Silenced Tree

Silenced Tree (Ceviz Ağacı)

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[𝗖𝗼𝗳𝗳𝗲𝗲𝗣𝗿𝗶𝘀𝗼𝗻] 𝗦𝗜𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘𝗗 𝗧𝗥𝗘𝗘 (𝟮𝟬𝟭𝟵) 𝗣𝗥𝗜𝗠𝗘-𝗔𝗠𝗭𝗡 𝗪𝗘𝗕 𝗙𝗥
A Commentary by Coffee_Prison
𝙿𝚁𝙸𝙼𝙴 𝚅𝙸𝙳𝙴𝙾 >> 𝟶𝟷𝚑 𝟻𝟽𝚖 𝟻𝟹𝚜

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Published on: 2026-06-11
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The first 200 lines.

L'ARBRE DU SILENCE

Un film de Faysal Soysal.

Qu'est-ce qu'il fout ?

Qu'est-ce que tu fais, toi ?

Oncle Sami, qu'est-ce que tu fais ?

Soeur Kadife dit qu'il faut le couper.

Non, c'est pas la peine, laisse-le.

Mon garçon, cet arbre est mort. Pourquoi est-il si important pour toi ?

Ça ne regarde que moi, oncle Sami. Ne fais pas ça !

C'est toi qui vois.

Je comprend pas, c'est quoi ton problème avec cet arbre ?!

T'as dit quelque chose ?

Non maman, j'ai rien dit.

Allez !

Fous le dehors !

- Tu vois, y'a du fromage que tu aimes. - Merci.

Demande à Yaprak de venir à la maison un soir pour qu'on dîne tous ensemble.

On coupera ce vieux coq à l'occasion.

C'est quoi cette envie que tu as de tout couper ?

Quand je me suis réveillé ce matin, ma femme n'était pas à la maison.

Ça ne m'a pas étonné ; Je me suis habitué à ce qu'elle parte tôt et revienne tard.

Cette situation m'a rappélé mon enfance

quand mon père s'en allait très tôt, et nous rendait rarement visite.

J'avais l'impression de mourir dans l'ombre de ma femme comme dans mon enfance

quand je me faisais tout petit dans l'ombre de mon père

où je l'appelais papa des centaines

et même des milliers de fois sans pour autant le ressentir.

En fait, il n'y avait pas une grande différence entre les deux.

Ma femme était mon père qui avait changé de visage.

Elle me regardait avec les yeux de mon père. Et

son départ me laissait seul comme dans mon enfance.

Merci Ezgi.

Maintenant je vais vous demandez de comparer l'image

de ce père avec celle dans "Les Frères Karamazov"

dont on parlait la semaine dernière.

Vous pouvez commencer.

Chut ! Il arrive ton pote.

N'importe quoi ! J'ai rien à faire avec lui moi ?

C'est un écrivain, qu'est-ce que tu peux avoir à faire avec lui de toute façon ?

J'en ai rien à foutre de sa profession.

Au lieu de passer son temps à écrire, il devrait s'occuper de sa femme.

T'inquiète pas pour sa femme. Elle a déjà dû trouver quelqu'un pour s'occuper d'elle.

- Arrêtez, c'est honteux ce que vous dites. - Oncle Ismet, tu t'énerves pour rien.

Combien de fois je lui ai dit de transformer cette librairie.

Il pourrait gagner beaucoup plus en ouvrant un restaurant de lahmadjoun à la place.

Oncle Husamettin, je ne connais rien à la cuisine, tu le sais.

Tout ce que je sais faire, c'est ce métier de libraire.

En plus, c'est l'héritage de mon père.

C'est vrai que frère Recep y tenait beaucoup.

Tu vois ? Il a demandé sa bénédiction ; Que Dieu lui fasse Miséricorde !

Mais je te conseille quand même d'y réfléchir.

Bienvenue les enfants.

Je croyais que ta copine allait venir te rejoindre

et t'aider à mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Elle va bientôt venir. Je l'ai presque convaincue.

Je veux bien te croire mais j'ai bien peur que

tout ces livres ne se décomposent d'ici là.

Tu vas voir comment cette librairie sera belle, quand elle y aura mis de l'ordre.

Comment va maman Kadife ?

Est-ce que les nouveaux médicaments font effet ?

Comme toujours, Dieu merci, elle va bien.

Elle a encore toute sa tête, c'est déjà ça.

Elle te force encore à laver le tapis ?

Non.

Mais elle a encore suffisamment de force pour me pincer très fort.

Ça sent bon !

Je verse du vinaigre dans la salade.

Tu veux du poivre sur ton poulet ?

Je n'ai pas faim, mange toi.

Ma mère nous a encore invité à dîner.

La maladie s'est propagée dans tout son corps.

Et pourtant, elle insiste encore pour nous inviter.

Si tu veux le cacher à cette pauvre femme, c'est ton problème, pas le mien.

Elle est malade, non ? Alors dis lui que nous ne voulons pas la fatiguer.

Trouve un moyen de refuser sans la vexer. Ça aussi c'est à moi de te le dire ?

Tu pourrais au moins lui rendre visite. Tu peux pas

faire semblant encore un peu, c'est si difficile que ça ?

Et après ? Qu'est-ce qu'on fera après ?

Tu penses vraiment qu'elle ne comprendra pas

? Le jugement a lieu la semaine prochaine.

Merci de me le rappeler.

Je me demande depuis longtemps pourquoi je ne me

métamorphose pas en cafard, comme Gregor Samsa.

Ça me permettrait d'être indifférent face aux gens qui m'écrasent.

Et ainsi je pourrais aussi les protéger de leur mauvaise conscience.

Car je ne serais qu'un simple cafard qu'ils auraient écrasé.

Je ne sais pas de quoi je suis coupable ?

Pourquoi je ne peux pas être seulement un cafard ?

Qu'est-ce que t'en penses ? C'est beau ?

Je ne sais pas. C'est à toi qu'il faut le demander.

Je pense que le vert aurait été un meilleur choix. Mais

la couleur que tu as choisie n'est pas mal non plus.

J'espère que je ne t'ai pas fait trop attendre.

Non.

J'ai acheté les livres et magazines que tu voulais.

Demain, on mettra le radeau à l'eau.

J'ai trouvé un bon courant d'eau chaude.

Tu as trouvé les anciennes copies des journals "Hayalet Gemi" et "Karagöz".

Rien ne m'échappe ! J'ai trouvé aussi les copies manquantes

du journal "Pazar Postası". Dans l'autre pochette.

Tu n'avais pas cours aujourd'hui ?

Ça a été reporté à cet après-midi.

Pour l'amour de Dieu laisse cet arbre

tranquille. Viens plutôt me couper les ongles.

D'accord maman, j'arrive.

Quoique tu fasses, cet arbre ne donnera plus de noix, il a séché.

Laisse moi voir si c'est bien fait.

C'est pas encore fini.

Qu'est-ce que tu fais ?

Rien, le miroir de papa est brisé.

Il y a un grand miroir là, et toi tu te fatigues avec ce petit miroir.

C'est bon j'ai fini.

Qu'est ce qu'il y a Hayati ?

Rien maman, la porte de l'armoire ne se ferme pas.

Hayati Gungormus ! Yaprak Gungormus !

Allez, Hayati ! C'est à nous.

Motif du divorce ?

Conflit sévère de séparation, Monsieur le juge.

Avez-vous reçu de le soutien d'un psychologue ?

Non, Monsieur le juge.

Ça me parait être une décision précoce.

Nous avons une autre raison importante, Monsieur le juge.

Ça fait deux ans que vous êtes mariés et vous

venez tout juste de vous en rendre compte ?

Au début, nous n'avions pas ce genre de difficultés, Monsieur le juge.

Vous en pensez quoi vous Monsieur Hayati ?

Je pense...

Je pense que ce problème peut être résolu.

J'aime ma femme, Monsieur le juge.

Avez-vous consulté un médecin, pour le problème de votre mari ?

Même s'il guérit, ma décision est prise.

On ne s'entend pas. Je ne peux plus

supporter de vivre sous le même toit que lui.

J'ai d'ailleurs demandé ma mutation dans une autre ville.

Yaprak, où est Hayati ?

Je vais te faire regretter ce divorce !

Dis-moi, tu crois avoir eu ta revanche maintenant ?

Arrête ! Pour l'amour de Dieu !

Tu crois que tu vas t'en sortir en jouant à la victime, c'est ça ?

- Pour l'amour de Dieu ! - T'es qui toi ?! Lâche-moi !

Arrête ! Pour l'amour de Dieu !

Tu ne t'en sortiras pas comme ça, pouffiasse !

Ma soeur, ça va ?

Tu n'as pas une amie, une connaissance ? Tu es venue seule ?

Comment peuvent-ils faire cela à une femme ?

Comment oses-tu venir dormir à côté de moi ?

Je suis toujours ton mari, non ?

D'accord. Je m'en vais.

Yaprak

on devrait cacher cette affaire de divorce quelques temps.

L'état de santé de ma mère est grave.

C'est pour ça que tu te fais du souci en plein milieu de la nuit ?

Tiens.

Tu peux apporter ça à ta mère !

Je pensais qu'on pourrait se donner une autre chance !

Quelle chance ? De quoi tu parles ?

Tu penses que je peux encore te donner une chance ?

Dis-moi une promesse que tu as tenu jusqu'à maintenant ?

J'en ai marre de ta lâcheté, de tes craintes, de tes bégaiements.

Tu me donnes la nausée ! Tu comprends ? Je te hais !

Tu as raison.

Peut-être que je n'ai pas pu être le mari que tu voulais que je sois...

Mais si on pouvait avoir une autre chance...

D'accord, entendu, tu vas avoir une autre chance !

Tiens, tu veux une autre chance ?!

- Qu'est-ce que tu fais Yaprak ? - T'en veux pas ? Voilà ta chance !

- Yaprak ne fais pas ça, arrête ! - Tiens ta chance, tiens !

-Arrête, Yaprak ! -Tiens !

- Tiens ! - Yaprak, s'il te plait, j'en ai assez.

Comme d'habitude, tu ne peux pas le faire, c'est ça ?

C'est exactement ce que tu fais avec mon âme.

Regarde, l'état dans lequel tu me mets !

Que Dieu te maudisse !

D'accord Hayati.

J'accepte de ne rien dire à ta mère jusqu'au prochain procès.

Mais à une condition !

A la prochaine audience, tu accepteras le divorce.

Et d'ici là, chacun est libre de faire ce qu'il

veut. On attend jusqu'au jour du procès...

Et on se sépare amicalement.

Mon père était de veille la nuit, et dormait le jour.

Et moi, comme lui, je veillais sur la maison le jour.

Je faisais attention à ce que les bruits de l'extérieur ne le réveillent pas.

Seul la comptine que chantaient les feuilles

du noyer était autorisé à entrer chez nous.

Ainsi, quand mon père somnolait avec sa veille casquette sur la tête...

C'est entre mes dents que je cassais les noix

pour ne faire aucun bruit, de peur de le déranger.

-Hayati, tu veux du thé ? -D'accord.

Le gars a vraiment poursuivi la fille malgré le verdict du tribunal ?

- Bon courage, oncle Ismet. - Merci les jeunes, soyez les bienvenus.

Qu'est-ce que tu voulais qu'il fasse ? C'est un homme.

Tu crois qu'il allait laisser partir sa femme sans aucun châtiment ?

Mais quand même, frapper une femme au milieu de la rue, ce n'est pas normal.

Je suis sûr qu'elle l'a mérité. On ne sait pas ce

qu'elle a fait pour qu'il en vienne aux poings.

Tu sais rien et tu dis n'importe quoi. C'était

un homme qui frappait tout le temps sa femme.

Parfois c'était les voisins qui venaient à son secours.

D'accord, mon oncle. Ne t'énerve pas, on a rien dit. Sers nous du thé.

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