Dibu Martínez: El pibe que ataja el tiempo
The first 200 lines.
L'histoire du football nous a donné de grandes figures
qui n'avaient qu'un seul objectif :
marquer des buts.
Mais il y a aussi ceux qui essaient de sauver l'équipe, de nous arrêter,
de ne pas nous laisser entrer.
Pour une raison étrange,
aujourd'hui, tout le monde veut être gardien.
Pourquoi ?
Peut-être à cause d'un garçon en particulier.
Aujourd'hui, je vais vous raconter l'histoire d'un certain Emiliano Martínez.
Oui, celui qu'on appelle Dibu.
Le prix The Best de la FIFA du meilleur gardien de la saison
est attribué à l'Argentin Emiliano Martínez.
On me demande toujours qui sont mes idoles dans la vie.
ou quel gardien j'admirais quand j'étais petit, et je réponds :
"Voir ma mère travailler comme femme de ménage pendant 8 h,
"voir mon père travailler."
Voilà qui sont mes idoles. Merci à tous.
DIBU EST LE MEILLEUR GARDIEN DU MONDE
DIBU AU SOMMET
Emiliano Martínez, meilleur gardien de la saison.
LE MEILLEUR
MEILLEUR DE LA COPA
Dibu Martínez remporte le trophée Yachine du meilleur gardien du monde.
MEILLEUR GARDIEN
DIBU MARTÍNEZ GAGNE À NOUVEAU LE PRIX THE BEST
C'est le rêve de tout gamin de six ans.
C'était mon objectif, j'étais prêt.
D'APRÈS UNE HISTOIRE D'HERNÁN CASCIARI
- T'y arriveras pas ! - T'es nul, passoire !
Nul ! Tu sers à rien !
J'ai jamais eu peur du ballon. Je suis exigeant avec moi-même.
Je voyais les autres,
je ne comprenais pas pourquoi il n'avait pas sa chance.
J'ai toujours tout encaissé.
Ne pas jouer, je ne l'acceptais pas. J'étais au fond.
C'est des sacrifices. Ça s'est pas fait comme ça.
Je pensais qu'il dirait "J'en ai marre, je veux rentrer."
C'était un gamin qui voulait aller loin.
Emiliano a un mental très fort.
Ce parcours l'a rendu plus fort.
L'équipe a été composée. On va faire jouer Emiliano Martínez.
Emiliano a un excellent niveau. On va lui donner sa chance.
Salut, gardien inconnu.
Avec deux gardiens, que va changer Martínez ?
C'est une invention de l'entraîneur.
Si t'as pas le câble, tu sais même pas où il joue.
Il va faire quoi dans les buts ?
Jusqu'au déclic.
Je suis pas nouveau en sélection argentine.
J'avais joué en Coupe du monde U17 et U20.
Salut, champion.
Je peux faire de toi un héros, ou te ridiculiser.
J'ai apporté une énergie positive à l'équipe.
Si je choisis le bon côté, j'ai 80 % de chances.
Je vais te bouffer tout cru.
Dibu est un sacré personnage.
Il est dingue,
et s'il te dit ça, c'est que ça va arriver.
Son arrivée a été bénéfique pour le groupe.
D'abord, par ses arrêts.
Et par sa personnalité.
T'es nerveux, hein ?
Que j'arrête ou pas, la confiance est là.
Je savais que le jour où il serait sélectionné, il resterait.
Dibu est un personnage incroyable.
Il donnait l'impression que l'adversaire pouvait tirer, mais ne marquerait pas.
Quand il est dans les buts, il grandit.
Il aurait foncé contre un poteau pour arrêter un ballon.
Il a un sixième sens.
Il a quelque chose en plus.
Lui seul le sait.
Il est né pour être gardien.
DIBU MARTÍNEZ : LE GAMIN QUI ARRÊTE LE TEMPS
L'Argentine contre la France.
Laissez-moi rêver un peu !
L'équipe de Messi contre celle de Mbappé !
Qui va décrocher la gloire ?
En entrant sur le terrain pour la finale de la Coupe du monde,
j'ai ressenti un vide dans le ventre que je n'avais jamais ressenti avant.
Quand tu vois l'immense Coupe du monde
et les 60 ou 70 000 personnes dans le stade de Lusail,
tu ressens l'adrénaline d'une finale de Coupe du monde.
On croit en vous.
On croit en cette équipe. Allez, l'Argentine !
Voir les gens chanter m'a ramené à mon enfance
en Argentine et à la cour de mon école.
Ô grand peuple argentin, salut.
ÉCOLE SAGRADA FAMILIA MAR DEL PLATA, 2001
C'est le petit Coco.
Que les lauriers soient éternels…
Et un peu plus loin, Ale, mon grand frère.
Que nous avons su conquérir…
La maîtresse, en train de diriger les enfants.
… conquérir
C'est là que j'ai découvert l'interrupteur.
Vivons couronnés de gloire…
Hein ? C'est quoi, ça ?
Pourquoi j'ai un interrupteur ?
Qu'est-ce qui m'arrive ?
Hé.
Vous êtes là ?
Vous êtes congelés ?
C'est trop bizarre.
Madame ! Qu'est-ce qui se passe ?
Je comprends pas !
Dites quelque chose !
Coco ! Coco, réagis !
Madame, Coco ne me parle pas !
C'est pas vrai. C'est moi ?
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Ou jurons de mourir avec gloire !
Ou jurons de mourir avec gloire !
Ou jurons de mourir avec gloire !
C'était quoi, ça ?
J'ai parcouru le monde,
mais Mar del Plata restera toujours ma ville.
Je marchais jusqu'à l'arrêt de bus à 7 h du matin pour aller à l'école.
Je marchais de la plage de Punta Mogotes jusqu'au quartier Jardín,
à 30 ou 40 minutes à pied.
J'allais au terrain de foot à vélo, avec des cages en bois sans filet.
Je passais du temps seul avec mon frère.
L'essence de la famille, ce que nos parents nous ont transmis,
c'était la fraternité.
On était inséparables.
On avait un grillage devant la maison.
Il faisait 15 mètres de long. On jouait au foot devant toute la journée.
Matchs, penaltys, contrôles, têtes, coups du foulard.
On inventait des jeux, toujours avec un ballon.
Emi, va dans les buts.
Mais je veux être attaquant.
Je marque les buts, et toi, tu les arrêtes, d'accord ?
D'accord.
Lucas le tank !
Brady le moustique !
Loquercio les bouclettes !
Diego Garello,
Suarez jambes d'acier !
Ariel la machine !
Ariel avance sur le côté droit.
Frappe, et but !
Emiliano est complètement battu.
Nouvelle attaque.
Faute ! Il y a faute.
Par ici. Non, plutôt là. C'est bon.
Toto Bertoglio !
Un centre long et très haut.
Tête et but !
Coco tente de l'arrêter…
But contre son camp !
Le petit Coco.
Pourquoi ?
Hé, petit gardien, c'est pour les grands.
Va faire des châteaux de sable.
Quelle passe de Toto !
Ariel arrive à toute vitesse.
Hé ! Tu comptes faire quoi ?
Non, tu fais quoi ?
Non, fais pas ça !
Je vais te bouffer tout cru !
Arrêt incroyable d'Emiliano Martínez !
Incroyable, Emiliano ! Combien de mains tu as ?
On a gagné !
Incroyable !
C'était quoi, ça ?
C'était incroyable. T'es un crack !
C'est ton pantalon de l'école.
Maman va nous tirer les oreilles.
Les Monstres sont plus âgés que moi. Nés en 89, 90.
On allait à l'école, au foot, à la plage ensemble.
On s'est appelés "les Monstres", et c'est resté.
Pourquoi les Monstres ? Difficile à expliquer.
En Argentine, surtout à Mar del Plata,
entre gamins, on voulait se donner un nom, une identité.
Et au final, avec le temps, les Monstres, c'est resté.
"Voilà les Monstres."
Les Monstres, c'est notre petite bande.
Emi, Toto, Diego, Ale et moi.
Plusieurs amis nous appelaient les Monstres.
"Hé, les monstres."
Ils ont commencé à nous appeler les Monstres, on leur a pris le nom.
Ce mot est resté.
On l'a même tatoué en arabe.
On a fait confiance au traducteur à l'époque.
Pour écrire "Monstres".
Plus tard, en Angleterre, à la salle, avec mon frère,
un Arabe vient et dit : "Monstres."
On a compris que c'était bien ce qu'on avait tatoué.
Y avait pas trop internet.
Ne me demandez pas pourquoi en arabe.
Mais bon, on était jeunes.
Aujourd'hui, on l'écrirait sûrement en espagnol.
Je sais pas pourquoi en arabe.
Mais on est cinq, et on s'appelle toujours les Monstres.
Le quartier où Emi a grandi,
cinq rues plus loin, c'était déjà la campagne.
Il y avait toujours des tournois avec les gamins du quartier.
Ils étaient toute la journée avec un ballon.
Même la nuit, parfois sous la pluie. Ils ont toujours aimé le foot.
Le ballon a toujours été là, depuis tout petits.
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