.
- Moi non plus. - Il ne l'est pas.
L'après-midi, vous visiterez le Greenwich Naval Memorial.
- Pour déposer une couronne de fleurs. - Oui.
En fin de journée, on fera une répétition
pour la présentation officielle des références.
Pourquoi deux fois ?
Vous donnez une copie de vos références aux Affaires étrangères.
Puis vous les soumettez officiellement à Buckingham Palace.
On fait une répétition avec le matériel.
Pour savoir monter et descendre de la calèche.
- Une calèche ? - Mme Vayle avait déchiré sa jupe.
- Et les chevaux… - Ne vous inquiétez pas.
Vous avez amené une robe longue ?
Non.
Pippa.
Notre styliste passera à l'ambassade.
Haut-de-forme et queue-de-pie.
Aujourd'hui ? Quand est la cérémonie ?
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