7 immoral Tales

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7 Immoral Tales 2026 WEB-DL AMZN
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Published on: 2026-06-18
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The first 188 lines.

J'avais promis de donner ma vie au Christ.

J'ai renoncé à la chair, à l'amour humain, à toute étreinte terrestre.

Je croyais que mes vœux seraient mon bouclier éternel,

jusqu'à ce que Rosaura entre dans ma vie.

À l'église, vous entendez tout, mon Père.

Si je vous disais ce que je sais, vous tomberiez à la renverse.

Et ce n'est pas très chrétien, c'est le moins qu'on puisse dire.

Dès qu'elle m'a parlé dans ce monde numérique,

j'ai senti mes vœux commencer à s'effriter.

Rosaura est devenue la fissure dans ma foi.

La tentation la plus profonde, la plus dangereuse,

la blessure qui brûle dans mon âme.

Un rappel que la chair est faible.

Je peux venir dimanche, si vous voulez,

après la messe. Je laisserai tout impeccable.

Je ne peux effacer ton image ni ton odeur.

Ils me hanteront jusqu'à mon dernier jour.

Où peut-être enfin, je pourrai me reposer de toi.

Pour les siècles des siècles, amen.

Oui, c'est moi.

Qui est de l'autre côté ?

Pas de photo de profil, pourtant elle connaît mon nom.

Et elle m'appelle "mon Père".

Ça doit être quelqu'un de la paroisse.

Oh, bien sûr, maintenant je me souviens de vous.

Rosaura.

Sœur Rosaura.

Et comment savez-vous tant de choses sur ma vie, Rosaura ?

En fait, Rosaura, je prends soin de moi.

Mais je vous remercie de tout mon cœur.

Je suis un homme seul, Rosaura.

Je doute que vous apprécieriez ma compagnie.

Je ne sais pas quoi vous dire, Rosaura.

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

Je vous enverrai ma position.

Bonjour, mon Père. Vous voyez ? Je suis à l'heure.

Bonjour, mon enfant. Comment allez-vous ?

Oui, vous êtes ponctuelle.

Mon Père, où sont les produits de nettoyage ?

Ne vous précipitez pas. Déjeunons d'abord.

Père Sebastian, si je fais ça, vous me prendrez pour une paresseuse

et vous ne voudrez pas m'embaucher.

Je dois travailler le dimanche pour aider ma famille.

Les choses n'ont pas été faciles.

Nous sommes mis à l'épreuve.

Mais absolument pas. Il n'en est pas question.

D'abord on partage le repas, ensuite vous ferez ce que vous devez.

Je n'accepterai pas un "non" comme réponse.

Comme vous voudrez, mon Père.

Le Seigneur nous bénit toujours avec de la nourriture.

Et elle vient de personnes inattendues.

Votre maison est très belle et très grande,

mais elle pourrait être plus propre.

Mais cela ne la rend pas moins belle.

Si je vous racontais comment on vit chez moi...

On partage une seule pièce et une salle de bain.

Parfois on n'a plus de gaz et on cuisine au bois.

Sans parler des rats qui débarquent à l'improviste.

Non, mon enfant. Ne dites pas ça.

Je ne savais pas que vous viviez dans des conditions si dures.

Et dire que...

on prêche depuis l'autel

sans jamais connaître les difficultés des serviteurs de Dieu.

L'Église devrait plus se soucier de ses enfants.

Mais je doute que le pasteur soit d'accord.

Sinon, comment pourrait-il s'offrir cette voiture flambant neuve ?

Désolée ! Ne le dites pas à l'évêque.

Que ce soit notre secret.

Depuis ce jour-là, chaque dimanche

de ma vie, j'ai attendu pour la revoir.

Rosaura...

Merci beaucoup...

mon Père, pour le repas.

Mais je dois me changer et commencer à travailler.

Sa jeunesse était le feu

qui a ravivé mon âme endormie.

Ma lampe dans les ténèbres.

Je savais que tôt ou tard

nous brûlerions en enfer.

Mais qu'importait ?

Si brûler peu à peu était la seule façon de me sentir vivant.

Frère Sebas, j'ai fini de nettoyer.

Les chambres du fond étaient vraiment pleines de poussière,

mais je les ai laissées impeccables.

Je vais nettoyer la cuisine, si vous voulez bien m'excuser.

Vous êtes tendu.

Que faites-vous ?

Je vais soulager votre tension accumulée.

J'ai fini, mon Père. Je dois rentrer.

À cette heure, le diable marche dans les rues.

Si le feu de l'enfer était le prix,

je l'ai accepté comme un martyr docile.

Rosaura...

Ton nom collait à ma peau.

Comme un tatouage de désir et de pénitence.

Maintenant, les ténèbres sont mon temple.

Merci beaucoup, mon Père.

À dimanche prochain.

Ces lignes me sauveront-elles ?

Ou sont-elles juste des braises brûlant encore dans ma mémoire ?

Quand il n'y a plus de chair à brûler.

Tu vérifies encore tes e-mails si tôt ?

Ce ne sont pas des e-mails.

Ce sont des mots qui refusent d'être écrits.

Tu écris un autre roman ?

J'essaie, mon amour.

L'éditeur me met la pression, mais j'ai le blocage...

Ah ! Je suis stressé, mais ça passera.

Tu devrais te reposer, papa.

Maman dit que tu es trop obsédé.

Ta mère a raison, mais...

si j'arrête d'écrire, je me sens à la dérive.

Je veux dire, je me taris.

Je deviens muet.

C'est comme une échappatoire, une libération. Tu comprends.

Eh bien, ce week-end tu auras la paix.

Maman et moi allons chez grand-mère.

Tu auras la maison pour toi.

Ne fais pas de bêtises.

Je ne pense pas.

Je vais juste boire du whisky.

Et parfois le silence écrit avec moi.

Uh-huh !

Dès qu'on fermera la porte, tu boiras comme un trou

et tu mettras la musique à fond.

C'est impossible.

Je sais cuisiner aussi.

Et merci, papa, ma quinceañera était magnifique.

Je me souviens encore de la valse avec toi.

Et tu ressemblais à une princesse.

Tu étais tout, papa.

Je t'aime, ma fille.

Je t'aime aussi, papa.

Alors, t'as découvert tout ce qu'il fallait ?

Ouais, bébé. J'ai tout envoyé sur WhatsApp.

Son adresse, son numéro,

ses profils Facebook et Instagram.

Même le numéro de la maison et le mot de passe Wi-Fi.

Tout, bébé, comme tu voulais.

Merci.

T'es un génie.

Je te dois une fière chandelle.

Tu me dois ça, bébé. Un bisou.

Qui êtes-vous ?

On se connaît ?

Comment avez-vous eu mon numéro ?

Vous êtes une femme, non ?

Comment avez-vous su ?

En plus d'être écrivain...

sorcier aussi ?

Oui.

Je suis une femme.

Et jeune, je suppose.

Mais si vous ne me dites pas qui vous êtes,

je vous bloque tout de suite.

Je suis une admiratrice.

J'ai lu tous vos livres.

Encore et encore.

Ils me fascinent.

Surtout...

"Mourir du sida...

c'est mourir d'amour"

Ce livre m'a déchirée en deux.

Je n'ai réussi à rassembler que mon corps...

Pas mon âme.

Je me suis toujours demandé...

Comment pouvez-vous écrire ainsi ?

Et ne pas être fou ?

Et qui a dit que je ne l'étais pas ?

Je ne sais pas.

Dites-le moi.

Peut-être un jour.

Pour l'instant...

je dois me plonger dans la machine et travailler un peu.

Vous me coupez ?

Non.

Mais je ne sais même pas qui vous êtes.

Ni qui vous a donné mon numéro.

Vous pourriez être une voleuse.

Ou une kidnappeuse d'âmes.

J'ai un roman.

Je l'ai écrit.

J'aimerais que vous le lisiez.

Et que vous me disiez...

s'il vaut quelque chose.

Je ne fais pas ça d'habitude.

S'il vous plaît.

Faites une exception.

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