The first 200 lines.
[Un accident de voiture t'a rendue amnésique. Lis ton journal sur l'ordinateur.]
[Seuls tes parents et Izumi sont au courant de ton état.]
[Tu dois choisir ta tenue pour le lendemain.]
[N'oublie pas d'écrire dans ton journal avant de te coucher.]
[Un accident de voiture t'a rendue amnésique. Lis ton journal sur l'ordinateur.]
[Lis le journal qui est sur l'ordinateur après t'être réveillée.]
Le premier jour de la Golden Week, j'ai eu un accident de voiture.
Quand je dors, je perds tous mes souvenirs de la veille.
J'ai décidé de tenir un journal pour garder une trace de mes souvenirs
qui sont effacés jour après jour.
5 mai 2019.
[de ce qui s'est passé du 5 mai 2019 à hier.]
[5 mai 2019. Aujourd'hui, je commence mon journal.]
[Les médecins ne peuvent rien faire. On surveille mon état à domicile.]
Je vois.
- Ça aussi. - D'accord.
Elle est réveillée.
Bonjour !
Dites.
Je suis amnésique ?
Eh bien, tu as eu un accident de voiture il y a trois ans.
Un enfant allait se faire écraser et tu l'as courageusement sauvé.
C'est vrai. On est très fiers de toi.
Je me souviens
de tout ce qui s'est passé hier.
J'ai marché sur ma palette et je me suis fait mal.
Je m'en souviens... très clairement.
Elle n'est pas rétablie pour de bon,
mais Maori montre des signes de guérison.
Maori.
- Vraiment, docteur ? - Oui.
Allô ?
Allô, Izumi ? Tu peux parler ?
Pas vraiment, mais vas-y, je t'écoute. Qu'est-ce qu'il y a ?
Je crois que ma mémoire revient.
[N'oublie pas d'écrire dans ton journal avant de te coucher.]
Allons-y pas à pas.
Voilà pour vous.
Merci.
Ça a l'air bon.
Ça fait quoi, de retrouver la mémoire ?
Je me souviens de tout ce qui s'est passé hier,
et avant ça, quand j'étais au lycée.
Mais les trois années entre hier et le lycée, c'est un trou noir.
Comme si j'étais devenue adulte en une nuit.
En tout cas, c'est étrange.
On peut se rappeler de ce qu'on avait oublié ?
J'ai écrit dans mon journal tous les jours pendant trois ans,
mais ils disent que ce ne sont que des notes, pas des souvenirs.
Je vois.
Dis.
Tu sais qui c'est ?
Tu le reconnais ?
Oh, lui. Je l'ai vu plusieurs fois à la bibliothèque cet été.
Je vois.
On dirait qu'il a posé pour moi plus d'une fois.
Tu aimais les portraits et tu voulais dessiner un homme,
alors il t'a aidée.
J'ai écrit ça dans mon journal ?
En tout cas, je suis contente.
Au moins, tu t'en es souvenue.
[Le premier jour de la Golden Week, j'ai eu un accident de voiture.]
Tu veux sortir avec moi ?
Je ne le pensais pas.
Je suis sûr qu'elle savait que je ne lui demandais pas sérieusement.
Oui, je veux bien.
Quoi ?
Comment tu t'appelles, déjà ?
Toru Kamiya.
Toru.
D'accord.
Tu es dans quelle classe ?
Dans la classe 1.
Attends-moi dans votre salle demain après les cours.
À demain.
C'était quoi, ça ?
J'ai fait ce que tu m'as demandé.
Alors tiens ta promesse et laisse Shimokawa tranquille.
Va dormir. Tu dois te lever tôt demain.
"Ne t'inquiète pas pour demain."
"Demain, c'est demain. Vis pour aujourd'hui."
Oui, oui. Tu cites Osamu Dazai.
J'ai démissionné.
Tu vas te remettre à écrire ?
Meilleur nouvel auteur du Cercle littéraire.
Je pense avoir mes chances, cette fois.
En revanche, il y a peut-être un âge limite pour participer.
Je dois tenir la promesse que j'ai faite à ta mère.
Bonjour.
Bonjour.
Ils ne m'ont pas harcelé ce matin.
Je vois. Tant mieux.
- C'est Kamiya ? - Oui.
- Il t'a entendue. - Il regarde par ici.
- Vas-y ! Il nous regarde. - Sérieux ?
Vas-y !
J'arrive pas à croire que je fais ça.
Ça fait le buzz en ce moment.
Tu veux sortir avec moi ?
Tu le savais ?
- C'est qui, Kamiya ? - C'est lui, là-bas.
Tu as dit quelque chose à Saegusa ?
J'ai demandé à Maori Hino de la classe 7 de sortir avec moi.
Je vois.
Alors, félicitations !
Tu es libre dimanche ?
Pourquoi ?
Pour fêter ça.
Non, pas besoin.
Tu aimerais manger quoi ?
C'est à propos de Maori Hino.
À plus tard.
D'accord.
Tu sors vraiment avec elle ?
On peut dire ça.
Pourquoi ? Tu ne la connais même pas.
Tu as eu un coup de foudre ?
Quelque chose comme ça.
C'est-à-dire ?
Eh bien...
Si tu ne veux rien de sérieux, laisse tomber.
Désolé, le cours va commencer.
Kamiya.
Toru, c'est ça ?
Bonjour.
Tu as des activités extrascolaires ?
Non.
Tant mieux. Je n'en ai pas non plus.
Je ne voudrais pas te faire louper tes activités de club.
Si on sort ensemble, on doit établir des règles.
À ce propos...
Je le savais... Tu as changé d'avis ?
Un de mes amis se faisait harceler.
Ils ont promis de le laisser tranquille si je te demandais de sortir avec moi.
Je vois.
Tu es populaire.
Ils voulaient sûrement que je me fasse rejeter, juste pour rire.
Je suis désolé de t'avoir impliquée là-dedans.
Pourquoi es-tu désolé ?
Tu l'as fait pour protéger un ami.
C'est cool.
Et donc ?
Et donc quoi ?
Tu ne veux pas sortir avec moi ?
Ce n'est pas ça...
Pourquoi as-tu accepté ?
Moi ?
Je me le demande aussi.
J'ai une idée.
On n'a qu'à "faire semblant" d'être ensemble.
"Faire semblant" ?
Oui.
Tout le monde pense qu'on est en couple, de toute façon.
Je sais, mais tu n'as rien à y gagner.
Ton ami sera blessé s'il découvre pourquoi tu as vraiment fait ça.
- Oui, je veux bien. - Tu as raison.
C'est allé trop loin pour dire que c'était un mensonge.
J'imagine.
Alors c'est décidé.
Je ferai semblant d'être ta copine à trois conditions.
- Des conditions ? - Oui.
Un : On ne se parlera pas avant la fin des cours.
Deux : On s'écrit le moins possible.
Et
trois : On ne doit pas tomber amoureux de l'autre.
D'accord.
Je compte sur toi, mon chéri.
Les voilà !
Apprenons à nous connaître pour que ça ait l'air vrai.
- C'est quand, ton anniversaire ? - Kamiya !
Le 25 février.
Ton groupe sanguin ?
AB.
- Quoi ? - Qui est la personne que tu admires ?
Fumino Nishikawa.
Je suis désolée, mais je ne sais pas qui c'est.
Une romancière de style classique, un peu ésotérique.
Je vois.
- Tu prends des notes ? - Bien sûr.
Merci.
Tu as des talents particuliers ?
Je cuisine bien, je crois.
Super.
Je m'occupe de toutes les tâches ménagères.
Je vois.
Je vis seul avec mon père.
J'aimerais goûter ta cuisine, un jour.
Je te soutiendrai, mais tu n'es pas obligé, tu sais.
J'ai bien aimé ce que tu as dit l'autre jour.
Condition numéro une de notre faux couple :
On ne se parle pas avant la fin des cours.
Condition numéro deux de notre faux couple :
On s'écrit le moins possible.
Et
condition numéro trois de notre faux couple...
Tu veux qu'on aille quelque part, un de ces jours ?
Tu veux dire... un rencard ?
Oui. On sort ensemble, après tout.
J'imagine...
Dimanche, ça t'irait ?
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