The first 197 lines.
Oh !
Ça fait peur. On retourne dans le wagon ?
On n'a pas le droit d'être là.
On est où, là ?
Tu veux pas qu'on s'en aille ?
Non, tu veux pas plutôt qu'on...
Qu'on quoi ?
T'es nul en sous-entendus.
- - T'as entendu ?
- Quoi ? - Chut.
Arrête de flipper.
Il a bougé !
Je te le jure !
Putain, t'es sérieux ?
T'as peur de ce truc ?
Ça ?
Regarde.
Vous ne m'échapperez pas !
["Here Comes The Hotstepper" de Ini Kamoze]
Palavas-les-Flots, été 1998.
Des milliers de gens venaient téter le pis de cette vache sans lait.
La ville était calme,
joyeuse, presque insouciante.
Ses habitants se préparaient pour la saison estivale
et jour après jour, je veillais sur eux.
Je les protégeais du danger. Not on my watch.
Ils pourraient toujours compter sur moi.
Sandrine Laplace, matricule 19031006.
Je serai leur ange gardien.
Tu fais encore ta voix off ?
Non, pas du tout.
T'es nouvelle, mais on fait pas ça, ici.
- On met des amendes à 130 F. - Et on veille sur nos concitoyens.
Non, les 130 balles, c'est tout.
Si tu t'ennuies,
compte jusqu'à 1 000 et la matinée est déjà finie.
Vous, les Parisiens, vous êtes trop tendus.
Tu sais ce qu'il te faut ?
Une sortie entre girls .
On sort et on mange des teubs.
- Quoi ? - Des teubs de Luzenac.
Une spécialité.
C'est ça, ton problème. T'es là depuis 3 mois
et t'as pas mangé de teub.
C'est pas normal, Sandrine.
Tu devrais faire des scoubidous,
prendre l'apéro avec nous,
faire des choses d'ici, quoi.
On n'est pas à Paris.
Hé, vous !
- Appelle la police. - La police, c'est moi.
Au nom de la loi, arrêtez-vous !
Oh, pardon !
La balle !
Pardon !
Je suis désolée ! Désolée !
Vous ne m'échapperez pas.
Vous avez perdu le sens commun !
Vous êtes folle. Je devrais vous mettre un blâme !
Chacun pouvant appréhender l'auteur d'un délit
l'emmène devant un officier.
Vous inventez.
Article 73 du Code pénal.
Peu me chaut, Laplace, peu me chaut.
Depuis votre mutation, c'est le bordel.
Ça, le soi-disant trafic de fougasses,
le gang de solex débridés...
Faut vous calmer, Laplace.
Voyez Véronique.
451, 452... Hein ?
C'est une très grande professionnelle.
On lui dit de verbaliser,
elle verbalise, point.
- Je te l'avais dit... - Votre insigne.
Oh, il est joli, cet insigne.
- Y a marqué quoi dessus ? - Auxiliaire de police.
Voilà. Auxiliaire de police.
N'outrepassez pas vos fonctions.
Après ce que vous avez fait à Paris,
moi, à votre place, Laplace,
je resterais à ma place.
Excellent.
- Excellent. - Hein ?
Il ne se passe jamais rien ici. Mettez-vous ça dans le crâne.
On n'est pas dans un film.
["My Favourite Game" de The Cardigans]
Attention, mesdames et messieurs, on attache les ceintures, c'est parti !
Quoi ? C'est bien !
C'est pas bien du tout.
Les Jimenez sont les meilleurs en voix. C'est la honte.
T'es pas prête.
Je fais la voix, tu fais la meuf.
Papa a dit que tu sortes Tyson.
Quoi, encore ?
Je sors tout le temps le chien. Fais-le, Paco.
Il me fait flipper. Il me déteste. Toi, il t'adore.
Regarde ça. Guette voir ce bouffon.
C'est clair, le bouffon.
Avec sa vieille gueule.
Casse-toi, dégage !
Dégage, on t'a dit !
Rentre chez toi.
Saloperie de Poissonnet.
Vous savez ce que je vois ?
Des forains.
Fiers, courageux, motivés. Je vois ça !
On va jamais boucler la saison.
On était dans la dèche, là...
on est cuits.
Il revient quand, ton pater ?
Bientôt, il est en vacances.
Ça fait des semaines.
On va manger des pierres ?
Lâche-le !
Il a le droit de se reposer.
Patoche, truque-moi les pinces.
Personne n'attrape de peluche.
Sauf les gamins.
Les gamins, c'est précieux.
Ils ont tous le droit à un nounours.
Elles sont truquées. M'apprends pas le métier.
Autre idée !
Ça fuse, là-dedans, je suis un génie.
C'est la Coupe du monde.
On met des écrans partout.
Les darons dicavent le match.
Tout le monde reste sur nos manèges, OK ?
Faut ouvrir le stand de barbes à papa.
- Je m'en occupe. - T'es pas prêt.
Si, j'ai préparé un goût tropical. Ça claque.
Crookie, incite les visiteurs à consommer plus.
Tu veux pas m'appeler par mon vrai nom ?
Ouais, d'accord.
Je m'appelle comment ?
Ben... tu t'appelles...
- Jean-Crookie ? - Non.
- Philippe-Crookie. Louis-Crookie. - Non.
- Sébastien-Crookie. - Non.
- Simon ? - Non.
- Christophe. Nicolas. - Non.
- Jean-Luc. Luc. Lucas. - Non. Non.
On s'en fout. Pour moi et les gamins, t'es Crookie.
C'est Tony ! C'est To-ny. Deux syllabes.
Là, tu sors du perso.
Pense croco. Vis croco.
Jojo, sale-moi plus les frites.
Ta cousine Dolorès, elle va venir ?
On s'en fout, on n'a pas besoin d'elle.
Ni de personne. On se laisse pas abattre.
On est les Poissonnet !
On a une réputation.
On va s'en sortir.
Allez, au boulot !
Allez, là !
Et avec le sourire !
Putain...
Son sweat s'est pris dans les rouages du train fantôme.
Étranglé par sa capuche.
Pauvre gosse.
Il était pur et innocent.
On a trouvé des portefeuilles sur lui.
C'était un pickpocket connu de nos services.
Pauvre gosse.
Pur et coupable, du coup.
Un forain l'a retrouvé.
Comme par hasard.
Saloperie de manouches.
Il est resté accroché plus de 24 heures.
Vous vous laissez entraîner par vos émotions.
Vous avez de chouettes cheveux, mais votre cerveau pense mal.
À mon avis, il est là depuis une bonne journée.
Je dois parler au proprio.
Mlle Poissonnet, on ne peut pas joindre votre père. Où est-il ?
Il est en déplacement.
C'est moi qui le représente.
Vous savez pourquoi vous êtes ici ?
Votre train fantôme est bouclé.
Si on entend parler de défaillance,
ce sera homicide involontaire.
Impossible, je fais l'entretien.
Le mec a fait le con dans mon manège.
Ou alors, il s'est peut-être suicidé.
C'est peut-être un jeu sexuel qui a mal tourné.
S'étouffer pour orgasmer.
Soyons clairs, Mlle Poissonnet.
Essayez pas de m'embobiner.
- Et arrêtez de beugler. - Je beugle pas.
Si vous retrouvez votre père, grâce au Saint-Esprit,
ramenez-le ici fissa.
Et expliquez-nous cette histoire de jeu sexuel
qui décuple les orgasmes.
Je suis désolé.
Retire, Jimenez, ou tes doigts seront désolés.
Ce manège est important pour les Poissonnet.
Je veux t'aider, Yvanne.
Par respect pour ton père.
- Parle pas de lui. - Vois l'état de tes manèges.
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